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La lettre de Malango N°28
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La lettre de Malango
N°
28
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Lundi 7 Avril 2008
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : 1.200 manifestants contre les violences du 27 mars
Lundi 7 Avril 2008 |
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Près de 1.200 personnes (2.000 selon la police) ont manifesté dimanche 6 avril à Mamoudzou contre les violences du 27 mars, au cours desquelles 18 personnes avaient été blessées –dont une grièvement- par des manifestants, anjouanais pour la plupart.
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La marche a été menée par Abdoulatifu Aly, Zoubert Adinani et Ibrahim Soibahaddine (tous trois au centre). |
Dix jours après le 27 mars, près de 1.200 manifestants, une majorité de Mahorais mais aussi de nombreux métropolitains, se sont retrouvés pointe Mahabou à Mamoudzou dimanche, vers 9h30. Le mot d'ordre -"Plus jamais ça !"- a rassemblé des groupes hétéroclites contre les violences du 27 mars : des wazungu choquées par les passages à tabac, d'autres plus fondamentalement opposés à l'immigration, des intellectuels mahorais, des élus, des militants, des journalistes. Menée par le président du Mouvement départementaliste mahorais, Zoubert Adinani, la marche a réuni le député Abdoulatifu Aly, le sénateur Ibrahim Soibahaddine, le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina, plusieurs conseillers généraux (parmi lesquels les vice-présidents M'hamadi Abdou, Hadadi Andjilani, et le socialiste Ibrahim Aboubacar), ainsi que des maires, dont celui de Mamoudzou. Des journalistes et des personnalités de la société civile faisaient également partie des manifestants, comme le syndicaliste Boinali Saïd. Le Collectif des femmes leaders de la vie publique et l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore étaient présents en force. Sur les pancartes, on pouvait lire : "Vols, insécurité, prison, plein… Partez partez" ; "1/3 de clandos à Mayotte = 20 millions de clandos en France" ; "Multiplier les moyens de surveillance" ; "Mayotte aux Maorés"… Parti vers 10 heures de la pointe Mahabou, le cortège s'est dirigé pacifiquement vers la place du Marché, après que les principaux responsables politiques aient dit une prière sur le rond-point Passot, devant la stèle à l'effigie de Zena M'dere. Sur l'estrade place du Marché, les discours des différents intervenants ont tous fait l'amalgame entre les quelques dizaines de casseurs du 27 mars et l'ensemble de la communauté anjouanaise de l'île. Selon le maire de Mamoudzou, "aujourd'hui, tout Mayotte s'est rassemblé pour parler d'une seule voix et dire : 'ça suffit !" Je m'adresse à l'Etat pour qu'il prenne ses responsabilités pour que les choses aillent dans le bon sens. Je m'adresse à mes collègues les maires pour qu'ils prennent comme moi des délibérations [il a interdit la semaine dernière la vente à la sauvette aux abords du marché, ndlr]. Il faut dire que les Mahorais sont respectueux du droit, mais ils finiront par être excédés !" Le député Aly s'est pour sa part dit "fier d'être français" et "de pouvoir manifester librement", à un moment "où dans le monde entier, y compris dans le voisinage immédiat, beaucoup de personnes veulent devenir français parfois au prix de leur vie". Il s'est cependant dit inquiet pour trois raisons : "Je suis inquiet de voir que sur un territoire français, des étrangers peuvent prendre le contrôle de la rue au vu de tout le monde. Je suis inquiet de voir que des clandestins se font arrêter à Mayotte mais ne se font pas juger chez nous, mais à la réunion [il fait ici allusion au cas Mohamed Bacar, ndlr]. Enfin je suis inquiet de voir et d'entendre des responsables politiques étrangers annoncer qu'ils vont s'accaparer de notre territoire sans entendre une seule réaction des autorités françaises." Au nom du collectif organisateur de cette marche, Daniel Zaïdani, membre d'Oudaïlia Haqui Za M'mahore, a dénoncé tous ceux qui, à ses yeux, sont responsables de cette situation : Mohamed Bacar, Ahmed Abdallah Sambi "qui pousse les clandestins au djihad", les autorités françaises qui ont "échoué" dans leur politique de lutte contre l'immigration clandestine, le Conseil général, et enfin "une partie de la population" qui "tire des bénéfices économiques conséquents des clandestins". "Il convient désormais de rétablir la réalité du fléau" a poursuivi M.Zaïdani. "A Mayotte on compte 50.000 à 60.000 clandestins" qui sont selon lui la cause de "l'insécurité permanente des biens et des personnes", de "la surpopulation dans les écoles", des files d'attente aux dispensaires… "Alors que le Mahorais offrait son hospitalité sans limite", continuait-il, "l'Anjouanais clandestin s'organisait pour détruire Mayotte". Afin d'en finir avec cette situation, le collectif a fait plusieurs propositions ce dimanche, à l'Etat, au Conseil général et aux maires. Il demande une conférence regroupant les trois pouvoirs (Etat, collectivité départementale et communes) et la société civile afin "de redéfinir les engagements de chacun, les actions à entreprendre, et les résultats attendus" dans le domaine de l'immigration clandestine. VM |
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ANJOUAN |
Justice |
Sambi à Anjouan : "Je vous appelle à faire confiance en la justice"
Lundi 7 Avril 2008 |
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Le président de l'Union des Comores s'est rendu à Anjouan samedi, pour la première fois depuis un an, après la fuite de Mohamed Bacar.
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Le ministre de la Justice satisfait |
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Interrogé par Le Quotidien de la Réunion samedi, le ministre de la Justice de l’Union des Comores, Mourad Saïd Ibrahim, s’est ouvertement réjoui de la décision du gouvernement français de placer Mohamed Bacar et 21 membres de son ancienne garde rapprochée en état d’"arrestation provisoire aux fins d’extradition" (lire article précédent). "Cette décision va dans le sens du dialogue franco-comorien. Notre gouvernement a désormais un mois pour transmettre à la France les demandes d’extradition", a-t-il indiqué. Une série de mandats d’arrêt internationaux ont été transmis aux autorités françaises, rapporte le quotidien réunionnais. Si la France et les Comores n’ont pas signé d’accord d’extradition, les deux pays ont déjà coopéré sur le plan judiciaire. Concernant la peine de mort, "il est encore trop tôt" pour parler des garanties demandées par la France aux Comores afin que la sentence ne soit pas appliquée à l’ancien dirigeant anjouanais et à ses militaires, en cas d’extradition, a affirmé M. Mourad. "Pour Mohamed Bacar, la question ne se pose pas, souligne le ministre de la Justice. Car les faits qui lui sont reprochés ne lui font pas encourir la peine capitale mais une peine de prison allant jusqu’à perpétuité." |
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"Il y a un peu plus de dix ans, quelqu’un a annoncé au monde, au nom de tous les Anjouanais, qu’il a rompu d’avec la République des Comores. Aujourd’hui, j’annonce au nom de vous tous, Anjouanais, que le séparatisme est mort". Telles ont été parmi les premiers mots du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, samedi 5 avril, lors de son retour très attendu à Mutsamudu. Cela faisait un an que Sambi, originaire de Mutsamudu, n'avait pas posé sur le sol anjouanais. Moins de deux semaines après le débarquement et de retour du Sommet de la Ligue arabe, il a ainsi mis fin à un exil forcé quelque peu insolite, qui avait débuté lorsque des gendarmes anjouanais aux ordres de Mohamed Bacar avaient empêché son avion d'atterrir le 2 mai 2007, en pleine campagne électorale. Accueilli en "libérateur" sur l'île qui l'avait élu en tête lors du scrutin présidentiel de 2006 –l'aéroport de Ouani avait été pris d'assaut par des milliers d'Anjouanais dès l'aube- le président Sambi a répété à plusieurs reprises lors d'un meeting au stade Missiri –plein à craquer- : "Le séparatisme est mort", avant d'ajouter : "Les rebelles sont partis, certains en prison à La Réunion, d’autres aux Comores grâce à vous, à notre armée et aux forces de la coalition. Je vous en félicite". "Je sais combien vous avez souffert ; vous avez été torturés. Je vous appelle à faire confiance en la justice. Nul n’a le droit de se faire justice. Gardez-vous des règlements de comptes !", a lancé le chef de l’Etat comorien dans un élan lyrique. Il a ensuite exhorté la communauté internationale à faire renvoyer aux Comores Mohamed Bacar, pour qu'il soit jugé "pour tous les torts qu’il a causés à la nation comorienne et à la population anjouanaise". "J’espère que Mohamed Bacar ne sera pas la cause de brouille entre la France et les Comores unies par des relations de confiance et d’amitié. Le cas de Mohamed Bacar ne doit pas mettre en danger l’entente entre les Comores et la France", a-t-il ajouté, convaincu que "la patrie des droits de l’homme ne protégera pas un homme qui a fait tout ce que l’on sait à son pays". "Ce que les Comoriens n’accepteront pas, c’est que Mohamed Bacar ne soit pas jugé", a-t-il conclu sur ce sujet, évoquant une nouvelle fois la possibilité qu’il soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI de La Haye), faute d’un procès aux Comores. Le président Sambi a par la suite rendu hommage aux dirigeants des pays qui ont fourni des troupes pour former la coalition de libération de l'île d'Anjouan (Tanzanie, Soudan, pour les hommes ; la Libye pour son apport matéri el et financier et le Sénégal pour la planification militaire). Il s’est dit reconnaissant à l'égard du Maroc, de la France et des Etats-Unis, pour les apports importants et "désintéressés" pour la restauration de la légalité dans l’île d’Anjouan. Il a toutefois averti qu’après la libération d’Anjouan, le vrai combat doit commencer : la remise "du pays sur les rails du développement", annonçant ainsi la convocation par la Ligue des Etats arabes, en octobre prochain au Qatar, d’une conférence de solidarité pour le développement des Comores. Dans les principales artères de Moroni et de Mutsamudu, des posters géants du président Sambi sont accrochés aux murs, mais aussi des photos de Mouammar Kaddafi, de Abdoulaye Wade, d’Omar El-Bachir ou encore de Jakaya Kikwete. VM (avec Panapress et AFP) |
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ANJOUAN |
Justice |
Bacar toujours sous la menace d'une reconduite à la frontière
Lundi 7 Avril 2008 |
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Le tribunal administratif de St-Denis-de-la-Réunion a rejeté dimanche 6 avril la requête d’annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière prise le 1er avril à l’encontre de Mohamed Bacar et de ses hommes. Après le rejet par le tribunal administratif de la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière effectué par les trois avocats des 23 hommes, le colonel Bacar et ses 22 compagnons d’armes se trouvent désormais sous le coup d’une mesure d’expulsion. “Dans ce dossier, le politique vient prendre le pas sur le judiciaire”, a précisé à l'audience Me Briot, avocate de M.Bacar. Sa consœur Me Vimala Sandanom a pour sa part évoqué le fait que l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) n'a toujours pas rendu son verdict concernant la demande d'asile des 23 hommes, et qu’à ce titre, “aucune mesure d’éloignement ne peut-être prise.” Alors qu'une quarantaine de manifestants scandaient des messages anti-Bacar à l'extérieur du tribunal, rapporte le Journal de l'île de la Réunion, le président a rejeté les arguments de la défense. L’ouverture des portes du tribunal administratif laisse filtrer par à-coups le bruit des manifestants. Les 23 prévenus ont quitté le tribunal sous forte escorte. 22 d’entre eux, dont M.Bacar, font l’objet d’un ordre d’écrou extraditionnel depuis vendredi. Ils ont été renvoyés dans leurs cellules de la prison de la Rivière-des-Galets et de la maison d’arrêt de Saint-Pierre. VM |
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Développement |
6,2% de croissance moyenne en Afrique pour 2008
Lundi 7 Avril 2008 |
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La croissance en Afrique devrait atteindre 6,2% en moyenne cette année, selon le dernier Rapport économique sur l'Afrique, publié conjointement par l'Union africaine et la Commission économique pour l'Afrique et lancé aujourd'hui. Mais très peu de progrès ont été réalisés dans la majorité des domaines du Consensus de Monterrey de 2002.
«Il reste encore beaucoup à faire à la communauté internationale afin de résoudre la question de la dette extérieure et l';aide au développement », a affirmé aujourd'hui Richard Kozul-Wright, économiste du Département des affaires économiques et sociales de l'ONU, lors du lancement du Rapport économique sur l';Afrique 2008 à New York. Selon le rapport, intitulé «L'Afrique et le Consensus de Monterrey : Performance et progrès du continent», le continent africain a enregistré une forte performance économique pour la troisième année consécutive, avec un taux de croissance moyen de 5,8%. Mais cette croissance n'a pas été suivie par des avancées significatives sur le plan du développement social. Par ailleurs, l'inflation reste plus élevée que dans les autres pays en développement et il y eu une appréciation des monnaies africaines par rapport au dollar, ce qui pourrait affecter la capacité exportatrice du continent. Si les perspectives de croissance pour 2008 fixent le taux à 6,2%, il faut cependant prendre en compte certains paramètres comme la demande de matières premières sur les marchés internationaux, le maintien d'une gestion macroéconomique solide ainsi que la situation sécuritaire et de la bonne gouvernance dans certains pays. Richard Kozul-Wright a, devant la presse, regretté que les engagements du Consensus de Monterrey n'aient pas été tenus dans la majorité des cas. Seul le secteur de la dette extérieure a connu une amélioration, des progrès « encourageants », note le rapport, en ce qui concerne son allègement. Elle demeure cependant, avec 255 milliards de dollars, élevée, a souligné l'économiste. Très peu de progrès ont été enregistrés dans les autres domaines essentiels du Consensus. L'aide a augmenté, mais avec des niveaux insuffisants pour financer une croissance accélérée et soutenue. Les progrès dans la promotion du commerce international en tant que moteur du développement ont été par ailleurs limités et Richard Kozul-Wright a souligné la nécessité des pays développés d'ouvrir leurs marchés aux produits africains, dans le cadre du cycle de Doha. «La récente initiative Aide pour le commerce est la bienvenue», note le rapport, en affirmant que «toutes les parties prenantes à l'initiative doivent d'urgence en accélérer la mise en application afin de ne pas perdre un temps précieux à accroître les capacités des pays africains pour leur permettre de tirer parti des opportunités offertes par le système commercial international ».
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MAYOTTE |
Aide internationale |
L'aide humanitaire se poursuit à Madagascar
Lundi 7 Avril 2008 |
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"Le
Programme alimentaire mondial (PAM)
a entamé une opération aérienne, tandis que le Fonds des Nations Unies pour
l'enfance (Unicef)
a distribué des couvertures à plus de 1400 familles. Il a aussi loué un
hélicoptère pour mener des campagnes massives de vaccination et livré 6.000
moustiquaires aux dirigeants et anciens des villages », a informé la semaine dernière
un porte-parole du Secrétaire général lors d'un point de presse de l'ONU à New
York. Le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires fait état de 332.391 personnes touchées par les cyclones Fame, Ivan et Jokwe,
qui ont frappé Madagascar en janvier, février et mars respectivement. Environ
191.182 personnes se retrouvent sans abri. Le sud-est du
pays, une zone difficile d'accès, est au centre des préoccupations, car la
population y a entamé les dernières réserves alimentaires. La communauté
humanitaire (agences de l'ONU et organisations non-gouvernementales
partenaires) est en train d'organiser une action spécifique pour y
apporter son aide.
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MOHELI |
Histoire - Patrimoine |
Les Créoles de Maurice peuvent maintenant retracer leurs racines
Lundi 7 Avril 2008 |
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Les Créoles de l’Ile Maurice qui sont principalement des descendants d’esclaves auront désormais l’occasion de retracer leur généalogie par le biais d’un site Web qui a été installé au Royaume-Uni, a appris APA samedi à Port-Louis. Lindsay Morvan, un membre du comité directeur du centre Nelson Mandela pour la culture africaine et créole (NMCACC), écrit dans un communiqué publié samedi que ce site entend donner une opportunité aux Mauriciens de descendance africaine et malgache la possibilité de retracer leur passé ancestral.Ce projet appelé "Origins" a été lancé par le NMCACC et Mme Vijaya Teeluck, professeur à l’université de Maurice.Il a été très difficile pour les Créoles d’établir leur arbre généalogique étant donné que [ La suite sur le site ... ] |
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MAYOTTE |
Sciences & Technologies |
Le Haut-débit arrive à Madagascar et en Afrique de l'Est.
Lundi 7 Avril 2008 |
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Dès le milieu de l'année 2009, un câble de 1800 km baptisée LION va relier Madagascar au réseau haut-débit alors que le câble EASSY dont la construction vient de commencer devrait être opérationnel en 2010.
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La solution Orange qui reliera bientôt Madagascar au câble Sat3-Wasc-Safe. |
Pour qu'enfin Madagascar bénéficie du haut débit à prix compétitif, Orange a décidé d'investir dans un projet d'envergure avec la réalisation d'un câble sous-marin en fibre optique de 1 800 km. Dès mi 2009, la câble baptisé LION reliera Madagascar au câble Sat3-Wasc-Safe dèjà existant dans la région, indique la filiale de France Télécom dans un communiqué.La Grande Ile sera ainsi reliée au reste du monde via la Réunion et l'Ile Maurice, les deux points de connexion au câble Safe, reliant lui-même [ La suite sur le site ... ] |
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Coopération régionale |
Le Mozambique va représenter la SADC à l`OIT
Lundi 7 Avril 2008 |
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Le Mozambique a été choisi pour représenter la région SADC (Communauté de développement d`Afrique australe) au Conseil d`administration de l'Organisation internationale du travail (OIT) basée à Genève, en Suisse. D'après un communiqué de presse du ministère du Travail, la décision a été prise unanimement et par acclamation, jeudi 3 avril, lors de la réunion des ministres du Travail et de l'Emploi de la SADC à Maseru, capitale du Lesotho. La ministre du Travail du Mozambique, Helena Taipo, a remercié les autres participants pour leur confiance envers le Mozambique. Mme Taipo a promis que le Mozambique ferait de son mieux pour représenter la région avec succès "mais avec votre aide, car c'est un devoir pour nous tous de faire en sorte que cette région soit forte et mieux représentée au plus important forum mondial ayant trait à l'emploi, au travail et à la sécurité sociale". "Le choix du Mozambique une fois de plus place ce pays dans une posture de prestige sur la scène internationale", a ajouté Mme.Taipo. Le Mozambique a déjà un représentant résident à Genève, qui agit comme un lien entre son pays et le siège de l`OIT. Le Mozambique est devenu membre adjoint du conseil d`administration de l'OIT en 2006 et maintenant il remplace l`Afrique du Sud en tant que membre titulaire, représentant la région SADC.
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Politique |
Nelson Mandela bientôt retiré d'une liste noire américaine
Lundi 7 Avril 2008 |
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L'ancien président sud-africain Nelson Mandela et son parti, le Congrès national africain (ANC), devraient être prochainement retirés d'une liste noire américaine antiterroriste, aux termes d'un nouveau projet de loi. «Il est honteux que les États-Unis traitent encore l'ANC de cette façon, seulement parce que l'ancien régime d'apartheid sud-africain la qualifiait d'organisation terroriste», a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Howard Berman. «C'est incroyable, Nelson Mandela a toujours besoin d'une autorisation spéciale pour entrer aux États-Unis, parce qu'il a courageusement dirigé l'ANC. Quelle honte!», a ajouté M. Berman dans un communiqué, estimant que ce projet de loi corrigerait la situation. Aucune date n'a été fixée pour l'adoption de ce texte, qui devrait cependant être facilement adopté par le Congrès, avec le soutien du département d'État, selon la commission. (Saphirnews)
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Développement |
Afrique : le pillage des cerveaux continue
Lundi 7 Avril 2008 |
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C’est un crime, un vrai ! Le recrutement massif de personnels de santé africains par les pays riches devrait être considéré comme un crime international. C’est en tout cas l’avis d’un médecin canadien qui signe, dans le Lancet, un point de vue au vitriol. Car la fuite des cerveaux hypothèque l’avenir des systèmes de santé africains.Certes ce commerce, car c’est vraiment de cela dont il s’agit, n’est pas nouveau. Le problème a même fait l’objet d’un rapport spécial à la dernière Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement. C’est pourtant la première fois qu’il est assimilé à un crime. Et de surcroît, dans une revue scientifique [ La suite sur le site ... ] |
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