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44 millions pour la dette et le Contrat de projet |
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Outre les 15 millions du Fonds exceptionnel d‘investissement (FEI), le gouvernement a débloqué cette année 21,6 millions pour le remboursement de sa dette envers le Conseil général et 22 millions dans le cadre du Contrat de projet 2008-2014 - contre 27 millions en 2008. Le remboursement de la dette concerne essentiellement le financement de la construction du 2ème quai du port de Longoni. Les chiffres quant à la valeur exacte de cette dette restent flous : elle serait de 19 millions pour la préfecture ; de 63 millions pour l’ancien président du Conseil général, Saïd Omar Oili.
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Afin de répondre à la crise financière et
économique, le gouvernement a décidé d’allouer 75 millions
d’euros aux territoires ultramarins, dans le cadre du Fonds
exceptionnel d’investissement (FEI). Près de 20% de cette somme -
15,4 millions d’euros - reviendront à Mayotte, a annoncé vendredi
6 mars au cours d’une conférence de presse le secrétaire général
de la préfecture, Christophe Peyrel. « C’est très bien »,
s’est-il félicité, d’autant que « près de 75% des
projets que nous avons soumis au ministère ont été acceptés ».
M. Peyrel également tenu à préciser que ces 15 millions
représentent « un supplément » aux programmes déjà
engagés, notamment dans le cadre du Contrat
de projet 2008-2014 signé l’année
dernière entre l’Etat et le
Conseil général.
Cette somme qui est aujourd’hui effectivement
débloquée, permettra de financer sept chantiers : la mise aux
normes de groupes scolaires dans l‘ensemble de l‘île et plus
particulièrement à Mamoudzou, pour un coût de 3,7 millions ;
l‘assainissement notamment à Koungou, Kaweni et au Baobab, pour un
coût de 2,2 millions ; l’aménagement d’équipements
touristiques (plages de Bandrélé, Sohoa, Moya et Tanaraki et ponton
d’Hagnoundrou) pour une somme de 2,7 millions ; le logement, avec
le financement d’une RHI (Résorption de l’habitat insalubre) à
Chiconi, pour 1,3 million ; la réhabilitation des routes nationales
1 et 2 pour 5 millions ; et le financement de travaux à la maison
d’arrêt de Majicavo.
Ces financements publics ont pour objectif « de
relancer l’économie de Mayotte dès cette année », a
indiqué M. Peyrel. Ils sont donc soumis à certaines conditions :
« La première est que les collectivités locales doivent
participer au minimum à hauteur de 25% du financement. La deuxième
est que les travaux doivent démarrer en 2009 et être achevés en
2010. La troisième est que les entreprises locales doivent en
bénéficier ».
Le gouvernement n’a pas prévu de mesures
favorisant le « pouvoir d’achat », comme aux Antilles
et à La Réunion. « Nous faisons les choses étape par
étape », a expliqué M. Peyrel. « Le gouvernement estime
que le défi principal de Mayotte est l’évolution statutaire »
et le respect de la feuile de route. « D’autre part, il ne
faut pas oublier l’évolution du SMIG, qui rattrape le SMIC
national de façon substantielle [il représentait 60% du Smic
national en 2007, et devrait être équivalent à 80% au 1er
juillet 2009, ndlr], ainsi que le processus d’intégration des
fonctionnaires mahorais dans la Fonction publique ».
« On ne peut pas dire que les revenus mahorais
soient négligés », pense M. Peyrel. Par ailleurs,
l’Observatoire des prix, dont la dernière réunion date de six
mois, devrait être relancé à la demande du préfet. « Il
devra dresser un indice des prix avant la fin de cette année »,
a indiqué le secrétaire général.
RC
(Source : Malango Actualité) |