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28 navires marchands et 19 bateaux de plus petite taille étaient, le 20 novembre, aux mains des pirates qui détiennent toujours 482 otages.
Une attaque de pirates déjouée par le Nivôse en 2010
© EMA
L'ONG Ecoterra qui suit de très près les affaires de pirateries dans l'océan indien, a réalisé un dernier bilan qui a été épluché par le site consacré à la défense européenne bruxelles2.eu qui note que ce bilan est légèrement inférieur à celui produit par Eunavfor (Atalante) « qui ne comptabilise que les navires marchands ».
L'Otan aurait cependant noté un « léger affaiblissement » de l'activité des pirates ces derniers temps. Mais deux zones restent sensibles, le détroit de Bab el Manded au nord, et celui du Mozambique au sud, où plusieurs skiffs pirates semblent opérer.
Le site de la défense européenne fait également le point sur l'évolution de différents dossiers liés à la piraterie. Il nous apprend, notamment, que l'Allemagne et les Pays-Bas ont annoncé, le 17 novembre dernier, la création d'une équipe conjointe chargée d'enquêter sur le faits de piraterie. « Cette équipe va se concentrer sur les ramifications criminelles de la piraterie, son financement, les négociateurs, les commanditaires de la piraterie ».
Il revient également sur l'assassinat d'un garde privé britannique à la Réunion. Carl Davies a été retrouvé mort le 9 novembre. L'autopsie aurait révélé que l'homme, âgé de 37 ans, ancien des forces spéciales qui assurait la protection du navire Atlantic Rider a été violé et tué, blessé à la tête par une arme blanche.
Un boutre immatriculé aux Comores, le « Al Tahal », est resté durant douze jours aux mains des pirates, ainsi que ses 21 marins pakistanais, avant d'être libéré par la corvette espagnole ''Infanta Cristina'' qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE Atalante. Le capitaine du chalutier ayant renoncé aux poursuites, les pirates ont été débarqués par la marine espagnole sur les côtes somaliennes. Ils ne seront donc pas inquiétés et peuvent reprendre leurs activités.
Le 24 octobre dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu demandait à tous les Etats « de coopérer en vue de déterminer lequel aura compétence et de prendre les mesures voulues d'enquête et de poursuite à l'encontre des auteurs d'actes de piraterie et de vols à main armée commis aux larges des côtes somaliennes y compris quiconque incite à la commission d'un acte de piraterie ou la facilite ». La présentation des pirates présumés devant la justice reste le problème crucial de ce phénomène qui continue à s'étendre, touchant tout l'océan Indien occidental.
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