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La Banque mondiale identifie quatre risques majeurs à l'économie mauricienne pour les prochaines années dans son "Country Partnership Strategy Progress Report" publié la semaine dernière à Washington.
Selon ce document, la Banque mondiale met en garde le gouvernement mauricien sur le contexte économique international difficile, un éventuel manque d'appétit pour poursuivre la réforme en profondeur engagée depuis 2006, un changement d'orientation vers un "mandat social" et le poids de plus en plus pesant de la dette publique.
Ce document, qui constituera la base de prochaines consultations entre les partenaires du développement lors de la Rencontre annuelle des affaires annoncé pour juillet prochain, définit les principaux champs d'interventions vu qu'« après la suite de la crise, le pays est toujours confronté à des défis tels que le système de sécurité sociale coûteux et un système éducatif ne correspondant pas aux besoins de l'économie et une faible efficacité du secteur public pour un pays à revenu intermédiaire ».
En attendant la mise à exécution des propositions de réformes sur le plan social, le rapport note que « l'engagement que les autorités mauriciennes ont manifestée à l'égard du système de protection sociale pendant la crise est la preuve de la préoccupation d'assurer la participation, l'inclusion et la durabilité ».
La Banque mondiale tire la sonnette d'alarme sur le fait que « l'espace budgétaire pourrait être étendu plus loin en raison du sous-financement du programme de dépenses publiques et des revendications politiques pour l'augmentation des dépenses sociales ».
Selon la Banque mondiale, Maurice reste « très vulnérable à toute augmentation des prix des matières premières dont le pétrole en raison de sa forte dépendance des importations ».
« Bien que Maurice ait un accès relativement bon aux capitaux internationaux (y compris l'aide publique) et les réserves internationales nettes se poursuivre à un niveau confortable ( environ 35 pour cent du PIB), il est important de surveiller attentivement les soldes extérieur », indique la Banque mondiale, qui se déclare également inquiète qu'il n'y ait pas d'effort soutenu pour maintenir les réformes déjà engagées pour accroître la compétitivité du secteur privé.
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