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Le dossier du transport scolaire n'est pas encore bouclé. Alors que les élus s'étaient prononcés en faveur du groupement réunion-nais Matis, l'affaire a été porté au tribunal administratif. D'abord, par le conseiller général de Bouéni Mirhane Ousséni, puis, plus récemment, par le candidat déchu, la CMTS. Lors de la session plénière de lundi, le président Douchina a exhorté les petits transporteurs en grève à se montrer responsables. "Nous allions voter l'allotis-sement, vous avez refusé et bloqué les routes. Pour avoir la paix sociale, on est allé dans votre sens". En décembre, les élus avaient donc voté en faveur d'un lot unique, avant de lancer un appel d'offre de service public. Deux candidats ont répondu : la CMTS, qui a la charge du transport scolaire depuis 10 ans, et Matis, un groupement mené par le trans-porteur réunionnais Mooland, qui avait finalement obtenu la préférence des élus pour les trois prochaines années et pour un montant d'environ 15 millions d'euros par an. Les petits transporteurs directement concernés Les petits transporteurs, eux, sont directement concernés par ce marché pour deux raisons. D'abord, certains s'étaient associés au groupement CMTS pour répondre à l'appel d'offres. Ensuite, le groupe qui a la gestion du transport scolaire doit sous-traiter une partie de son travail en faisant appel à eux. Le dossier est d'autant plus complexe à mener à terme qu'il n'est désormais plus un secret pour personne que certains conseillers généraux possèdent des intérêts personnels dans le transport. Faisant état de pressions impor-tantes subies par les élus, il les a également appelés à retrouver leur calme. "Dans cette affaire, les passions qui existent peuvent nous amener devant le juge pénal, les élus comme les transporteurs qui font pression. (…) Soyons responsables. Je vous demande s'il vous plaît, d'arrêter de faire des pressions sur les élus que nous sommes car ça commence à être grave". Alors qu'ils avaient pris place dans l'hémicycle, une trentaine de petits transporteurs ont quitté la salle après avoir entendu les paroles du président Douchina.
(Source : Malango Actualité) |