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Cette petite île fait partie des îles Eparses et
était, jusqu'à maintenant, administrée par le France. Depuis de
nombreuses années, Maurice revendique la souveraineté sur cet îlot
qui n'est occupé que par quelques scientifiques et une station
météorologique.
Pour la France, cet accord est le « fruit
d’une approche pragmatique des problématiques d’intégration
économique dans l’Océan Indien ». Il instaure, entre la
République de Maurice et la France, une cogestion économique,
scientifique et environnementale sur l’île et ses espaces
maritimes environnants. Il est assorti de trois conventions
techniques portant sur la gestion des ressources halieutiques, la
protection environnementale et la recherche archéologique.
Le ministère français des affaires étrangère
affirme que « cet accord constitue la première
concrétisation de principe de “règlement amiable” de ce type de
contentieux de souveraineté, acté lors du sommet des chefs d’Etat
de la Commission de l’Océan indien en 1999 ».
Il conclut en espérant que « cette
approche pragmatique et constructive pourrait servir d’exemple
s’agissant d’autres contentieux de même nature, dans l’Océan
Indien ou ailleurs ». En effet, Madagascar revendique la
souveraineté sur les îles éparses du canal du Mozambique, Europa, Bassa da
India, Juan de Nova et les Glorieuses, Maurice tente de trouver une issue
au contentieux qui l'oppose à la Grande Bretagne à propos des
Chagos et, bien évidemment, l'Union des Comores revendique toujours
Mayotte dont les habitants ont choisi à 95% de rester français lors
de la consultation de mars 2009.
Plus que sur le minuscule îlot, de seulement 1 km²
et inhabité, l’accord a une grande importance pour la zone
économique exclusive de 280.000 km² qui l’entoure. Selon cet
accord, les autorités mauriciennes délivreront les autorisations de
pêche aux navires battant pavillon mauricien, et les autorités
françaises délivreront les autorisations de pêche aux navires
battant pavillon français. Quant aux autorisations de pêche pour
les navires battant pavillon d’autres pays, elles seront délivrées
conjointement par les autorités françaises et mauriciennes.
A Madagascar, certains s'insurgent de cet accord,
rappelant que les seuls habitants de l'île avaient été malgaches.
Il s'agissait d'une soixantaine d'esclaves abandonnés sur l'ilot
après le naufrage d'un navire, « l'Utile ». L’équipage
était parvenu à rallier l’îlot sableux sans trop de mal, suivi
par seulement une soixantaine d’esclaves, les panneaux de la cale
ayant été cloués. C'était le 31 juillet 1761.
A lire sur Tromelin « Les
esclaves oubliés », dans Kashkazi
(Source : Malango Actualité) |