« Cela me ferait mal de voir 500 millions d’euros quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique » a prononcé la ministre de l’outre-mer à propos d’une enveloppe financière destinée à l’Outre-mer.
Marie-Luce Penchard accompagnait Nicolas Sarkozy lors de son récent passage éclair à Mayotte du 18 janvier dernier
La ministre était en campagne
pour les élections régionales, et cette phrase, extraite d’un
discours passionné, a fait l’effet d’une tornade dirigée contre
les autres départements.
Dans un communiqué de presse
reçu dans la matinée, Marie-Luce Penchard demande que ses phrases
ne soient pas sorties de leur contexte, car, selon ses dires elle
souhaitait marquer son regret « que l’actuel
conseil régional de Guadeloupe n’ait pas initié plus de projets
structurants pour les Guadeloupéens financés par les crédits
nationaux et européens qui sont attribués à ce territoire ».
« Elle ne s’exprimait donc pas en tant que ministre de
l’outre-mer » conclut son cabinet de communication.
Mais il est difficile de penser qu’une fois élue,
ses pensées changent et que ces décisions n’aillent pas en faveur
de son département d’origine. En tout cas, personne n’en a la
preuve.
Le député UMP
Patrick Balkany, proche du président Nicolas
Sarkozy, a estimé
mercredi que la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, devait
être "virée du gouvernement"
après ses propos polémiques en faveur de la Guadeloupe.