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La lettre de Malango N°29
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La lettre de Malango
N°
29
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Jeudi 10 Avril 2008
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" La Lettre de Malango"
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Le mensuel revient en les analysant sur les événements qui ont touché les quatre îles de l'archipel ces dernières semaines, sur les zones d'ombre qui flottent autour et sur les amalgames.
Le dossier du mois, intitulé "La démocratie par procuration à Maore" est consacré aux élections à Mayotte, émaillées de nombreuses irrégularités.
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ANJOUAN |
Justice |
Douze proches de Bacar emprisonnés
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Dix-sept membres et proches de la famille de Mohamed Bacar, et deux membres de la Force de gendarmerie anjouanaise (FGA) ont été arrêtés mardi 8 avril en début d'après-midi à Hajoho, le village anjouanais d'où le colonel s'est lui-même enfui le 26 mars (lire l'enquête sur sa fuite dans Kashkazi n°71, en kiosques à partir du 10 avril) en direction de Mayotte. Parmi eux, la mère de l'ancien président, son frère aîné Ibrahim, directeur de l'enseignement supérieur sous le régime déchu, son beau-frère, et les enfants de sa sœur Fatima, présidente de l'Université de l'île, et introuvable jusqu'à ce jour. Selon notre correspondant sur place, le groupe, qui comptait au moins un enfant en bas âge, s'apprêtait à embarquer sur une vedette à destination de Mayotte lorsque d'autres candidats au départ se sont approchés. L'un des quatre soldats qui accompagnaient les fuyards –deux d'entre eux étaient armés- a ouvert le feu pour les disperser, semant la panique et attirant l'attention des militaires soudanais postés à l'entrée du village. Deux seulement des quatre FGA ont été arrêtés, les deux autres ayant réussi à s'enfuir. Parmi les personnes interceptées, douze proches de Bacar ainsi que les deux soldats capturés ont été conduits en prison VM |
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ANJOUAN |
Défense - Conflits |
Moroni s'interroge sur l'après-débarquement
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Le débarquement, et après ? Passée l'euphorie des premiers jours, c'est l'interrogation qui ressort des débats publics et de la presse moronienne. Si le directeur d'Al-watwan Mohamed Boudouri s'est dans un premier temps enflammé sur la victoire "éclatante" et "merveilleuse" du président, de l'armée et du peuple comorien tout entier, les éditorialistes du journal d'Etat ne cessent depuis de dresser les enjeux auxquels sera prochainement confronté le pays. Derrière le soulagement amené par le dénouement relativement paisible de l'intervention armée, les journalistes traduisent l'inquiétude générale : et si, alors que le pays semble avoir les cartes en main pour prendre un nouveau départ, il ratait ce rendez-vous crucial ? Ali Moindjie (1) rappelle ainsi que parmi les Anjouanais qui ont adhéré au séparatisme en 1997, "beaucoup étaient des citoyens ordinaires, lassés par la pauvreté et l'absence de perspectives, et qui avaient cru effectivement bien faire pour leur famille et leur descendance parce qu'ils en avaient assez d'être piétinés, spoliés, méprisés, volés (…) Les masses populaires sont capables d'accepter n'importe quoi pour espérer mettre fin à leur calvaire quotidien", poursuit le journaliste avant d'avertir : "Il reste à espérer que nos dirigeants ont assimilé ces leçons et qu'ils ont bien inscrit sur leur tablette que la préservation de l'unité et de l'intégrité nationale n'a de sens que si la nation se préoccupe de tous ses membres sur le même pied d'égalité. Si on remet sur le feu les vieilles recettes du chauvinisme et du favoritisme (…) alors d'autres Mohamed Bacar vont réapparaître inévitablement avec des idées et des armes, peut-être, encore plus redoutables. Pas forcément à Anjouan." Autre enjeu crucial : la réinsertion des membres de la Force de gendarmerie anjouanaise, parmi laquelle "la rébellion a sapé tout repère républicain", écrit Ahmed Ali Amir (1). Pour le journaliste, "cette réinsertion ne sera efficace que si les militaires qui se sont rendus coupables d'exactions sont jugés. Mais il existe surtout des centaines et des centaines de jeunes enrôlés dans ces forces et qui ont servi à mettre en pratique les sales besognes du colonel. Pour eux, la nation doit se préoccuper de leur apprendre un métier d'avenir rapidement et à leur trouver des débouchés rapidement". Il s'agit là, souligne-t-il, "d'une des conditions pour (…) priver à jamais les séparatistes, des éléments incontrôlés, éparpillés dans la nature, détenteurs d'armes, et prêts à les reprendre pour assouvir des ambitions et des intérêts qui les dépassent souvent". VM
(1) Al-watwan du mercredi 9 avril 2008 |
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : une cellule d'urgence médico-psychologique mise en place
Mercredi 9 Avril 2008 |
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A la suite des émeutes du jeudi 27 mars au cours desquelles 18 personnes ont été blessées selon les données officielles, le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), la Direction de l'action sanitaire et sociale (DASS) et le Conseil général ont mis en place une cellule d'urgence médico-psychologique.
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Dans un communiqué envoyé à la presse mardi 8 avril, le parquet du Tribunal de première instance de Mamoudzou "informe les personnes ayant été victimes de violences sur leur personne ou de dégradations sur leurs biens qu’elles sont invitées à aller déposer plainte au commissariat de police de Mamoudzou ou dans l’une des brigades de gendarmerie de l’île." |
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Piloté par la DASS, le dispositif qui associe le service Santé du Conseil général, le Centre de santé mentale du CHM, les acteurs de la médecine libérale libéral et le vice-rectorat, a été officiellement mis en place vendredi 4 avril. Un peu tard, selon certaines personnes encore marquées par les émeutes du 27 mars. "Après les événements, il ne nous est pas immédiatement venu à l'esprit que ça relevait de ce genre de disposition", a indiqué Danielle Mouffard, la directrice de la DASS, au cours d'une conférence de presse. En effet, si ce genre de cellule de crise est préparée à des accidents tels qu'un crash d'avion, les émeutes du 27 mars sont peu envisagées. "C'est en écoutant les gens que nous avons compris la nécessité de mettre en place cette cellule psychologique", a avoué Mme Mouffard. Selon les autorités, une vingtaine de personnes se sont déjà présentées au CHM pour un soutien psychologique, essentiellement des métropolitains traumatisés par les violences du 27 mars. "Elles se disent : 'Je suis victime mais je n'aurais pas dû me trouver là'. Elles ont donc honte d'être victime", a indiqué la responsable du Cntre de santé mentale du CHM, Mme Lefèvre. "Le problème est que nous ne connaissons ni le nombre ni l'état des personnes traumatisées par ces évènements, et en général les plus touchées ne sont pas celles qui viennent demander une consultation" a reconnue la directrice de la Dass. Autre souci : cette cellule est censée être assurée par des personnes non touchées par les évènements. Il a donc fallu faire appel à du personnel de la Réunion -10 d'entre eux sont arrivés lundi 7 avril à Mayotte- et de la région Midi-Pyrénées en France hexagonale -3 personnes sont arrivées mardi- pour assurer le suivi des "patients". Ce personnel devrait rester une semaine. Entre temps, des groupes de parole ont été mis en place, qui devraient être suivis de consultations individualisées. Selon les spécialistes, la névrose post traumatique chronique, qui peut découler du choc provoqué par les évènements, se caractérise par une méfiance et une peur de l'autre excessive, associée à la honte d'être une victime. "Le danger, c'est de rester seul avec cette souffrance", a indiqué Mme Lefèvre. VM
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ANJOUAN |
Justice |
L'Union des Comores réclame à nouveau l'extradition de Bacar
Mercredi 9 Avril 2008 |
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Le gouvernement de l'Union des Comores a renouvelé mardi 8 avril sa demande auprès de la France pour que le président déchu de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, soit extradé et puisse être jugé à Moroni.
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Lundi 7 avril, Mohamed Bacar a été placé en cellule d’isolement au centre pénitentiaire du Port, où il est incarcéré depuis vendredi 4 avril. Selon les autorités, il a été décidé de le placer en cellule pour sa sécurité. Des détenus comoriens de la prison l'auraient en effet menacé. |
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"Nous ne serons entièrement satisfaits que si Mohamed Bacar est renvoyé aux Comores pour être jugé par la justice comorienne", a indiqué à l'AFP Abdourahim Said Bakar, porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores. "Nous faisons confiance à la justice française pour suivre la logique judiciaire, qui est de renvoyer Mohamed Bacar aux Comores pour y être jugé pour ses crimes", a-t-il ajouté. Le colonel Bacar, qui s'était maintenu au pouvoir à Anjouan après des élections jugées illégales par le gouvernement fédéral et l'Union africaine (UA), est accusé notamment de torture et est passible de la peine de mort. Au cours d'un meeting populaire qui s'est tenu samedi à Mutsamudu (lire : Sambi à Anjouan), Ahmed Abdallah Sambi avait suggéré que "si la France ne peut pas l'envoyer aux Comores, alors elle pourrait le faire juger par le tribunal international de la Haye". Incarcéré pour l'heure à la Réunion, Mohamed Bacar, qui a été placé en cellule d'isolement (lire ci-contre) attend la décision de l'OFPRA, organisme chargé d'étudier sa demande d'asile en France. Elle devrait intervenir la semaine prochaine. Une requête du préfet de la Réunion prévoit l'expulsion du colonel "vers un pays où il serait légitimement admissible". Accusé par Moroni d'avoir aidé le colonel à fuir les Comores, la France a réagi mardi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a démenti que les allégations de l'Union des Comores. "Nous ne pouvons pas être suspects d'avoir protégé M. Bacar", a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse, en soulignant que Paris avait appuyé l'opération militaire qui l'a débarqué, en transportant au Comores des forces tanzaniennes qui y ont participé. "Nous n'avons participé en rien à son ascension ou à son maintien au pouvoir à Anjouan, au contraire", a ajouté le ministre en soulignant que Paris était "en accord complet" avec l'Union africaine sur la nécessité de le faire partir. "Notre souci, je ne sais pas comment nous y parviendrons en termes juridiques, est de remettre le colonel Bacar aux autorités comoriennes", a-t-il terminé. VM (avec AFP) |
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ANJOUAN |
Justice |
Comores : le gouvernement Sambi "rassuré" par Kouchner
Jeudi 10 Avril 2008 |
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La déclaration du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a affirmé mardi 9 avril que "notre souci, je ne sais pas comment nous y parviendrons en termes juridiques, est de remettre le colonel Bacar aux autorités comoriennes", a été "appréciée" par celles-ci. "Nous saluons la déclaration de M. Kouchner qui a démontré que la justice française ne s'oppose pas à ce que le colonel Bacar soit remis à la justice comorienne. Nous avons apprécié cette prise de position claire, qui rassure le gouvernement comorien sur le fait que la procédure ira jusqu'au bout sans entrave", indiquait en effet jeudi 10 avril Abdourahim Said Bacar, porte-parole du gouvernement comorien, en réaction à la déclaration du ministre français des Affaires étrangères. Une mission française est par ailleurs attendue prochainement à Moroni. Conduite par Alain Moureau, ambassadeur délégué pour la coopération régionale pour l'océan Indien, et de Rémi Maréchaux, conseiller à la présidence de la République elle devrait "mettre à plat les malentendus", espère Abdourahim Said Bacar. Selon le porte-parole du gouvernement, cette visite pourrait marquer "le début du calendrier" d'une réunion du "comité de haut niveau" qui avait été annoncée lors de la rencontre entre Ahmed Abdallah Sambi et Nicolas Sarkozy. Le président comorien l'a en tous cas appelée de ses vœux lors de son discours au stade de Missiri de Mutsamudu, à Anjouan, le 5 avril. VM
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ANJOUAN |
Défense - Conflits |
Sambi veut augmenter le budget de l'Armée
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, envisage de revoir à la hausse le budget de la défense nationale pour permettre à l’armée comorienne de mieux assurer sa mission. "S’il faut que l’enveloppe budgétaire de la défense soit accrue pour cela, je ne m’empêcherais pas de le faire" a déclaré le président Sambi au cours d’une cérémonie dédiée à la libération de l’île d’Anjouan mercredi 9 avril. Le président comorien a, en outre, mis en garde l’armée nationale contre tout excès de triomphalisme après le succès de l’opération de rétablissement de l’ordre à Anjouan. "C’est maintenant que le plus dur reste à faire, parce que vous devez assurer la paix et la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire national", a-t-il affirmé. Selon lui, l’histoire des Comores est malheureusement une suite de coups d’Etat et de manœuvres de déstabilisation, martelant : "Jamais nous n’avons vécu en paix depuis l’indépendance. Il vous appartient désormais", a-t-il ajouté à l’adresse des militaires, "de faire en sorte que les Comoriens, où qu’ils soient, se sentent en sécurité." Sambi a dit vouloir instaurer de nouveaux rapports entre l’Etat et le citoyen. "Nous avons la fâcheuse manie de nous demander ce que la nation peut faire pour nous ; nous devons aussi nous poser la même question s’agissant de notre propre contribution au développement du pays" a-t-il poursuivi. Le gouvernement comorien s’est également engagé à doter l’Armée nationale de développement (AND) d’une unité marine, étant donné la nature géographique des Comores. (APA)
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : le SE réclame à nouveau l'indexation
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 10 avril, le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma), majoritaire dans le premier degré, utilise les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui a récemment annoncé que l’indexation des retraites des fonctionnaires accordée aux métropolitains qui choisissent de vivre en outremer sera supprimée, pour remettre sur le devant de la scène une vieille revendication : l'indexation de tous les fonctionnaires à Mayotte. "Si cette décision peut paraître juste (pour certains), nos parlementaires devraient se saisir de cette aubaine pour enfin aborder l’indexation des salaires des agents publics à Mayotte", indique Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE-CGT-Ma. "En effet" poursuit-il, "en quoi est-ce équitable le fait que, contrairement aux autres agents publics des DOM et TOM, ceux de Mayotte ne bénéficient pas de l'indexation des salaires, et ce, au mépris de la loi ? D’autant plus que : le SMIG à Mayotte est à 750 euros ; plus de la moitié des agents publics sont payés à moins de 800 euros par mois ; l’inflation en 2007 a été de 2.5% en métropole et de 5% à Mayotte ; le tarif du médecin généraliste à 26 euros alors qu'en métropole il est de 22 euros ; le préfet a décidé en fin 2007 l’augmentation des prix du carburant et des tarifs des taxis ; sur la base de la prime ultra marine accordée aux agents de la Poste, les postiers de Mayotte ont désormais droit à une prime de 100 euros, reconnaissant de fait la cherté de la vie à Mayotte ; certains travailleurs à Mayotte ont droit à l’indexation des salaires (retraités, médecins, gendarmes, agents de RFO, …) et d’autres fonctionnaires ont droit à l’indemnité d’éloignement". Le SE-CGT-Ma réclame l'indexation pour les instituteurs depuis le mouvement de grève de 2007, qui avait duré quatre mois. VM |
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MADAGASCAR |
Immigration clandestine |
Naufrage d'un kwassa au large de Mayotte : 2 disparus
Mercredi 9 Avril 2008 |
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Une vedette chargée d'une trentaine de passagers en provenance d'Anjouan a fait naufrage dans la nuit du 7 au 8 au large de Mayotte.
Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 avril, un kwassa a fait naufrage vers minuit en tentant de franchir la barrière de corail, au nord-ouest de Mayotte, à l'ouest de l'îlot M'tsamboro. Selon les informations fournies par Les Nouvelles de Mayotte, 32 personnes étaient à bord de ce kwassa : 30 ont été secourues et 2 sont portées disparues. Dès l'annonce du naufrage, une cellule de crise rassemblant l'ensemble des acteurs du secours a été mise en place à la préfecture. Les 30 passagers sauvés des eaux ont été pris en charge médicalement et transportés à l'hôpital de Mamoudzou vers 5 heures du matin, après avoir été transportés sur des vedettes de la Police aux frontière. Ils souffraient d'hypothermie et de légères éraflures dues aux coraux. Concernant les éventuels disparus, les recherches se sont poursuivies mardi afin de localiser les deux derniers passagers qui ont pu être identifiés comme étant les passeurs. Les moyens aériens et maritimes présents à Mayotte ont été mobilisés.
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OCEAN INDIEN |
Politique |
A la Réunion, Jégo veut la transparence sur les fonds de la continuité territoriale
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo, en visite surprise jeudi 10 avril à la Réunion, a réclamé plus de transparence et d'efficacité dans l'utilisation des fonds de l'Etat en faveur de la mobilité professionnelle et de la continuité territoriale.
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Yves JEGO |
Alors que sa visite, destinée officiellement à "débloquer" la question de la continuité territoriale avec la métropole, n'était pas prévue, M. Jégo a insisté à St Denis de la Réunion pour que les formations professionnelles entreprises par les jeunes Réunionnais à l'étranger ou en métropole "débouchent sur l'emploi". Il a rappelé que l'Etat a dépensé pour favoriser la mobilité "30 millions d'euros qui ont concerné 5000 jeunes dans tout l'outre-mer". Il a jugé "paradoxal" que l'on ne trouve pas de main d'oeuvre formée à la Réunion et que l'on organise des formations à l'étranger pour permettre aux jeunes d'y trouver un emploi. "Il faut un bon équilibre pour que les Réunionnais puissent bénéficier des crédits de la mobilité mais aussi trouver des débouchés locaux dans les entreprises" a-t-il dit, lors d'un point presse, à l'issue d'une réunion de travail avec les collectivités et acteurs de la mobilité. Il a demandé aux entreprises de "faire un effort pour les contrats d'insertion des jeunes". M. Jégo a annoncé par ailleurs le lancement d'un audit "pour mieux comprendre les circuits de financement" de la mobilité afin "d'y voir plus clair et de redéfinir une stratégie". Le secrétaire d'Etat a également longuement évoqué un contentieux avec le conseil régional portant sur le fonds de la continuité territoriale destiné aux familles non imposables, sous forme d'un chèque-voyage. Cette aide a été suspendue depuis septembre dernier par la Région qui reproche à l'Etat de ne pas lui avoir versé les sommes promises. "Nous ne devons de l'argent à personne" a répliqué Yves Jégo, selon lequel "c'est le conseil régional qui doit plus de 9 millions d'euros à l'Etat" pour les années 2004 et 2005. Le ministre a indiqué que si ces sommes n'étaient pas remboursées par la Région dans un délai de 3-4 ans, "l'Etat pourrait envisager de prendre à sa charge la gestion du fonds". Il a appelé la collectivité à ne pas refuser "la main tendue par l'Etat". (avec AFP) |
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ANJOUAN |
Justice |
Anjouan : Lasbadias en prison
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Le Français "Jean-Louis Victor Alexandre Gayout de Falco de Puyraveau-Puybereau de Miglos et Casteldiai, XVe Baron-Seigneur et Roy de Lasbadias", qui revendique la nationalité anjouanaise qui lui a été accordée en 1997 par le régime séparatiste, a été arrête à Anjouan il y a quelques jours. Selon une source gouvernementale, "de lourdes charges pèsent contre lui". Arrivé avec son jeune fils en pleine genèse de l'Etat sécessionniste après avoir pris contact avec le docteur Zaïdou, l'un des idéologues du mouvement basé à la Réunion, cet original poursuivait dans l'archipel un vieux rêve séparatiste que sa famille n'avait pu réaliser en Occitanie. Il participera à l'encadrement des miliciens avant d'être nommé "ambassadeur plénipotentiaire extraordinaire itinérant de l'Etat d'Anjouan", puis de prendre durant quelques semaines la direction de la région de Domoni. Marié dans cette même région, où il vivait avec sa jeune épouse comorienne et leurs enfants, il n'avait pas renoncé à son rêve et s'engageait ponctuellement aux côtés du régime de Mohamed Bacar, à la dernière investiture duquel il n'avait pas manqué d'assister. Récemment, il avait été nommé par le ministre de l'Intérieur du régime rebelle "conseiller juridique des communes du sud" de l'île. VM
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MAYOTTE |
Santé |
Journée mondiale de la santé célébrée à Madagascar
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Divers événements ont eu lieu lundi à Madagascar pour la Journée mondiale de la santé, qui coincide cette année avec le 60e anniversaire de l'OMS. La journée a pour thème "La protection de la santé face aux changements climatiques". Le changement climatique au monde a apporté des catastrophes naturelles, notamment des inondations et la sécheresse dans de nombreux pays. Le changement climatique produit également des maladies mortelles comme la dengue et paludisme, la méningite, le choléra et la malnutrition aggravée en Afrique, rapporte mardi le Quotidien malgache. Il a été signalé que deux personnes sur trois de la population des pays sous developpés sont victimes du changement climatique. Le gouvernement malgache a indiqué qu'on devrait renforcer la protection de la santé, en adoptant des plans de gestion des risques et des techniques de la protection de l'environnement.
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MAYOTTE |
Agriculture - Elevage |
Le Japon va soutenir la révolution verte à Madagascar
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Le Japon a exprimé son soutien à la revolution verte dans la Grande Ile. Le Japon voudrait financer la révolution verte et protéger le bassin rizicole de la grande île, a dit l'ambassadeur du Japon à Madagascar Kawaguchi au ministre malgache de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Marius Ratolojanahary, au cours de leur rencontre mercredi dernier. Les experts japonais essayeront d'augmenter la production de riz et de protéger les rizières contre l'érosion à Alaotra, à 300 kilomètres de la capitale, par le financement du Programme national de bassin versant (PNBV), a rapporté jeudi le quotidien local l'Express. Le bassin de l'Alaotra est l'une des plus grandes zones rizicoles de Madagascar qui couvre plus de 80.000 ha. Après la Banque mondiale et l'Agence française de développement (FAD), le Japon est le troisième sponsor à financer le programme de bassin versant de l'Alaotra.
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Défense - Conflits |
KENYA: Les pourparlers, au point mort, risquent de ralentir le retour des déplacés
Jeudi 10 Avril 2008 |
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La suspension des pourparlers entre les principaux partis politiques kényans, annoncée le 8 avril, pourrait ralentir ou interrompre les progrès réalisés en vue du retour de milliers de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDIP), selon des responsables humanitaires.
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Bénévole s'adressant à des déplacés dans un camp de déplacés internes : la suspension des pourparlers entre le ODM et PNU pourrait ralentir ou bloquer les efforts réalisés en vue du retour dans leurs maisons de milliers de déplacés. (Photo: Julius Mwelu/I |
«En conséquence de cela [la suspension des pourparlers], le processus engagé pour prendre les dispositions nécessaires au retour des PDIP risque d'être ralenti ou suspendu », a indiqué Jeanine Cooper, directrice du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires au Kenya (OCHA-Kenya). « Les organisations humanitaires continueront néanmoins d'aider les PDIP, où qu'ils soient ». Le Mouvement démocratique orange (ODM), parti d'opposition, a suspendu les pourparlers avec le Parti [ La suite sur le site ... ] |
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Immigration clandestine |
La tradition d'hospitalité mise à mal en Afrique du Sud
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Les récentes agressions dont ont été victimes des migrants somaliens, zimbabwéens et mozambicains en Afrique du Sud ont été qualifiées de xénophobes : mais ces agressions ne traduiraient-elles pas un problème bien plus important que la simple peur de l'étranger, un problème bien plus national ?
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Habitants du campement de Brazaville, fiers d'être Sud-africains.
(Photo: Laura Lopez Gonzalez/PlusNews) |
Il y a moins d'un mois, trois hommes ont été tués au cours de lynchages visant des ressortissants étrangers vivant dans les campements sauvages de Brazzaville, Saulsville, Phomolong et Vergenoeg, à l'ouest de Pretoria, la capitale sud-africaine. Pendant que leurs boutiques et leurs domiciles étaient pillés et incendiés, bon nombre des ces étrangers avaient trouvé refuge au commissariat d'Atteridgeville, tout proche ; certains ont été conduits au centre de rétention Lindela en vue d'une expulsion [ La suite sur le site ... ] |
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Consommation |
Des mesures urgentes pour contrer la flambée des prix des denrées alimentaires
Mercredi 9 Avril 2008 |
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« Des mesures urgentes sont nécessaires pour s’assurer que les conséquences négatives à court terme de la hausse des prix des denrées alimentaires n’affectent pas de façon encore plus alarmante les plus pauvres », a déclaré mercredi Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. "Les prix des denrées alimentaires au niveau mondial ont bondi de 45 % sur les neuf derniers mois et il y a de sérieuses pénuries de riz, de blé et de maïs", a rappelé Jacques Diouf devant le premier Forum mondial pour l’agro-industrie à New Delhi.Le Directeur général de la FAO a cité une combinaison de facteurs ayant conduit à une forte hausse des prix, à savoir une production réduite due au changement climatique, les niveaux des stocks historiquement bas, une consommation plus grande de viande [ La suite sur le site ... ] |
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Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Les pays riches doivent assumer les coûts sanitaires du changement climatique
Jeudi 10 Avril 2008 |
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Les pays, essentiellement ceux en voie de développement, pourraient dépenser entre six et 18 milliards de dollars par an d’ici à l’an 2030 pour couvrir les coûts supplémentaires des services de santé, occasionnés par le changement climatique, selon des recherches indépendantes citées par un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est pourquoi les pays riches, responsables du réchauffement climatique, devraient contribuer à couvrir ces frais de santé supplémentaires.
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Les pays pauvres ressentent déjà l'impact des maladies liées au climat, comme la diarrhée. (Photo: David Swanson/IRIN) |
«Ce chiffre repose sur une évaluation réalisée par l’OMS, selon laquelle le réchauffement climatique modeste qui se produit depuis les années 1970 provoquait déjà plus de 150 000 décès superflus par an dans les années 2000. Les coûts et les estimations sont sans doute plus élevés, aujourd’hui », selon Diarmid Campbell-Lendrum, l’un des auteurs du nouveau rapport de l’OMS, publié à l’occasion de la Journée mondiale de la santé. Cette évaluation reposait sur plusieurs études de l’impact des maladies [ La suite sur le site ... ] |
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