Madagascar : Accord politique
sans la Cnosc et le GIC
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Xinhua Mardi 31 Août 2010à 09:31:13 |
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Des partis politiques malgaches ont décidé lundi à Antananarivo de signer un accord mardi, sans la Coordination nationale des organisations de la société civile (Cnosc), ni le Groupe International de Contact (GIC), ni les trois mouvances des anciens présidents Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana.

Rajoelina, le président de la HAT, en février 2010
© HAT
Ces formations politiques n'entendent pas ainsi céder face au boycott des trois mouvances et aux demandes de la Cnosc.
Le document signé est basé sur un accord conclu le 13 août dans le cadre du processus commencé par l'Espace de concertation des partis politiques (Escopol).
Ces partis se sont mis d'accord sur la répartition des institutions de la transition, la formation du gouvernement d'Union nationale, ainsi que les dates de la conférence nationale et les élections à venir, dans le but de mettre à la crise politique dont Madagascar souffre depuis plus d'un an et demi.
La Cnosc et le GIC sont restés réticents face à cette décision des partis politiques.
« C'est vrai que la présence des trois mouvances n'est pas nécessaire, mais il faut arriver à un accord le plus inclusif possible. Il faut également connaître la raison de leur absence, mais après tout, elles sont libres de leur choix. Les efforts entrepris devront tout même continuer, tout en appuyant l'initiative de la Cnosc », a déclaré Leonardo Simao, émissaire de la SADC et du GIC.
Ernest Razafindrainibe de la Cnosc exhorte les partis présents à la réunion de lundi de patienter et de poursuivre les rencontres politiques avec les trois mouvances.
« Ce n'est qu'une question d'organisation et d'amélioration de la méthodologie de la médiation », argumente-t-il.
Au mois de juin dernier, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de transition, a proposé au Conseil des aînés et à la société civile d'organiser une conférence nationale, afin de redéfinir la feuille de route de la transition et déterminer les dates des élections.
La Communauté internationale a exigé, pour sa part, l'union de toutes les organisations de la société civile pour préparer la médiation entre tous les acteurs politiques, et ainsi organiser la conférence nationale. C'est ainsi qu'est née la Cnosc.
La semaine dernière, les trois mouvances des anciens présidents ont quitté une rencontre entre les protagonistes organisée par la Cnosc, après que les mouvements pro-HAT eurent refusé les préalables avancés par les trois mouvances, dont le retour des exilés politiques incluant les deux anciens chefs d'Etat Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana et la suppression de l'actuel régime de transition et son gouvernement.
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