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La lettre de Malango N°20
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La lettre de Malango
N°
20
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Vendredi 21 Mars 2008
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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MAYOTTE |
Politique |
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Ahmed Attoumani Douchina élu président du Conseil général de Mayotte
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Ahmed Attoumani Douchina, conseiller général du canton de Kani-Kely, dans le sud de Mayotte, a été élu jeudi président du Conseil général, à une très large majorité. Il dirigera une équipe composée des deux partis historiques : l’UMP dont il fait partie, et le MDM.
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Ahmed Attoumani Douchina le nouveau président du Conseil général de Mayotte. |
Jeudi 20 mars, 9h45. Ahmed Attoumani Douchina est élu président du Conseil général avec 14 voix, contre 5 à son adversaire, Mustoihi Mari. Porté par une coalition inédite UMP-MDM, le conseiller général du canton de Kani-Kely devient le troisième président de l'histoire de la jeune assemblée territoriale, après Younoussa Bamana (1977-2004) et Saïd Omar Oili (2004-2008). Ce dernier a finalement déclaré forfait à l'approche du scrutin, sentant qu'il n'arriverait pas à convaincre assez d'élus pour rempiler. Il s'inscrit désormais dans une logique d'« opposition constructive », a-t-il déclaré à l'issue du vote. Une issue qu'il a lui-même qualifiée de « logique » : « En 2004, deux blocs à égalité s'affrontaient. Aujourd'hui, nous sommes dans une configuration différente. Les deux blocs se sont entendus, et moi je suis devenue leader d'un parti que j'entends construire pour l'avenir. » Depuis lundi, l'issue du vote ne faisait guère de doute. Les caciques du MDM se sont en effet mobilisés toute la semaine pour imposer –« malgré les nombreuses réticences » selon M'hamadi Abdou- une union avec l'UMP. Le secrétaire général du parti, M'hamadi Abdou, a tout fait pour s'allier avec « non pas l'ancien adversaire, mais l'ancien ennemi » car, dit-il, « nous avons besoin d'un homme de l'UMP pour être entendus à Paris par un gouvernement UMP ». Il a été aidé dans sa tâche par Jean-François Hory, ancien député (1981-1986) et Zoubert Adinani, président du MDM, qui n'ont pas ménagé leur peine pour multiplier les réunions afin de trouver un accord qualifié par M. Abdou d'«historique ». Depuis l'apparition du multipartisme à Mayotte au milieu des années 80, jamais les deux partis ne s'étaient entendus… L'UMP, fort de 7 élus mais qui paraissait sortir exsangue de ce scrutin après les défaites de ses leaders Mansour Kamardine et Maoulida Soula, s'en tire finalement bien, avec la présidence et deux postes de vice-président, qui échoient à Hadadi Andjilani (conseiller de Ouangani, 3ème vice-président) et Ali Hassani (conseiller de Mamoudzou qui a battu Bacar Ali Boto, 5ème vice-président). Le MDM, avec six élus, compte pour sa part trois vice-présidents : M'hamadi Abdou (1er), M. Chanfi (2ème) et Mirhane Ousséni (4ème). Outre Oili, le grand perdant de cette élection est Mustoihi Mari, conseiller de Bandrele qui visait la présidence et s'est éloigné de la tactique prônée par son parti, sans succès. On se dirige donc vers une majorité assez large de 12 conseillers (7 UMP et 5 MDM) , qui pourraient être complétée par les sans étiquette Zaïdou Tavanday et Ibrahim Aboubacar, qui a très explicitement proposé ses services après le vote –services que le nouveau président a accueilli avec enthousiasme. Reste à savoir jusqu'à quand tiendra cette coalition « historique » certes, mais fragile. Fondée sur la départementalisation de l'île et sur la volonté de ne faire qu'un quand il s'agit de négocier avec Paris, elle pourrait exploser une fois que le statut de département sera accordé –s'il l'est. La capacité d'Ahmed Attoumani Douchina à rassembler sera essentielle pour la pérennité d'une majorité censée diriger l'île pendant trois ans. VM
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COMORES |
Faits divers |
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Atterrissage forcé d’un hélicoptère français à Anjouan
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Un hélicoptère en provenance de Mayotte, affrété par la préfecture pour surveiller les côtes mahoraises dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, s’est posé au large d’Anjouan « en catastrophe », dans la nuit de mardi à mercredi. Un incident qui n’a fait aucune victime selon les autorités françaises, mais qui a courroucé les autorités comoriennes et a alimenté les rumeurs sur une éventuelle exfiltration de Mohamed Bacar.
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Le Robinson 44 permet d'embarquer 3 personnes. |
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Les autorités anjouanaises circonspectes |
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Les autorités anjouanaises qui ont recueilli les trois passagers français de l'hélicoptère accidenté et les ont interrogés au quartier général des forces de gendarmerie d'Anjouan durant la matinée, ont émis des doutes sur l'explication de la France, rapporte l’envoyé spécial de RFI à Anjouan. « Nous étions sur le point d'abattre l'hélicoptère quand il a chuté », a expliqué le porte-parole du gouvernement anjouanais. |
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A l'annonce mercredi 19 mars de l'atterrissage forcé –longtemps on a parlé de crash- de l'hélicoptère de la société Héli Mayotte au large de Sima, dans l'ouest anjouanais, de nombreuses personnes ont évoqué une mission secrète lancée depuis Mayotte, dont le but était d'exfiltrer Mohamed Bacar avant que les troupes de l'Armée nationale de développement n'entament un débarquement que l'on annonce imminent sur l'île d'Anjouan. La thèse paraissait d'autant plus crédible que ce même hélicoptère, immatriculé en France et propriété du directeur de la compagnie aérienne Comores Aviation, avait permis, en janvier, à l'une des plus proches collaboratrices du dirigeant anjouanais, Roukia Ahmed, directrice des douanes de l'île autonome, de regagner son île en catimini après une courte (et mystérieuse) virée à Mayotte, malgré l'interdiction qui lui avait été faite par l'Union africaine de sortir du territoire. D'autres rumeurs évoquant la mort des occupants de l'hélico, indiquaient que l'appareil avait été abattu par des tirs des Forces de la gendarmerie anjouanaise… Que s'est-il réellement passé dans la nuit de mardi à mercredi, au large d'Anjouan ? Selon la préfecture de Mayotte, l'hélicoptère de type Robinson 44 a décollé vers 23 heures de l'aéroport de Pamandzi, où il est basé, avec à son bord trois personnes : le pilote, un mécanicien et un agent de la police aux frontières. Depuis quelques semaines, ce petit appareil de quatre places est affrété par les autorités françaises pour survoler les côtes mahoraises et repérer les kwassas, ces vedettes de pêches chargées de passagers, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine. "L'appareil part généralement pour 2 heures, 2 h 15", affirme-t-on à la préfecture. Vers 0h40 mercredi matin, le pilote ne donne plus de signe de vie. Immédiatement, indique la préfecture, un plan Secmar est enclenché, bientôt géré par le Cross à la Réunion. Ce n'est qu'en fin de matinée que les trois membres de l'équipage, que l'on a cru un temps disparus, donnent des nouvelles, à Sima. Selon la préfecture, "l'appareil a connu une panne technique ou de carburant et a dû se poser en catastrophe" à 300 mètres de la terre. Rencontré mercredi soir à l'aéroport de Pamandzi, l'un des trois passagers de l'hélico, le mécanicien, rapatrié avec le policier alors que le pilote est resté à Anjouan avec les restes de l'appareil, corrobore cette thèse. "Nous étions partis pour faire notre travail de surveillance", raconte-t-il, alors que le côté droit de son visage est éraflé. "Au bout d'un moment, le pilote nous a dit que ses instruments de positionnement ne fonctionnaient plus. On ne savait plus où on était. Puis on a eu un problème mécanique et on a dû atterrir en catastrophe. On s'est posé sur l'eau, puis on a rejoint la côte à la nage. Au matin, on a marché 10 km pour regagner la ville de Sima". Mercredi, les autorités comoriennes ont dénoncé cette entrée dans leur espace aérien sans autorisation, évoquant un vol « à caractère militaire ». « Cette histoire d'hélicoptère n'est vraiment pas claire », a souligné dans les colonnes du Quotidien de la Réunion (édition de jeudi 20 mars) le vice-président de l'Union des Comores, Idi Nadhoim. L'appareil incriminé se serait selon lui « crashé non pas à Sima (nord-ouest d'Anjouan), comme l'affirme la préfecture de Mayotte, mais à Moya (sud- Ouest) ». Même dans le cas de figure où l'atterrissage forcé se serait produit à Sima, « on se demande vraiment ce que cet appareil faisait là, si loin des côtes mahoraises », pense Idi Nadhoim, qui n'écarte pas l'hypothèse d'une tentative d'exfiltration manquée du président Mohamed Bacar. Une accusation que nient les autorités française. "Cet incident n'a absolument rien à voir avec la situation politique dans l'île d'Anjouan", indiquait-on mercredi à la préfecture de Mayotte. Cet atterrissage "ne doit pas être lié à une quelconque opération militaire ou une exfiltration de Mohamed Bacar", a indiqué l'ambassadeur de France aux Comores, Christian Job, selon qui il ne faut pas y voir "une quelconque malice de la France". L'on peut toutefois s'interroger quant à la position de l'hélicoptère au moment de l'incident. Sima se trouve en effet très loin des côtes mahoraises et des lieux de départ des kwassas, situés à Domoni, Bambao, Moya ou dans le Nyumakele, mais pas à Sima. "Il n'y a aucune raison pour qu'ils se trouvent au-dessus d'Anjouan", note pour sa part un spécialiste des airs. "Normalement ils doivent rester dans l'espace aérien français. Pour franchir la frontière ils doivent demander l'autorisation aux autorités comoriennes, ce qui n'a pas été fait". Alors que le directeur de Comores Aviation était injoignable mercredi, l'explication du mécanicien quant à l'absence d'instrument de positionnement laisse perplexe ce professionnel des airs. "Anjouan est quand même loin. Il faut avoir volé longtemps pour y arriver. Or sans instrument de positionnement, la première chose qu'aurait dû faire le pilote était de rebrousser chemin et revenir à Mayotte". Surtout avec un appareil "qui ne dispose pas d'un éclairage suffisant pour voler de nuit" comme cet hélicoptère, affirme-t-il. Au moment où la crise politique comorienne atteint son paroxysme, et alors que Mohamed Bacar semble condamné soit à la fuite soit à une arrestation, cet incident laisse perplexes nombre d'observateurs. VM
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Anjouan : les premières troupes de l'UA se déploient à Mohéli
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Attendus depuis plusieurs semaines, les premiers militaires mandatés par l'Union africaine (UA) ont commencé à se déployer jeudi 20 mars sur l'île de Mohéli en prévision d'une attaque sur l'île voisine d'Anjouan. Ce corps expéditionnaire africain doit participer à l'opération amphibie contre le colonel Mohamed Bacar, président illégal d'Anjouan, dont l'élection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'UA. Dans un entretien par téléphone satellitaire avec l'AFP, M. Bacar s'est dit "toujours déterminé à défendre Anjouan, même si ça m'inquiète que des gens soient prêts à venir tirer sur les Anjouanais. Mais je continue les préparatifs pour la défense d'Anjouan". Interrogé sur les appels de certains pays, notamment l'Afrique du Sud, à privilégier le dialogue, le colonel Bacar a affirmé être "toujours prêt au dialogue" et accusé le gouvernement fédéral du président Ahmed Abdallah Sambi de ne pas "vouloir discuter" et de vouloir "déployer les forces du mal contre les Anjouanais, des gens qui n'ont aucune leçon de démocratie à nous donner, comme les Soudanais et les Tanzaniens". Les premiers soldats de l'UA arrivés à Mohéli sont des Soudanais (200) et des Tanzaniens (150), selon des sources militaires comoriennes. Leur bateau, en provenance de Moroni, la capitale fédérale des Comores, est arrivé jeudi à l'aube à Fomboni. "Ce sont des amis qui arrivent pour nous aider. Cela va accélérer les choses maintenant pour l'opération sur Anjouan", a expliqué tout sourire à l'AFP le lieutenant-colonel Ahmed Bastoi, de l'armée nationale de développement (AND). A bord du Shissiwani II, une sorte de ferry transformé en transport de troupes pour l'occasion, les soldats étaient impatients de toucher terre après plus de six heures de mer. Les Soudanais, des parachutistes, ont été les premiers à débarquer avec tout leur équipement: mortiers, fusils-mitrailleurs, lance-roquettes, mais aussi tentes, nourriture et marmites remplies de munitions. "Nous sommes contents d'être ici, nous sommes bien, il n'y a pas de problème. Les Comoriens sont nos frères musulmans et nous sommes fiers d'être là pour les aider. Nous sommes prêts", a confié à l'AFP Yahyah Abdallah, commandant de la compagnie parachutiste soudanaise. "C'est notre première opération extérieure mais nous sommes aguerris, nous avons participé à des opérations chez nous", ajoute-t-il soulignant en arabe que cette opération "est bien pour l'Afrique". Les militaires soudanais ont ensuite embarqué dans des camions en direction des camp préparés par l'AND. Les Tanzaniens ont suivi. Mieux organisés ils ont fait la chaîne pour transporter vivres, paquetages et armement. "Bientôt on va pouvoir enfin aller à Anjouan et régler cette histoire", explique un lieutenant comorien. "Nous avons trop attendu pour faire plaisir à la communauté internationale et attendre ces troupes africaines, mais maintenant il faut que ça se fasse", dit-il, traduisant l'impatience générale. Plus de mille soldats africains au total sont attendus prochainement à Mohéli pour soutenir les quelque 400 militaires comoriens déjà cantonnés sur l'île depuis presque deux mois. Mercredi, le ministre comorien de la Défense, Mohamed Bacar Dossar, avait indiqué que "plusieurs rotations" de bateau devaient acheminer les militaires africains à Mohéli. (AFP)
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Anjouan : l'Union des Comores veut organiser des élections en mai
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Mercredi 19 Mars 2008 |
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Le gouvernement de l'Union des Comores a prévu d'organiser une élection présidentielle en mai à Anjouan pour remplacer l'actuel président de cette île, Mohamed Bacar, dont la réélection en 2007 est jugée illégale, a annoncé mardi 18 mars à l'AFP le vice-président de l'Union. "Après l'opération sur Anjouan et la restauration de l'ordre constitutionnel, il y aura un gouvernement de transition qui devra rapidement prendre les dispositions pour l'élection (présidentielle) qui aura lieu en mai", a affirmé le vice-président de l'Union des Comores, Idi Nadhoim, en visite sur l'île de Mohéli. "Les dispositions sont prises pour l'intérim, une fois le colonel Bacar déposé, il y aura des consultations avec l'Union africaine (UA) et la communauté internationale", a-t-il ajouté. Selon le vice-président de l'Union, "le colonel Bacar sera arrêté s'il ne s'enfuit pas et jugé par les tribunaux comoriens pour trahison, usurpation de pouvoir, tortures et crimes de guerre sur la base notamment des plaintes déposées par les Anjouanais victimes de ces exactions". Interrogé sur les retards pris par l'opération prévue sur Anjouan, il a expliqué qu'il "était convenu de faire l'opération avec les forces de l'UA qui veulent prendre les dispositions appropriées pour éviter au maximum les dégâts à Anjouan". "Mais c'est vrai que tout cela prend trop de temps, les civils s'impatientent et les militaires aussi même si leur moral est haut", a-t-il estimé, ajoutant : le gouvernement "craint les exactions et l'exaspération de la population à Anjouan qui pourrait rendre plus difficile le rétablissement de l'ordre". Du côté des officiers de l'AND, la patience est de moins en moins de mise. Depuis trois jours, ils militent en faveur d'un débarquement immédiat. Si RFI, dont un journaliste a été envoyé sur place à Anjouan, affirme ne pas avoir pu vérifier si des gendarmes avaient été tués dans les affrontements de dimanche soir, il semble bien que plusieurs d'entre eux sont morts.
VM (avec AFP)
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OCEAN INDIEN |
Santé |
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La transmission materno-fœtale de Chikungunya confirmée
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Mercredi 19 Mars 2008 |
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Des chercheurs du groupe hospitalier Sud Réunion, de l’Institut Pasteur et de l’INSERM ont pour la première fois mis en évidence des cas de transmission materno-fœtale du virus du Chikungunya. Or selon eux, les nouveaux-nés ainsi infectés seraient davantage exposés à développer une forme grave de la maladie. Pendant 22 mois, trois équipes ont mené leurs recherches auprès de 7 500 femmes enceintes, dont 628 ont été infectées durant leur grossesse. Première conclusion, la probabilité que la mère transmette le virus à son enfant à naître augmente avec l’approche du terme. Alors que moins de 3% des enfants nés d’une mère infectée en cours de grossesse sont contaminés, ce taux de transmission atteint… 50% lorsque l’infection de la mère se fait dans les deux jours précédant l’accouchement. Ils ont également démontré qu’une fois sur deux, la transmission materno-fœtale du Chikungunya provoquait une forme sévère de la maladie. Avec notamment une encéphalopathie se traduisant par un œdème cérébral, éventuellement accompagné de complications hémorragiques. De mars 2005 à décembre 2006, l’épidémie de Chikungunya a touché 266 000 Réunionnais. Au total, la maladie a provoqué la mort de 254 personnes. Source : Destination Santé
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MAYOTTE |
Justice |
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Aide juridique et juridictionnelle en matière pénale à Mayotte
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Mercredi 19 Mars 2008 |
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La garde des Sceaux a présenté lors du conseil des ministres de mercredi, un projet de loi ratifiant l’ordonnance du 22 mars 2007 portant “extension et adaptation de l’aide juridictionnelle en matière pénale à Mayotte”. L’ordonnance a également étendu à Mayotte le bénéfice de l’aide juridictionnelle à des procédures telles que la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, l’assistance des détenus dans le cadre d’une procédure disciplinaire en relation avec sa détention, la médiation ou la composition pénale. |
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MAYOTTE |
Politique |
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Le nouveau secrétaire d'état à l'outre-mer en visite à Mayotte et à la Réunion
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Le premier déplacement du nouveau secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo sera pour les deux îles françaises de l'Océan Indien, la Réunion et Mayotte.
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Yves Jégo. |
Yves Jégo effectuera son premier déplacement outre-mer dans le cadre de ses fonctions à La Réunion puis à Mayotte, du mercredi 26 au dimanche 30 mars, a-t-on appris jeudi auprès du ministère. Le déplacement de M. Jégo à Mayotte interviendra deux mois après
l'annulation du voyage de son prédecesseur Christian Estrosi et
l'engagement non tenu de ce dernier à s'y rendre à la mi-février. L'Etat
doit signer avec la collectivité départementale un nouveau contrat de
projet prévoyant 548 millions d'euros de financements pour une durée de
sept ans, dont 337 à la charge de la métropole, le reste étant à la
charge de Mayotte. Mayotte pourrait devenir rapidement "un
département-région" après un référendum local, si le nouveau conseil
général adoptait une résolution en ce sens. A la Réunion, où M. Jégo s'est déjà rendu précédemment, le secrétaire
d'Etat pourrait être attaqué sur certaines dispositions du projet de
loi-programme sur l'outre-mer, portant notamment sur le logement, les
exonérations de cotisations sociales, la continuité territoriale ou le
plafond uniforme des abattements fiscaux. Pour les "zones franches
globales d'activités", qui vont offrir des réductions fiscales
"partielles et plafonnées", nombreux sont ceux qui regrettent à La
Réunion que le commerce de proximité n'ait pas été retenu et que
l'environnement ainsi que l'agro-nutrition ne bénéficient pas du taux
de réduction bonifié de 80%. Avec AFP
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REUNION |
Politique |
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L'élection du président du conseil général de La Réunion reportée à dimanche
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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L'élection du président du conseil général de La Réunion n'a pu avoir lieu jeudi faute de quorum, l'opposition PS-PCR ayant boycotté la séance qui a dû être reportée à dimanche. Sur les 49 élus du conseil général, 28 étaient présents (7 DVD, 18 UMP, 3 MoDem) alors que le quorum requis pour l'élection du président est de 33, soit les deux tiers des élus. Les 11 conseillers généraux du groupe PS et apparentés ainsi que les 10 élus du groupe PCR et apparentés ont boycotté la séance, n'ayant pas obtenu, lors des négociations avec la droite, un accord sur un projet et un partage de responsabilités. "Nous refusons l'affrontement bloc contre contre bloc. Nous prônons l'ouverture avec toutes les forces vives de la Réunion", a déclaré le porte-parole du PCR Maurice Gironcel. Le PCR et le PS ont annoncé qu'ils allaient tenter d'ici dimanche de parvenir à une large majorité de "rassemblement". La droite et le MoDem s'étaient mis d'accord mercredi pour présenter la candidature de Jean-Louis Lagourgue(DVD), maire et conseiller général de Saint-Marie, à la présidence du conseil général. La présidente sortante Nassimah Dindar (UMP), candidate à sa propre succession, a été écartée par la nouvelle majorité de droite qui lui a proposé un poste de troisième vice-président. (AFP)
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AFRIQUE |
Economie |
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Le COMESA veut l'Union Douanière pour décembre
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Mercredi 19 Mars 2008 |
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Le COMESA veut accélérer la cadence pour instaurer l’union douanière le 8 décembre prochain. Le sommet a adopté le tarif extérieur commun avec trois tarifs douaniers, 0% de droits de douanes pour les matières premières, 10% pour les produits semi-finis et 25% pour les produits finis. Le Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (Common Market for Eastern and Southern Africa), qui regroupe dix-neuf pays sur une superficie de 12 millions de km2 pour 389 millions d’habitants et un PNB de 203 milliards de dollars, a réaffirmé sa décision de devenir une union douanière le 8 décembre prochain. A Madagascar, en Ethiopie, en Zambie, diverses réunions se sont tenues début février à ce sujet. La décision n’est pas nouvelle. Elle avait été souhaitée par le 7e sommet de l’organisation, tenu à Addis Abeba, en Ethiopie, en mai 2002, qui avait réaffirmé sa « volonté de créer les conditions d’une intégration économique et commerciale avec la mise en place d’une union douanière et d’une union monétaire. » Le Sommet de Kampala, en juin 2004, tout en réaffirmant l’objectif « d’une union douanière forte incluant tous les membres du COMESA », a décidé de reporter la mise en place de cette union, initialement prévue pour la fin 2004. Il décide de fixer la date du lancement de l’union douanière après la réalisation de plusieurs études, notamment sur la mise en place du tarif extérieur commun (TEC). Ces études ayant été achevées, le dernier sommet qui s’est tenu l’année dernière a décidé de l’institution de l’union pour décembre prochain. Progression des échanges Le sommet a adopté le tarif extérieur commun avec trois tarifs douaniers, 0% de droits de douanes pour les matières premières, 10% pour les produits semi-finis et 25% pour les produits finis. Une zone de libre-échange (ZLE) réunit depuis le 31 octobre 2000 neuf des 19 pays membres de l’organisation (Djibouti, Egypte, Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Soudan, Zambie et Zimbabwe). L’abolition des droits de douanes entre ces pays a permis de faire progresser les échanges entre ces pays de plus de 30% sur les deux premières années. Ce succès a incité le Burundi et le Rwanda à rejoindre la ZLE en 2003. Le secrétariat général de l’organisation presse les huit pays restants (Comores, RD Congo, Erythrée, Ethiopie, Libye, Ouganda, Seychelles et Swaziland) de rejoindre la ZLE avant la mise en place de l’union douanière. Intégration en marcheLe COMESA, créée en novembre 1993, a remplacé la Zone d’échanges préférentielle (ZEP), encore appelée PTA, Preferential Trade Area, qui regroupait presque les mêmes pays membres. Il devrait encore évoluer dans le cadre de la rationalisation des Communautés économiques régionales (CER) proposée par l’Union africaine. De huit, les CER doivent être ramenées à cinq. L’Union du Maghreb arabe (UMA), la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et le COMESA. Celle-ci doit être réduite à dix pays membres avec la suppression de la double appartenance d’un pays à plus d’une CER.
(Les Afriques)
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MAURICE |
Coopération régionale |
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Coopération Inde-Maurice en matière hydrographique
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Inde et Maurice, le gouvernement indien entreprend actuellement une étude hydrographique des fonds marins autour de l’archipel de Saint Brandon qui fait partie du territoire mauricien. Saint Brandon, connu officiellement comme l’archipel de Cargados Caragos, se trouve à 450 milles nautiques au nord-nord-ouest de Maurice.
C’est la première fois qu’une telle étude est entreprise à Saint
Brandon. L’étude est réalisée dans le cadre d’un accord signé entre les
deux Etats en octobre 2005 et des bâtiments navals indiennes, dotés
d’équipements digitaux de pointe répondant aux normes internationales
préconisées par l’Organisation Internationale de l’Hydrographie
(Internal Hydrographic Organisation), sont utilisés dans le cadre de
ces exercices. Des cartes faciles à utiliser seront produites à partir
des données bathymétriques collectées lors de ses études. Depuis 2005,
c’est la troisième mission conduite autour des îles et archipels
faisant partie du territoire mauricien. Les premières cartes seront
disponibles dans le courant de cette année.
Les études hydrographiques vont apporter un soutien déterminant au
secteur de la pêche et vont permettre de délimiter la zone économique
exclusive du territoire mauricien, faciliter la navigation des bateaux
dans la zone et contribuer à une meilleure préservation et gestion de
l’écosystème marin.
Source : Le quotidien ‘Le Mauricien’
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OCEAN INDIEN |
Coopération régionale |
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Coopération Sud-Sud dans l'Océan Indien
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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La sécurité alimentaire fait débat dans l’Océan Indien notamment avec la flambée des prix des produits agricoles. Les petites îles de la zone de l’Océan indien sont touchées de plein fouet. La flambée des prix des produits agricoles est d’une part, en train de peser très lourd dans le panier de la ménagère et d’autre part, d’ouvrir des nouvelles perspectives en matière de coopération au niveau des Etats de l’Océan Indien. La coopération régionale a toujours été une constante dans le processus de développement durable dans cette région du monde. Il suffit de voir le nombre de structures de coopération régionale dans l’Océan Indien pour s’en rendre compte.
La flambée des prix des produits agricoles est donc une opportunité de
sortir de la rhétorique de la coopération régionale pour proposer des
solutions concrètes à la problématique de sécurité alimentaire et de
développement. Qui plus est, ce type d’opération est co-financé par les
États et les opérateurs économiques eux-mêmes et non par des bailleurs
de fonds traditionnels. Ce genre d’initiative publique-privé, donne de
nouvelles impulsions à la coopération régionale et mobilisent des
ressources additionnelles au niveau national pour financer des
investissements transfrontaliers. C’est le cas notamment au niveau de
la coopération en cours, d’une part, entre Maurice et Madagascar, et,
d’autre part, entre Maurice et le Mozambique.
Maurice s’est donnée comme ambition d’accroître de façon significative
la production agricole, d’ici 2015, en ayant recours aux innovations, à
des nouvelles méthodes de production, le développement de nouveaux
produits et l’accès aux nouveaux marchés. Les besoins de Maurice, en
termes de produits alimentaires sont de l’ordre de 700,000 tonnes
tandis que le pays n’arrive à produire qu’environ 25 pour cent de ses
besoins pour nourrir sa population. Vu l’exiguïté de son territoire et
la concurrence dans l’utilisation des terres par les différents
secteurs de l’économie, Maurice n’a pas beaucoup de choix. Son atout
demeure l’expérience et les compétences que le pays a accumulées durant
ses 40 dernières années en matière de production sucrière et de
diversification économique à travers l’industrialisation et le
développement du secteur des services, le tout ancré dans une politique
globale visant à moderniser la société afin de répondre aux nouveaux
besoins de la population. Cultiver dans les pays de la région pour
assurer la sécurité alimentaire de Maurice, est la stratégie qui est en
train d’être réactivé depuis quelques mois déjà. La démarche consiste à
encourager les opérateurs agricoles et les entrepreneurs du secteur
pêche à saisir les opportunités d’affaires disponibles dans des pays
comme Madagascar et le Mozambique, dans le cadre des Initiatives
Transfrontalières (Cross-Border-Initiative).
Des opérateurs mauriciens impliqués dans la production de fruits et
légumes et autres produits alimentaires se sont implantés depuis
plusieurs années à Madagascar. Ces opérateurs servent soit le marché
malgache soit exportent leur production vers des marchés très
rémunérateurs, notamment l’Union Européenne. Les échanges entre les
îles ont été plus lents dus à des problèmes phytosanitaires. Il ne faut
pas oublier que Madagascar était dans le passé le grenier des îles de
la zone avec des produits comme le riz vendu sous le label ‘Perles de
Madagascar’ et des zébus sur pattes. Or aujourd’hui, Madagascar fournit
seulement 1% de besoins de Maurice en produits alimentaires. Des
possibilités d’augmenter l’exportation des produits de la mer, des
fruits et des légumes vers Maurice, existent. Si la coopération
régionale peut favoriser l’accès à des produits de qualité et
acceptables en termes de normes phytosanitaires, encore faut-il que le
prix soit abordable pour le consommateur.
Le Mozambique est l’autre Etat de l’Océan Indien faisant partie du
processus de l’Initiative Transfrontalière à travers les
investissements et un transfert de compétences et d’expériences.
L’investissement vers le Mozambique n’est pas nouveau. Déjà en 1995, un
consortium mauricien avait réhabilité une usine sucrière à Marromeu, au
Mozambique. Cette dernière emploie environ 4000 personnes à plein temps
et fournit de l’électricité à tout le village. Actuellement, dans le
cadre d’un accord avec l’Etat Mozambicain, Maurice dispose de 5000
hectares de terre au Mozambique pour des projets agricoles. Des
potentiels existent aussi dans le secteur pêche, notamment le
développement de la pêche artisanale et l’aquaculture. Depuis 2002, un
accord de principe existe dans le domaine de la pêche mais cet accord
reste à être opérationnalisé. Il faut dire qu’il n’y a pas eu,
jusqu’ici, de bousculades au portillon. La flambée des prix des
produits agricoles et la restructuration de l’économie mauricienne sont
en train de changer la donne et de forcer l’Etat mauricien à revoir sa
stratégie de coopération avec certains pays de la région de l’Océan
Indien. Dans cette nouvelle perspective, la sécurité alimentaire de
Maurice passe par la région et à terme, contribuera à donner une
nouvelle dimension à la coopération sud-sud dans l’Océan Indien.
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COMORES |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
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Lancement officiel du Projet de Centre de Conservation du Coelacanthe et de son Environnement du Sud Ouest de la Grande Comore
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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L'association pour la Préservation du Gombessa (coelacanthe) _ APG organise un atelier de lancement officiel du Projet de Centre de Conservation du Coelacanthe et de son Environnement financé par le Programme de micro-financement du Fond pour l’Environnement Mondial.
La cérémonie aura lieu le Jeudi 20 Mars 2008 à Itsoundzou Badjini à partir de 15h30.
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Le coelacanthe, un poisson "dinosaure" qu'on ne trouve à peu près que dans les eaux comoriennes |
En effet le coelacanthe est une espèce apparu il y a environ 400
millions d’années mais on le croyait disparu comme les dinosaures il y
a 70 millions d’années.
La pêche d’un coelacanthe en Afrique du Sud en 1938 a été considérée
comme l’événement majeur du siècle dans la communauté scientifique.
Les observations scientifiques réalisées dans l’Océan Indien ont
ensuite révélé que c’est aux Comores où se trouve la population de
coelacanthes la plus viable et la mieux connue.
Le coelacanthe constitue ainsi une image de marque pour les Comores et
une valeur symbolique au niveau mondial pour avoir survécu jusqu’à nos
temps.
Cependant les captures de plus de 200 individus depuis 1953 font que
l’espèce est mondialement menacée. Aujourd’hui la population de
coelacanthes aux Comores est estimée à moins de 500 individus. Le
problème principal que le projet veut résoudre est la menace de déclin
de la cette population liée à la pêche accidentelle avec ligne de fond.
Sa conservation représenterait donc une contribution majeure à la préservation du patrimoine naturel mondial.
Pour sauvegarder le coelacanthe, la communauté scientifique
internationale considère la mise en place du centre de conservation de
l’espèce et de son environnement au sud ouest de la Grande Comore comme
étant une piste de solution prioritaire.
Le Programme régional environnement COI/UE avait réalisé une étude de
faisabilité d’un parc régional pour le coelacanthe avec comme
composante principale le centre d’information sur le coelacanthe et la
promotion d’AGR en matière de pêche et d’écotourisme.
Le même programme a également appuyé la création de l’association de
préservation du Gombessa regroupant douze villages du sud ouest de la
grande Comore.
Cette association a mené plusieurs activités de sensibilisation et de développement d’AGR pêche.
Elle a également entamé la construction du centre d’éducation
d’information et de conservation du coelacanthe avec l’appui du
créateur du site web www.dinofish.com, Mr Jerome Hamlin des USA.
L’association ne disposait pas des moyens suffisants à la finition des travaux de construction et d’animation du centre.
C’est ainsi qu’une demande d’assistance technique et financière a été
soumis et accepté par le le Programme de Microfinancement du Fond pour
l’Environnement Mondial FEM/PNUD.
Les résultats attendus de ce projet sont : -
Une meilleure prise de conscience sur l’importance du coelacanthe et de son environnement marin et côtier
- L’adoption d’un comportement de gestion durable des ressources marines et côtières.
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L’amélioration des connaissances sur les processus et les tendances socioéconomiques et biophysiques de la zone
-
les coelacanthes capturés accidentellement sont relâchés dans le milieu naturel
-
un accroissement des revenues des pêcheurs par le développement de la
pêche pélagique et la promotion de l’ecotourisme et abandon de la pêche
avec ligne de fond
La population des pêcheurs du sud ouest de la grande Comores a ainsi
était le gardien de notre héritage commun durant plusieurs siècles et a
donc eu le mérite d’être appuyé dans ses efforts de conservation de ce
fossile vivant et dans l’amélioration des conditions de vie des
habitants de cette région.
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AFRIQUE |
Relations internationales |
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L'AFRICOM, une force à vocation militaire, mais pas humanitaire
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Jeudi 20 Mars 2008 |
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Lors d'un important compte-rendu devant le Congrès, le 13 mars, le général William « Kip » Ward, commandant en chef de l'AFRICOM, le commandement régional américain pour l'Afrique, a, au cours d'une séance de remarques préliminaires de quatre minutes trente, consacré quinze secondes aux missions humanitaires éventuelles que l'AFRICOM pourrait être amenée à remplir.
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La mission de l'AFRICOM sera axée sur l'entraînement militaire et la lutte contre le terrorisme (Photo CJTF-HOA) |
Plutôt axées sur l'entraînement militaire, le renforcement de la sécurité et la lutte contre le terrorisme, ses remarques contrastaient nettement avec l'annonce, faite il y a un an par les autorités américaines, et selon laquelle l'AFRICOM concentrerait ses opérations sur l'aide humanitaire. Des informations qui avaient suscité des réactions de la part de bon nombre d'organisations humanitaires, inquiètes à l'idée que l'implication de l'armée américaine dans le domaine de l'action humanitaire puisse [ La suite sur le site ... ] |
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