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L’UMP et l’Union Centriste ont voté pour. Le PS s’est
abstenu. Seuls les communistes ont voté contre. Le RDSE (à majorité
PRG) s’est partagé entre vote positif et abstention.
Les sénateurs ont rebaptisé le texte "projet de loi pour le
développement économique des outre-mers" en votant un ultime
amendement en ce sens du PS destiné à faire "reconnaître la
diversité et la spécificité de chaque territoire d’outre-mer".
La plupart des élus, dans un climat consensuel, ont évoqué "la
gravité" de la crise sociale qui a secoué les Antilles et
exprimé leurs espoirs que les prochains Etats généraux annoncés
par le président Sarkozy permettront les "changements
structurels" attendus.
Malgré la crise, "le gouvernement n’a rien cédé au fond,
prétextant des abus du système de défiscalisation il a décidé de
réduire le coût des politiques publiques en direction de
l’outremer", a déploré Odette Terrade (PCF)
"L’origine de ce texte était de faire des économies, il
ne répond que très partiellement aux attentes" et "tout
le monde sait qu’il va être remis en question par les Etats
généraux" a déclaré Georges Patient (Guyane) au nom du PS
qui a toutefois prôné l’abstention "en gage de bonne
volonté".
Anne-marie Payet (Union Centriste, La Réunion) s’est félicité
de "la possibilité donnée au gouvernement de règlementer les
prix" inscrite dans le texte et "des avancées en matière
de logement social".
Jean-Paul Virapoullé (UMP, La Réunion) s’est félicité de la
"fraternité" qui a marqué ce débat estimant que la crise
sociale "aura réveillé les consciences" et que le texte
augure "un changement de cap". Pour Lucette Michaux-Chevry
(UMP, Guadeloupe) "ce grand désordre n’aura pas été
inutile".
L’ancien président polynésien Gaston Flosse (NI) qui s’est
abstenu a déploré un projet qui représente "une régression".
Daniel Marsin (Guadeloupe, RDSE) s’est félicité des "avancées"
introduites sur le texte comme de la reconnaissance des îles du sud
de la Martinique comme territoire prioritaire.
"Le sénat s’est rassemblé autour de ce texte et nous
avons rompu des tabous en changeant notre approche" a jugé le
président de la Commission des Finances, Jean Arthuis (UC).
"Il s’est passé quelque chose, les évènements qui ont
tellement secoués l’actualité sont venus apporter des exigences
nouvelles mais aussi un espoir fort", a conclu le secrétaire
d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo.
Sur 444 amendements déposés sur ce texte, 44 ont été adoptés
dont 27 du gouvernement, 19 des commissions permanentes du sénat, 19
de l’UMP, 11 du PS, 6 de l’UC, 6 du RDSE et 1 des non inscrits, a
indiqué le président de séance, Guy Fischer (Rhône, PCF).
(AFP)
(Source : Malango Actualité) |