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La campagne financée par l'Etat
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Yves Jégo a indiqué vendredi 9 janvier que la campagne des partis politiques en vue de la consultation des Mahorais serait financée par l'Etat. Celui-ci « restera neutre », a-t-il rappelé. « Après, les partis seront libres ». Dans quelques jours, les services de l'Etat enverront dans les boîtes postales de tous les électeurs deux brochures d'explication : une de 4 pages résumant le Pacte sur la départementalisation, et traduite en shimaore ; une autre de 28 pages reprenant le Pacte dans son intégralité, en français. M. jégo a en outre assuré qu’un débat sur la départementalisation aurait lieu au Parlement français en février prochain.
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Au cours d'une
conférence de presse tenue quelques minutes avant son départ de
l'île, vendredi 9 janvier, Yves Jégo a indiqué que la question qui
sera posée aux Mahorais le 29 mars, validée jeudi soir par le
Conseil d'Etat, sera : « Approuvez-vous la transformation de
Mayotte en une collectivité unique appelée département régi par
l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences
dévolues aux départements et aux régions d’outre-mer ? »
« C'est
une question simple, comme le souhaitait le président (du Conseil
général Ahmed Attoumani Douchina, ndlr), qui a l'avantage d'en
comporter deux », a estimé M. Jégo. Les Mahorais auront en
effet à se prononcer sur le statut de l'île en même temps que sur
le fait que le territoire ne comptera qu'une assemblée unique, et
non deux comme dans les quatre autres Départements et région
d'outremer (DROM).
Cette question
correspond au souhait des élus mahorais, notamment du Comité de
suivi sur la départementalisation, qui réclamaient depuis plusieurs
mois que la question soit « simple et claire » et que les
électeurs puissent y répondre par « oui » ou par
« non ». Ils demandaient également à ce qu'elle ne soit
pas accolée à un texte.
L'intitulé de
la question confirme ce que l'on savait déjà depuis la publication
du Pacte sur la départementalisation le 16 décembre dernier : si
les Mahorais votent pour en mars, l'île qui deviendra un département
en 2011, sera régie par une assemblée unique.
Yves Jégo en a
profité pour se prononcer en faveur de ce système dans les DOM.
« Personnellement, je suis favorable à : une île, une
collectivité, une assemblée. Une région plus un département, ce
n'est pas dans l'air du temps », a-t-il affirmé, faisant
référence aux propositions de la commission Balladur.
« Je crois
qu'il faut éviter l'effet mille feuille sur des territoires
restreints comme les territoires ultramarins », a-t-il
renchéri. Il a cependant reconnu « qu'il faut faire preuve de
souplesse » et que « cela ne pourra se faire qu'après
une consultation des populations ». Si les Martiniquais
semblent favorables à cette évolution, le secrétaire d'Etat a
indiqué que les Guyanais et les Guadeloupéens y réfléchissaient.
« Les Réunionnais, eux, sont contre ».
Sur ce point,
a-t-il conclu, « Mayotte peut faire école. Si les Mahorais
choisissent le département, elle pourrait devenir le modèle des DOM
du XXIème siècle », notamment en matière de mode d'élection,
« avec pourquoi pas un peu de cantonale actuelle et un peu de
proportionnelle ».
RC
(Source : Malango Actualité) |