Les numéros en html :
|
La lettre de Malango N°38
|
|
Communiquer sur
La Lettre de Malango ?
06 39 29 13 13
|
|
|
|
|
Si vous ne souhaitez plus recevoir la Lettre de Malango :
En cas de problème de lecture, vous pouvez consulter la Lettre de Malango sur le site
|
|
La lettre de Malango
N°
38
|
|
Vendredi 16 Mai 2008
|
|
Vous êtes
13951 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"
|
Le mensuel revient en les analysant sur les événements qui ont touché les quatre îles de l'archipel ces dernières semaines, sur les zones d'ombre qui flottent autour et sur les amalgames.
Le dossier du mois, intitulé "La démocratie par procuration à Maore" est consacré aux élections à Mayotte, émaillées de nombreuses irrégularités.
|
|
|

|
|
|
|
 |
|
COMORES |
Relations internationales |
A Moroni, la "visite du ministre des colonies" indispose
Vendredi 16 Mai 2008 |
|
|
Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, est arrivé à Moroni jeudi 15 mai en milieu d'après-midi, après une courte escale à Mayotte (lire l'encadré).
|
|
|
Avant de se rendre à Moroni, M. Jégo a fait une courte escale à Mayotte, où il a défendu l'idée d'une coopération régionale soutenue. |
|
"Développer la coopération" |
|
Quelques heures avant son arrivée à Moroni, le secrétaire d'Etat a reçu un accueil bien plus chaleureux à Mayotte. |
|
Arrivé en fin de matinée, il s'est offert une petite virée en bateau afin de rejoindre directement depuis l'aéroport l'hôtel Sakouli, où s'est tenu ces deux derniers jours la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien. Devant les ambassadeurs français de la zone ainsi que des représentants du Conseil général et du Conseil régional de la Réunion, M. Jégo a affirmé sa volonté de voir émerger de nombreux projets en matière de coopération régionale. "Dans ce monde en mutations, face aux crises alimentaires, au défi énergétique, au changement des lieux de production vers des pays qui ne sont pas si éloignés de nous [l'Inde et la Chine, ndlr], nous devons réagir et agir" a-t-il asséné. Dans ce contexte, "la coopération régionale doit être un axe fort de la politique de l'outremer français". Il faut sinon en finir, du moins dépasser, selon lui, "les liens charnels" hérités du passé entre l'outremer et la métropole. "C'est une réalité qu'il ne faut pas nier" a-t-il dit, "mais il faut aussi savoir ouvrir nos économies vers notre environnement immédiat quand les enjeux de la mondialisation en offrent l'opportunité". Si les élus réunionnais ont bien compris cet enjeu depuis quelques années, qu'en pensent les élus mahorais ? s'est interrogé Yves Jégo. "J'entends votre volonté de voir Mayotte devenir une RUP [Région ultra-périphérique de l'Union européenne, ndlr]. Mais une RUP pour quoi faire ? Dans quel objectif ? Dans quelles perspectives ? Voilà l'enjeu !" Citant le tourisme, la pêche, l'activité portuaire et l'agriculture comme des domaines dans lesquels la coopération doit se développer entre les îles de la zone, le secrétaire d'Etat a demandé aux ambassadeurs français et aux élus réunionnais et mahorais "des actes forts et visibles" et "des accords précis, écrits, chiffrés avec les pays partenaires". Ainsi la coopération sera source "de paix et de fraternité", a-t-il conclu non sans faire référence à son voyage délicat à Moroni et à la tension entre les responsables de l'Union des Comores et Mayotte… |
|
Il y a rejoint son homologue chargé de la Coopération, M. Joyandet, afin de prendre part à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Sa venue a provoqué une manifestation jeudi matin, organisée par les députés de l'Union. Dans la matinée, plusieurs dizaines de manifestants se sont amassés dans le centre de la capitale pour dénoncer cette visite qualifiée d'"inopportune". Une trentaine de députés de l'Union, dont le président de l'Assemblée, Saïd Dhoifir Bounou, ont manifesté leur hostilité en marchant pacifiquement, depuis l'Assemblée de l'Union, jusqu'à l'Assemblée de l'île de la Grande-Comore, où ils ont improvisé un rassemblement. Alors que des banderoles arboraient des slogans tels que "Non à la visite aux Comores du ministre français des colonies" ou "Non à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte par la France", à la tribune, les députés ont lu un communiqué rédigé la veille lors de l'assemblée générale, dans lequel ils condamnent "la décision du gouvernement comorien de lever l'interdiction de refoulement des Comoriens se trouvant à Mayotte" et la visite des deux secrétaires d'Etat français, estimant qu'il s'agit d'une "provocation". En effet, ils n'encaissent pas la présence dans cette délégation d'Yves Jego, qualifié de "ministre des colonies" et à qui les députés reprochent des "propos désobligeants" vis-à-vis des autorités comoriennes tenus avant que Sambi ne rouvre les frontières. Après quelques discours, la foule s'est dispersée aux alentours de midi. Arrivé vers 16 heures, M. Jégo n'a donc pas assisté à cette manifestation. Dès son arrivée dans la capitale comorienne, Yves Jégo a rejoint son homologue chargé de la Coopération, Alain Joyandet, afin de participer à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Il a par la suite rencontré le ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, puis le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Outre le cas Bacar, auquel l'Ofpra a refusé l'asile tout en s'opposant à un renvoi aux Comores (lire par ailleurs), les hauts responsables ont évoqué la question des reconduites à la frontière, celle de Mayotte, et celle de la reprise d'une coopération soutenue. Trois conventions devaient être signées hier soir entre la France et les Comores, dont une doit prendre en charge les arriérés des salaires des fonctionnaires comoriens en poste à Anjouan. VM |
|
|
AFRIQUE |
Francophonie |
Joyandet: "il y a du travail pour redresser l'image de la France" en Afrique
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a estimé samedi à Dakar qu'il avait "du travail à faire pour redresser l'image de la France" en Afrique, où ce pays réalise des projets "fantastiques" mais peu connus.
|
|
|
Alain Joyandet, secrétaire d'état à la Coopération. |
"La coopération (entre la France et les pays africains) se porte bien, elle est même au-delà de ce que je pensais", mais "on ne le fait pas assez savoir", a déclaré à l'AFP M. Joyandet, qui doit achever dimanche au Sénégal une tournée ouest-africaine l'ayant précédemment mené au Niger et au Bénin. Il a expliqué avoir constaté lors de ses visites sur le terrain "une vraie distorsion" entre les activités menées en Afrique par la France dans le cadre de la coopération, avec "tous les projets qui sont réalisés, le résultat dans l'économie du continent", et "en même temps un sentiment de +pas assez de France+, de +manque de France+". "Donc, il y a du travail à faire pour redresser l'image de la France sur le continent africain, a-t-il estimé. Pourtant, "des choses fantastiques existent grâce à la coopération", a-t-il soutenu, en citant l'exemple d'un laboratoire de l'Institut Pasteur à Dakar produisant 12 millions de doses de vaccins par an. Cette production, qui "représente 20% du volume des vaccins (antiamarils) au niveau mondial", est réalisée "avec les produits financiers de la coopération. Je me dis que c'est ça, la coopération", a ajouté le secrétaire d'Etat français. Interrogé sur les commentaires de plusieurs ONG qui avaient vu le changement de portefeuille de son prédécesseur comme une victoire des réseaux de la "Françafrique", Alain Joyandet a répondu qu'il voulait "faire la synthèse" entre les anciennes et la nouvelle relations" France-Afrique. M. Joyandet a été nommé en mars dernier en remplacement de Jean-Marie Bockel (désormais secrétaire d'Etat français à la Défense), qui avait promis de "signer l'acte de décès de la +Françafrique+". Cette déclaration aurait précipité ce changement de portefeuille, selon des ONG qui dénoncent le soutien de Paris à des régimes africains jugés autocratiques et corrompus. "Je veux faire la synthèse entre l'ensemble des générations de responsables pour construire. (...) Pour moi, tuer telle ou telle relation, ce n'est pas comme ça qu'on construit", a déclaré Alain Joyandet. "Il faut faire la synthèse entre les anciennes relations entre la France et l'Afrique, et la nouvelle relation qui est une relation de partenariat. (...) Chacun, chaque génération apporte sa contribution", a-t-il insisté. Arrivé vendredi à Dakar, M. Joyandet a été reçu le soir même par le président sénégalais Abdoulaye Wade. Il doit quitter le Sénégal dimanche, après avoir visité différents sites dans la région de Saint-Louis (nord).
(AFP)
|
|
|
MAYOTTE |
Coopération régionale |
Mayotte veut développer la coopération régionale, si…
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
A l'occasion de la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien, qui se tient à Mayotte ces 14 et 15 mai, les responsables de la majorité du Conseil général de Mayotte ont affirmé leur volonté de développer la coopération régionale à condition que le choix des Mahorais soit reconnu.
|
Christian Job absent |
|
|
|
Si une grande partie des ambassadeurs français de la région sont présents (ou se font représenter) à cette conférence, celui en poste à Moroni, M. Job, s'est fait remarquer par son absence. M. Moureau a expliqué qu'il n'avait pu se rendre à Mayotte en raison des préparatifs de la visite à Moroni des deux secrétaires d'Etat français à l'Outremer (Jégo) et à la Coopération (Joyandet), ce jeudi 15 mai. |
|
Plusieurs ambassadeurs français de la région, ainsi que les représentants des deux collectivités réunionnaises (Conseil général et Conseil régional), le préfet de Mayotte et son homologue de la Réunion, ont assisté mercredi 14 mai à l'ouverture (à l'hôtel Sakouli) de la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien, présidée par Ahmed Attoumani Douchina, président du Conseil général de Mayotte, et Alain Moureau, ambassadeur français en charge de la coopération régionale dans l'océan Indien. Des débats ont été menés toute la journée, autour du thème : "L'action de l'Europe dans l'océan Indien". A cette occasion, M.Douchina a rappelé sa volonté de développer la coopération régionale. Il s'agit d'une de ses deux priorités, avec l'érection de Mayotte en département d'outremer. Les deux sont d'ailleurs intimement liés, pense-t-il. "Le 23 janvier 2008", a-t-il expliqué, "le secrétaire d'Etat à l'Outremer a rappelé que l'évolution statutaire devra être conduite parallèlement au développement de l'intégration de Mayotte dans son environnement régional. C'est dire que cette évolution statutaire va de pair avec la place que notre île doit prendre dans cette région". Pour cela, a-t-il indiqué, l'accession au statut de Région ultra-périphérique (RUP) de l'Union européenne sera un atout qui permettra à Mayotte de bénéficier de financements plus conséquents. L'Europe pourra alors "s'appuyer sur Mayotte" pour développer sa coopération régionale. L'île sous administration française pourra alors "entamer une nouvelle politique de coopération avec ses voisins, plus particulièrement les Comores". Pour ce faire, M.Douchina a demandé à la France "d'avoir l'ambition pour Mayotte en terme de politique de coopération régionale", et d'œuvrer en faveur de l'admission de Mayotte au sein de la Commission océan Indien (COI). Toutefois, cette volonté de se tourner vers l'extérieur doit s'accompagner, à précisé M. Douchina, d'un effort des voisins qui devront reconnaître le choix des Mahorais de rester français. Une condition sine qua non réitérée par Soiderdine Madi, conseiller général d'Acoua, pour qui "rien ne pourra se faire sans un total respect mutuel des différents intervenants". "Mayotte entend faire respecter son choix !" a-t-il asséné. Le sénateur Adrien Giraud lui a emboîté le pas en affirmant que "pour coopérer, il faut être deux". M. Moureau a pour sa part affirmé comprendre les revendications des élus mahorais. Il a évoqué une "normalisation" des relations entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais "pour cela, il faudra disposer de ressources supplémentaires pour aider au développement des îles voisines", a-t-il conclu. VM
|
|
|
MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Les instituteurs mahorais poursuivent la grève
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
Les instituteurs mahorais ont entamé mercredi 14 mai leur deuxième jour de grève. Selon le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma) qui appelle à la grève (Lire acticle précédent), près de 150 enseignants ont manifesté à Mamoudzou, devant le vice-rectorat puis au Conseil général. Après l'échec de la réunion avec le secrétaire général de la préfecture mardi soir, ils ont rencontré le directeur général des services de la Collectivité mercredi matin. "Il nous a promis d'organiser une réunion entre la préfecture, le Conseil général et les grévistes", affirme-t-on du côté des syndicalistes. La grève a été reconduite pour ce jeudi 15 mai.
|
|
|
COMORES |
Justice |
L'Ofpra juge "fondées" les craintes de persécutions aux Comores de Bacar
Jeudi 15 Mai 2008 |
|
|
Ni réfugié politique, ni renvoyé aux Comores : la décision adoptée le 6 mai par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) quant au sort de Mohamed Bacar et de ses quinze compagnons est sans surprise.
|
|
|
L'ex-président d'Anjouan, Mohammed Bacar. (archive Kashkazi) |
Elle est d'ailleurs identique à celle prise le 22 avril à l’encontre de six autres Anjouanais, dont certains ne faisaient pas partie du groupe du colonel Bacar. L'Ofpra indique que les "faits graves commis aux Comores" par l'ancien président d'Anjouan, qui s'était maintenu au pouvoir par la force avant d'être délogé le 25 mars lors de l'opération des forces comoriennes et africaines, "excluent des droits inscrits dans la Convention de Genève relative aux réfugiés et apatrides". L'Office a cependant estimé que "les craintes de persécutions aux Comores avancées par Mohamed Bacar et ses proches assignés à résidence à la base aérienne 181 sont fondées", rapporte ce jeudi 15 mai le Quotidien de la Réunion. "L’Ofpra estime donc qu’ils ne peuvent retourner dans leur pays d’origine en raison de ces risques." Si la demande d'extradition formulée par le gouvernement comorien doit être examinée en juin par la justice française, les chances de voir le colonel jugé dans son pays sont donc extrêmement minces. Quant à Mohamed Bacar et à ses compagnons, ils peuvent encore contester la décision de l’Ofpra devant la Cour nationale du droit d’asile pour tenter d'obtenir le statut de réfugiés. Pour deux autres proches de Bacar, la question du séjour en France ne se pose plus : l’Ofpra a décidé de leur accorder le statut de réfugié politique, révèle le Quotidien. Le 22 avril, deux autres Anjouanais avaient obtenu un statut de réfugié. Seul l’un d’eux accompagnait Mohamed Bacar dans sa fuite vers Mayotte. Et le journal réunionnais de s'étonner du silence du gouvernement français et de la préfecture de la Réunion, qui se sont bien gardés de rendre publique une décision prise il y a plus d'une semaine. VM
|
|
|
COMORES |
Histoire - Patrimoine |
Palais Ujumbe à Mutsamudu (Anjouan-Comores) : un nouveau pan de l'histoire s'effondre
Jeudi 15 Mai 2008 |
|
|
Après l'écroulement d'un premier mur il y a quelques années, le palais royal de Mutsamudu, la capitale d'Anjouan (Comores), dit Ujumbe, a vu la semaine dernière s'effondrer une nouvelle partie de sa façade.
|
|
|
Les dégâts subis par le Palais Ujumbe. (Photos : DR - Kashkazi) |
Construit au cœur de la médina de la capitale anjouanaise, ce site historique figure parmi les principaux monuments que le Collectif du patrimoine des Comores, créé en 2006, souhaiterait voir classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Des architectes mandatés par l'association, dont la plupart des membres se trouvent en France, sont attendus d'ici la fin de la semaine à Moroni, d'où ils devraient sur rendre à Mutsamudu pour évaluer les dégâts et déterminer ce qu'il reste du palais. Edifié par le sultan Abdallah I (1771-1803), Ujumbe a connu plusieurs embellissements et modifications jusqu'au 19ème siècle. Le palais est particulièrement remarquable par les surfaces internes des murs qui sont festonnées de niches, les poutres en bois et les plafonds en coffres enluminés de calligraphies arabes islamiques de couleur rouge et noir, indique un rapport du collectif (http://www.patrimoinecomores.org). "Les fenêtres sont ornées de moucharabieh aux motifs finement festonnés assortis aux poutres. Ce palais, dont la superficie totale est de 850 m² sur deux niveaux servait dans sa partie supérieure à la réception des dignitaires", poursuit le rapport.
Dès le 19èmè siècle, le Palais devint le siège de négociations et de signature d'accords et de traités : reconnaissance de la présence française à Mayotte en 1846, traité de Paix inviolable et d'amitié entre le sultanat et les Etats-Unis en 1879, Convention de protection entre la France et le sultanat en 1886, traité de Protectorat définitif imposé par les autorités françaises en 1887, Décrets d'abolition de l'esclavage en 1889 et 1891… Après Abdallah 1er, les sultans d'Anjouan, depuis Allaoui Ier (1803-1822), jusqu'au dernier, Mohamed Sidi (1892-1909), ont occupé les lieux.
Livrée à l'abandon, la bâtisse ne fait aujourd'hui que subir le sort de nombreuses maisons de la médina qui s'effondrent les unes après les autres, ponctuant de trous béants et de tas de ruines le labyrinthe de la vieille ville. Cet effondrement n'a fait aucune victime. VM |
|
|
MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Médecins du Monde présente : "Mayotte, Guyane, terres d'exception ?"
Jeudi 15 Mai 2008 |
|
|
Où en sont ces territoires issus de l'histoire coloniale de la France, quels sont actuellement leurs principaux enjeux et problèmes ? Aujourd'hui ces territoires sont français : comment, dans les faits, le droit français s'y applique-t-il ? Les
intervenants de Médecins du Monde, et aussi d'autres acteurs présents
sur le terrain font remonter des informations qualitativement et
quantitativement inquiétantes (accès aux soins, politique
migratoire...) : comment intervenir, quelle stratégie choisir, quels
moyens développer et quelle place faut-il tenir ? Historiens,
juristes et médecins apporteront un regard croisé sur la Guyane et
Mayotte, pour mieux comprendre la réalité actuelle de ces territoires,
et alimenter des stratégies d'intervention. Parmi les intervenants : Pierre Caminade, de l'association Survie et auteur de "Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale", Stéphanie Dekens du Comité intermouvements auprès des évacués (CIMADE), Stéphane Garnier, responsable de mission Guyane et Marie-Pierre Augier, responsable de mission Mayotte. Cet "événement temporaire" aura lieu samedi 17 mai à 19H au siège de Médecins du Monde, 62 rue Marcadet à Paris.
|
|
|
MADAGASCAR |
Francophonie |
Réunion de la 16e Assemblée régionale Afrique de l'APF à Madagascar
Jeudi 15 Mai 2008 |
|
|
La réunion de la 16ème assemblée régionale Afrique de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) est entrée dans sa 2e journée (du 14 au 16 mai ) jeudi à Antanarivo (capitale de Magadascar). 98 délégués venant de 15 pays africains francophones, dont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Congo Brazaville, la République Démocratique de Congo, l'Egypte, le Gabon, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo ont participé à la réunion. Les délégués doivent se pencher sur le processus de l'intégration africaine à la mondialisation, la situation politique et sociale sur le continent Africain, les migrations internationales, la lutte contre le sida en Afrique, l'avenir de diverses langues africaines et la perception de la francophonie en Afrique. Victoire Lasseni Duboze, représentante de l'APF et à la fois sénateur de Gabon a lancé un appel pour la stabilité en Afrique, en disant que l'Afrique est riche de sa culture mixte, de son environnement et de son économie, mais souvent marquée par l'instabilité politique, la guerre et la pauvreté. Le président de l'Assemblée nationale malgache, Jacques Sylla, a dit dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture que l'assemblée est l'occasion pour montrer les valeurs de chaque pays africain ainsi que leur diversité. Madagascar se profitera de la réunion pour développer la démocratie, montrer son respect des droits de l'homme et améliorer l'utilisation de la francophonie dans la grande île de l'océan Indien,a-t-il ajouté. Les résultats de la réunion seront rapportés à la réunion des pays francophones qui aura lieu à Québec, Canada, en juillet de cette année. Les délégués sont informés que le sommet des pays francophones aura lieu à Madagascar en 2010. Il y a quatre assemblées parlémentaires francophones dans le monde, notamment l'assemblée régionale Afrique, l'assemblée régionale en Asie et Pacifique, l'assemblée régionale en Amérique assemblée régionale en Europe.
(Xinhua)
|
|
|
MADAGASCAR |
Aide internationale |
La Banque mondiale octroie 40 millions de dollars au projet PIC de Madagascar
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
La Banque mondiale a fourni une subvention de 40 millions de dollars américains pour soutenir le projet Pôle Intégré de Croissance (PIC) à Madagascar. Le manager pays de la Banque mondiale à Madagascar, Robert Blake, et le ministre malgache des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, ont signé lundi à Antananarivo les documents relatifs au financement supplémentaire du projet PIC, a rapporté L'Express de Madagascar dans son édition de mardi. Robert Blake a déclaré aux médias que ce montant supplémentaire vise à réaliser les objectifs du projet pour lequel le fonds a été insuffisant. Le fonds est accordé pour renforcer les petites entreprises, pour améliorer l'infrastructure de communication, valoriser les ressources énergétiques et améliorer la mise en oeuvre du projet. Son objectif général est de créer un climat économique afin de stimuler et de promouvoir la croissance économique australe, centrale et dans les régions nord-ouest du pays, a ajouté le journal. Le montant initial du projet, annoncé en septembre 2005 et prévu de prendre fin avant janvier 2011, a été de 129,8 millions de dollars américains.
|
|
|
AFRIQUE |
Société |
265 millions d'usagers de la téléphonie mobile en Afrique en 2007
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
Le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile en Afrique a atteint les 265 millions en 2007, a informé lundi le secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT) Hamadoun Touré. M. Touré a fait cette remarque lors de la conférence Telecom Africa 2008, qui s'est ouverte dimanche au Caire et qui durera jusqu'au 15 mai, rappelant que le nombre d'usagers de téléphones portables sur le continent n'était que de 20 millions en 2000. Le responsable de l'UIT a souligné l'importance de développer les technologies de l'information et de la télécommunication (TIC) en Afrique. Selon un rapport de l'UIT, avec 265 millions d'usagers début 2008, l'Afrique est la région du monde où la croissance annuelle du nombre d'abonnés à la téléphonie mobile est la plus forte. Un rapport sur les indices africains des TIC pour 2008 a été publié par l'UIT lors d'une conférence de presse au Centre international des Conventions et des Expositions du Caire dimanche. (Xinhua)
|
|
|
AFRIQUE DU SUD |
Tourisme |
Ouverture à Durban de la plus grande exposition du tourisme d'Afrique
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
L'exposition du tourisme d'Afrique 2008 a ouvert ses portes samedi dans le Centre de convention international dans la ville sud-africaine de Durban (est). L'objectif de cette manifestation est de promouvoir le tourisme sud-africain.
Lors de la cérémonie d'ouverture, la vice-ministre sud-africaine de l'Environnement et du Tourisme Rejoice Mabudafhas a fait remarquer que l'industrie touristique de son pays a connu une croissance significative ces dernières années. Elle a relevé que l'Afrique du Sud a reçu plus de 9 millions de touristes étrangers en 2007 et s'attendrait à 10 millions d'arrivées internationales en 2010. Les statistiques communiquées par le comité d'organisation montrent que près de 12 000 profesionnels et visiteurs de plus de 100 pays participent à cette exposition du tourisme, qui a lieu tous les ans en Afrique du Sud et devient la plus grande exposition sur ce sujet sur le continent africain. (Xinhua)
|
|
|
KENYA |
Coopération régionale |
Réunion ministérielle du COMESA à Nairobi (Kenya)
Mercredi 14 Mai 2008 |
|
|
Le Kenya accueille ce jeudi le conseil extraordinaire de la réunion des ministres du plus grand bloc commercial d'Afrique, le Marché commun d'Afrique orientale et australe (COMESA). Dans un communiqué, le ministère kényan du Commerce a déclaré que la réunion sera précédée mercredi par la session du Bureau composé des ministres du Commerce du Kenya, de Djibouti et du Zimbabwe. « Participeront à cette réunion, les 19 ministres de la région du COMESA et les officiels importants de leurs pays, » a indiqué le communiqué. Le Kenya, qui préside la plus importante organisation commerciale multilatérale composée de 19 membres, a repoussé le mois dernier un sommet qui devait avoir lieu à Harare ce mois-ci en raison de la situation politique au Zimbabwe. Le ministre kényan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, a déclaré aux journalistes que cet ajournement a été motivé par les violences et les tensions qui ont éclaté au Zimbabwe suite à l'élection présidentielle. Le ministre a déclaré que la décision a été prise après des consultations entre le Kenya, le Zimbabwe et le secrétariat du COMESA concernant la crise politique au Zimbabwe. Le président Kibaki, qui préside actuellement le sommet, devait remettre la présidence au président élu du Zimbabwe. Le Zimbabwe devait reprendre la présidence du COMESA au sommet de l'organisation qui était prévu du 5 au 22 mai dans la ville des chutes Victoria.
|
|
|
|