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La lettre de Malango N°42
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La lettre de Malango
N°
42
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Mardi 27 Mai 2008
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COMORES |
Politique |
Sambi, à mi-parcours, s'auto-congratule
Mardi 27 Mai 2008 |
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Ahmed Abdallah Sambi s’est adressé à la nation lundi 26 mai, à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession à la magistrature suprême du pays, en 2006.
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Ahmed Abdallah Sambi devant des milliers de Comoriens, à Moroni, lors de la campagne présidentielle qui l'avait porté à la tête de l'Etat, en mai 2006. (photo Kashkazi) |
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La CRC dénonce "une situation préoccupante" |
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La Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), le parti de l'ex-président Azali, a signé un pamphlet contre le pouvoir actuel de l'Union. "A mi-mandat du régime Sambi, force est de constater que la situation économique s'est détériorée, la situation sociale est devenue très préoccupante, la situation politique et diplomatique est confuse", dénonce le parti. Sur le plan économique, la CRC constate l'échec du président actuel en matière de pouvoir d'achat. "Durant les deux premières années du mandat du Président Sambi, les prix des produits de première nécessité et des matériaux de construction ont connu des hausses vertigineuses", relève le document. Concernant le projet habitat, il ne "pourra pas être réalisable dans les conditions actuelles", estime la CRC. Quant à la Justice, elle est devenue "un instrument du pouvoir exécutif".
"Et pourtant", poursuit le texte dans un tableau idyllique de l'œuvre d'Azali, "Sambi a hérité de son Prédécesseur des atouts que n'ont pas bénéficié nos chefs d'Etat dans le passé : un pays crédible qui a retrouvé la stabilité politique et économique ; un pays réconcilié avec des institutions certes complexes mais qui fonctionnent, une démocratie enracinée ayant permis au Président Sambi d'être élu ; un pays sur la voie du progrès économique et social ; des grands investissements ayant permis aujourd'hui au régime Sambi de mieux respirer". Une vision partisane loin de représenter le bilan bien plus mitigé d'Azali. |
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Dans un discours bilan de près d’une heure télévisé et radiodiffusé, le président de l'Union des Comores, élu en mai 2006 avec une large majorité (plus de 55%) devant Ibrahim Halidi et Mohamed Djaanfari, a passé en revue les réalisations de ses deux années d’exercice du pouvoir ainsi que les principaux résultats de son action à la tête de l’Etat. Sambi s’est tout d'abord réjoui de l’effacement de la dette du pays envers la Banque Africaine de Développement (BAD), qui est selon lui "le résultat d'une action efficace, menée au niveau des finances publiques et auprès des partenaires au développement des Comores". Il s'est également félicité "de l’avancement" du projet habitat et d’autres projets en cours d’exécution "que la population constate d’elle-même" – même si les critiques pleuvent quant à cet "avancement" que certains jugent très en retard. Le président de la République a ensuite fait un constat sans concession des dysfonctionnements de la fonction publique, qu’il juge "pléthorique et budgétivore" : "Il est inacceptable, que sur les 20 milliards de recettes enregistrées par l’Etat en 2007, 15 milliards soient consacrés au paiement des salaires des fonctionnaires", a-t-il dénoncé, avant d'affirmer qu'une partie des salaires des fonctionnaires servirait dorénavant à développer le secteur privé (voir l'article Sambi veut relancer le secteur privé). Pour Sambi, les superstructures de l’Union des Comores pèsent trop lourdement sur la marche du pays. Les "quatre présidents, quatre gouvernements, quatre parlements" ainsi que leurs fonctions politiques, "trop cher payées mais souvent improductives" selon lui, sont des "anomalies" qui "paralysent l’action de l’Etat qui s’avère incapable d’assurer efficacement ses fonctions ou d’investir sur des projets sociaux profitables à toute la population et appuyer les initiatives privées". Sambi n'a cependant pas évoqué la remise en cause de la Constitution de l'Union des Comores à l'origine de ces "dysfonctionnements". Avant de conclure, le président comorien a évidemment parlé du principal succès de ses deux premières années de pouvoir : la "libération" d'Anjouan, qu'il a d'ailleurs situé comme "un fait majeur" de cette période. "J’ai réussi à faire échouer le projet fomenté par certains, de séparer de l’île d’Anjouan, à l’instar de Mayotte, du reste du pays", s'est-il auto-congratulé. Il a en outre exprimé sa "fierté" d’avoir redonné au pays "une meilleure image et la crédibilité qui lui a longtemps manquée" sur la scène internationale, faisant allusion au réchauffement diplomatique avec la France, et au rapprochement avec les Etats-Unis, ainsi qu'avec l'Iran et la Libye. Cette allocution n'a cependant pas fait taire les critiques, nombreuses en Grande-Comore comme à Mohéli et Anjouan. Nombre de politiciens reprochent au président son manque de vision politique et lui prêtent des ambitions autocratiques et islamistes. La CRC, le parti du prédécesseur de Sambi, Azali Assoumani, s'est pour sa part fendu d'un communiqué très critique envers son action sociale (lire encadré). A Anjouan, des candidats critiquent son parti pris en faveur de l'un des cinq candidats à la prochaine élection présidentielle insulaire. Malgré tout, Sambi conserve une bonne cote de popularité au sein de la population. VM |
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MAYOTTE |
Politique |
Un réseau de stations BLU en partie démantelé à Mayotte
Lundi 26 Mai 2008 |
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Cinq Comoriens en situation irrégulière à Mayotte on été condamnés vendredi 23 mai par le Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou à un an de prison dont quatre mois avec sursis (avec mandat de dépôt à l'audience), ainsi qu'à une interdiction de territoire français de deux ans, conformément au réquisitoire du procureur.
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Une station BLU à Mutsamudu, Anjouan, en mars 2008. |
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Lors de la perquisition qui visait plusieurs stations BLU dans l'île mercredi 21 mai, et qui a permis d'en démanteler trois à Dzoumogne, Koungou et Dembéni, les policiers ont saisi un montant total de 4.500 euros et six radios BLU, ainsi que des livres de comptes. Huit personnes ont été interpellées – trois d'entre elles n'ont pas été jugées en comparution immédiate. Selon le procureur, le réseau des BLU représenterait à Mayotte un trafic annuel de 3,5 millions d'euros à destination des Comores indépendantes ou de Madagascar. En 2004 déjà, une vaste opération avait permis aux autorités françaises de saisir 19 postes BLU. |
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Arrêtés mercredi 21 mai suite à une vaste opération menée par le GIM (Groupement d'intervention de Mayotte, structure qui regroupe les différents services de l'Etat), visant plusieurs stations BLU disséminées dans l'île et consécutive à plusieurs mois d'investigation, les prévenus issus des villages de Dzoumogne (2), Koungou, Dembeni et Iloni ont été jugés vendredi 23 mai en comparution immédiate, après deux jours de garde à vue. Il leur était reproché d'avoir, "en 2007 et 2008" selon la présidente du TPI, "pénétré et séjourné sur le territoire français sans autorisation", "effectué des opérations de banque" sans en avoir l'autorisation, "fourni un service de communication sans autorisation préalable", et "facilité l'entrée et le séjour d'étrangers en situation irrégulière à Mayotte" en exploitant des BLU. Si les trois premiers points sont, selon le procureur lui-même, quasi anodins, c'est sur le dernier que Thomas Michaud a mis l'accent. Il estime en effet que les stations BLU jouent un rôle important dans l'immigration clandestine, qu'ils "alimentent". Ainsi selon le substitut du procureur, qui a évoqué une enquête "remarquable" de la part des services de police, le démantèlement de ces stations est une priorité qu'il inscrit "dans la lutte contre l'immigration clandestine telle que souhaitée par le législateur". Pour lui, les stations BLU sont "un véritable soutien à l'immigration clandestine", un "appel d'air" qui permet aux Comoriens d'envoyer de l'argent à leur famille, et donc "de rester à Mayotte" dans ce but précis. Utilisé à la base par les marins pour communiquer leurs positions au large, ce type de radio est devenu dans les années 1980 un moyen de communiquer entre les îles de l'archipel -voire avec Madagascar-, et surtout de transférer des fonds. Mais si cette activité est tolérée aux Comores indépendantes, elle est activement prohibée à Mayotte. "D'abord parce qu'il s'agit d'un service de communication et d'une activité de banquier qui demandent des autorisations [que n'ont pas les propriétaires de BLU], mais surtout parce qu'elle alimente l'immigration clandestine", a indiqué Thomas Michaud à l'audience. Au cours de son réquisitoire, ce dernier n'a pas hésité à comparer les employés de ces stations aux passeurs. "La seule différence est que les employés de BLU ne mettent pas en danger la vie d'autrui", a-t-il toutefois précisé. "C'est la raison pour laquelle je demande la même peine pour ces personnes que pour les passeurs : un an de prison. Mais c'est aussi pour cette raison que je comprendrai qu'elle soit assortie de sursis". "Veut-on réellement lutter contre l'immigration clandestine avec ce type d'opérations ? J'en doute" a pour sa part asséné l'avocate des prévenus, maître Sylvie Sevin. Selon elle, les BLU sont avant tout "un phénomène culturel et sociologique", une pratique "moins chère" et "instantanée" qui permet d'envoyer des petites sommes (40, 50 euros) sans trop débourser –à Mayotte, les stations prennent 10% de la somme envoyée, et fixent le prix de la communication entre 6 et 10 euros. Rien à voir avec les tarifs prohibitifs de la Western Union… Il faut savoir que les stations BLU ont un rôle essentiel pour des milliers de Comoriens parmi les plus démunis, leur permettant de recevoir de l'argent bien souvent indispensable à leur survie, et de communiquer avec la famille. "Il faut faire preuve de mesure", a conclu l'avocate, mettant en lumière la situation précaire de "ces lampistes", tous vêtus chichement à l'audience, issus de familles défavorisées à Anjouan, et dont un seul des cinq a un niveau scolaire supérieur au primaire. Une argumentation que n'a pas retenue le tribunal. La présidente a répondu aux exigences du procureur en condamnant les cinq hommes, âgés entre 19 et 48 ans, à huit mois de prison ferme et quatre mois avec sursis, ainsi qu'à une interdiction du territoire français de deux ans. Elle a également ordonné la saisie du matériel. VM Sur le rôle des BLU dans l'archipel, lire Kashkazi n°70 (mars 2008), sur www.kashkazi.com |
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Vague d'interceptions de kwassa à Mayotte
Lundi 26 Mai 2008 |
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Comme souvent en période de pleine lune, en l'espace de quatre jours, huit kwassa ont été interceptés au large de Mayotte par les autorités françaises, a fait savoir la préfecture lundi 26 mai. Jeudi 22 mai à 18h25, les effectifs de la Brigade Nautique de la Police aux frontières de Mayotte ont intercepté une embarcation à l’extérieur du lagon, pilotée par un passeur, qui transportait 2 passagers. Quelques heures plus tard vers 20 h, les mêmes effectifs ont intercepté une embarcation pilotée par deux passeurs, qui transportait 21 passagers. 40 minutes plus tard, ils arrêtaient un kwassa piloté par deux passeurs avec à son bord sept passagers. Le lendemain, vendredi 23 mai, les effectifs de la gendarmerie maritime de Mayotte ont intercepté une embarcation pilotée par un passeur, qui transportait 10 passagers. Au même endroit, et quasiment au même moment, ils en arrêtaient une autre, chargée de 12 passagers et deux passeurs. Samedi 24 mai; à 1h20, les effectifs de la Brigade Nautique de la PAF ont à leur tour intercepté une embarcation pilotée par un passeur, qui transportait 33 passagers. Plus tard à 6h40, les effectifs de la Gendarmerie Maritime de Mayotte ont arraisonné un autre kwassa chargé de 27 passagers et un passeur. Enfin dimanche 25 mai 2008, à 10h40, les effectifs de la Brigade Nautique de la PAF ont intercepté un kwassa piloté par deux passeurs, et chargé de 11 passagers. Dans tous les cas, les passeurs ont été présentés devant le tribunal pour "mise en danger d'autrui et aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français". Les barques et moteurs ont été saisis et devraient être prochainement détruits, indique la préfecture de Mayotte. VM
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Indexation : le SE Mayotte appelle à la manifestation
Lundi 26 Mai 2008 |
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Mécontent de l'ordre du jour de la réunion de l'Observatoire des prix de Mayotte fixé par le préfet, le Syndicat des enseignants dénonce "le mépris" de l'administrateur, et appelle à la manifestation. Par courrier en date du 13 mai 2008, sept membres de l’Observatoire des prix et des revenus de Mayotte avaient saisi le préfet d’une demande de réunion extraordinaire de cet organisme "pour examiner la question de l’indexation des salaires à Mayotte". Six jours plus tard, le préfet convoquait cette réunion pour le lundi 2 juin, mais "sur un ordre du jour totalement différent de celui demandé", note le Syndicat des enseignants dans un communiqué envoyé lundi 26 mai à la presse. Selon le SE CGT-Ma, "un tel comportement est totalement inadmissible tant il est non seulement illégal mais surtout méprisant !!!" Le syndicat se base sur les textes (article 3) qui stipulent que "l’observatoire se réunit au moins une fois par an" et "se réunit également à la demande d’un tiers au moins de ses membres" pour affirmer que "l’emploi de l’indicatif présent dans ces deux phrases traduit l’obligation de convocation qui pèse sur le Préfet." Dans ces conditions, poursuit le communiqué, "soit [le préfet] a entendu réunir de son propre initiative l’observatoire des prix sur un ordre du jour qu’il a arrêté seul, et dans ce cas, il n’a pas fait droit à la demande du tiers des membres. Ce qui constitue une inégalité manifeste puisqu’il s’agirait d’une violation grave de son propre arrêté préfectoral. Soit il a cru devoir satisfaire la demande de réunion qui lui a été soumise. Mais, dans cette hypothèse, la réunion convoquée ne peut légalement avoir pour ordre du jour prioritaire que l’indexation des salaires, souverainement fixé par le tiers des membres de l’observatoire. Ce qui, en l’occurrence, souligne la violation inacceptable de son arrêté préfectoral par lui-même qui est sensé en assurer rigoureusement le respect." "Une telle situation dénote un mépris certain à notre encontre", regrette le secrétaire général du syndicat, Rivomalala Rakotondravelo, qui rappelle que "le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer [Yves Jégo, ndlr] a spontanément présidé l’Observatoire des prix et des revenus à la Réunion avant de se rendre dans notre île du 14 au 16 mai dernier, sans que personne n’ait pensé à prévoir une telle rencontre avec l’observatoire de Mayotte." Afin d'exiger "la convocation sans délai l’Observatoire des prix et des revenus pour étudier l’indexation des salaires à Mayotte", le SE appelle au rassemblement lundi 2 juin (14 heures) devant la direction de l'Agriculture, à Mamoudzou. VM |
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COMORES |
Economie |
Comores : Sambi veut relancer le secteur privé
Lundi 26 Mai 2008 |
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Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a présenté les grandes lignes de son projet de relance du secteur privé à partir des prélèvements sur les salaires des fonctionnaires, dans un discours à la nation prononcé dimanche soir à l'occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir. M. Sambi a indiqué que le gouvernement pourrait ponctionner un pourcentage donné du salaire de chaque agent de l'Etat pour constituer le capital d'une entreprise. "Non seulement les intéressés deviendront des actionnaires de ces sociétés mais de nouvelles opportunités d'emploi seraient créées pour les jeunes", a-t-il laissé entendre. Selon le président comorien, l'une de ces sociétés à créer en urgence serait d'abord la compagnie de transport aérien qui fait défaut à l'Union des Comores. "J'ai ordonné au ministre des Finances et à celui des Transports d'examiner cette proposition" qui devrait être mise en application rapidement, d'après le président comorien. M. Sambi a par ailleurs déclaré que les salaires de hauts responsables (présidence, gouvernements de l'Union et des îles, députés, conseillers et autres) seront réajustés à la baisse parce qu'"ils sont trop élevés" en comparaison du travail fourni. Selon M. Sambi, les instituions de l'Union des Comores qui comptent quatre présidents (celui de l'Union et ceux des trois îles) quatre gouvernements, quatre parlements et une noria de conseillers à tous les niveaux coûtent "beaucoup trop cher" aux Finances comoriennes. Mais il n'a pas dit s'il souhaitait réviser la Constitution en vue de réduire ce coût. (Panapress)
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COMORES |
Economie |
Comores : Exim Bank va financer l'importation de riz
Lundi 26 Mai 2008 |
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Une banque tanzanienne, Exim Bank, dont une agence vient d'ouvrir ses portes à Moroni, a donné son accord de principe pour financer une opération exceptionnelle d’importation de riz destiné à assurer la sécurité alimentaire aux Comores, a appris la PANA de source gouvernementale. "Exim Bank a donné son accord pour ouvrir une lettre de crédit en vue de financer l’importation de 25.000 tonnes de riz, soit l’équivalent des besoins du pays pour une période de six mois", a déclaré à la PANA, Said Abdou, Secrétaire général du ministère de l’Economie de l’Union des Comores, ajoutant que ce riz sera commandé à un fournisseur indien. D’après M. Abdou, c’est la première opération commerciale d’envergure que mène cette banque depuis son ouverture aux Comores. Jusque-là, il n’existait qu’une seule banque commerciale aux Comores: la Banque pour l’industrie et le Commerce (BIC), une filiale de la BNP. "La BIC n’a pas souhaité s’engager dans cette opération bien plus importante que les transactions qu'elle soutient habituellement. Son concurrent s’est positionné aussitôt. Il est clair que la BIC ne peut plus prendre le pays en otage depuis qu’elle a perdu sa position de monopole", commente l’économiste comorien. Il a, à ce propos, rappelé que pendant près six mois, l’année dernière, la même BIC avait systématique refusé d’ouvrir quelques lettres de crédits que ce soit en guise de représailles suite à une décision judiciaire qui l’avait lourdement condamnée à dédommager un importateur de ciment. Ce nouveau riz, qui sera acheté avec l’argent prêté par Exim Bank à l’Office national d’importation et de commercialisation du riz, a été négocié à des conditions favorables à savoir 600 dollars la tonne, au lieu du prix du marché (1.000 dollars et plus) et cela grâce à l’intercession du gouvernement indien auprès du fournisseur, de même source. Said Abdou indique, par ailleurs, que le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, avait demandé l’aide des plus hautes autorités indiennes pour faciliter cette transaction. (Panapress)
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COMORES |
Société |
Le gouvernement Sambi part en guerre contre les vêtements "indécents"
Lundi 26 Mai 2008 |
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Le ministère comorien des Affaires islamiques se prépare à faire appliquer un arrêté datant d'août dernier, qui interdit le port de tenues laissant voir les formes du corps. Dorénavant, "le port en public de tous effets vestimentaires laissant apparaître les parties intimes du corps" est prohibé aux Comores. La mesure a été rendue publique la semaine dernière par le ministère des Affaires islamiques. L'arrêté du ministère date du 7 août 2007, mais sa mise en exécution ne pouvait pas se faire selon le secrétaire général du département, Miftahou Ali Mbamba, "faute de personnel suffisant pour la faire respecter". "Les hommes aussi sont concernés par l'arrêté", a ajouté Miftahou Ali Bamba. "Seuls les jeunes enfants ne sont pas visés par cette interdiction", a-t-il précisé. L'arrêté ministériel ne donne aucune précision sur la nature de cette indécence que veut combattre le gouvernement, et parle de tout vêtement "dont la vue choque la pudeur". Les habits ne sont pas les seuls accoutrements qui font l'objet de ce contrôle des mœurs : les boucles d'oreilles et les colliers "ne seront plus acceptables pour les garçons". Les étrangers doivent également "respecter la culture comorienne ", a ajouté Miftahou Ali. Dans les rues de Moroni, la peur de représailles est à fleur de peau depuis que des filles coupables d'avoir porté des pantalons ont été interpellées il y a quelques jours. "Des sanctions sont déjà tombées", a indiqué Miftahou A.Bamba. Mais celles-ci demeurent préventives et restent à la discrétion de la police, autorisée à garder les récidivistes quelques heures dans ses locaux. La capitale comorienne est pour l'instant le terrain d'expérimentation de la mesure ministérielle. Une campagne de sensibilisation devra précéder sa généralisation sur l'ensemble du pays. Une préparation psychologique est cependant lancée auprès de "la gendarmerie, de la police, des chefs du village, des maires, des préfets de région et des agents de sécurité des bâtiments publics", appelés à monter au front dans les prochains jours. Des rencontres sont également en préparation pour impliquer les directeurs des écoles publiques et privées", indique Miftahou Ali. VM |
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COMORES |
Consommation |
Comores : un comité interministériel face à la crise alimentaire
Mardi 27 Mai 2008 |
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Le gouvernement comorien a mis sur pied un comité interministériel de 19 membres dont les ministres comoriens des Finances, de l’Economie et de l’Agriculture. Il sera chargé de veiller sur la crise alimentaire. Aux termes du décret l’ayant institué, ce comité aura à s’assurer du suivi et du respect des recommandations et des mesures prises par le gouvernement dans ce sens. Saïd Abdou Salim, économiste et secrétaire général du ministère des Finances, a déclaré que cet organe aura également à analyser les causes et les effets de l’inflation pour identifier des mesures à prendre en vue d’atténuer ses effets négatifs sur la population. "Nous devons arriver à chiffrer le coût de ces mesures et leur impact sur les finances publiques", a dit M. Salim, ajoutant que "des mesures structurelles devront être prises pour améliorer la production alimentaire". "Il ne suffira pas de détaxer les produits alimentaires à l’importation, il nous faudrait revoir de fond en comble notre système de production", a ajouté Saïd A. Salim. A ses yeux, "la chaîne de distribution sur l’ensemble du territoire a toujours été défaillante". Selon cet économiste, les prix de cession aux détaillants ont toujours été fixés sans tenir compte du consommateur résidant en dehors de Moroni. "Le citoyen lambda de l’arrière-pays a toujours été le dindon de la farce de cette détaxation", a dit M. Salim. (Panapress)
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Outremer/DOM TOM |
Développement |
Loi-programme outre-mer : Jégo veut mettre le paquet sur le logement social
Mardi 27 Mai 2008 |
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Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a défendu vendredi 23 mai en Martinique, à l'issue d'une visite dans les Antilles, le projet de loi-programme pour l'outre-mer, qui représentera, selon lui, un effort sans précédent sur le logement social.
"L'Etat a une volonté, une priorité, c'est répondre à l'angoisse de milliers de Martiniquais qui n'ont pas de logements. Il y a 10.000 personnes qui attendent un logement social en Martinique, sans parler des autres types de logements", a-t-il déclaré après une rencontre avec des maires de l'île. Il faut "mobiliser les maires parce que ce sont eux les premiers acteurs de la construction", "mettre à leur disposition tout le foncier propriété de l'Etat, qui pourrait permettre de construire 1.500 logements sociaux en quelques mois" et "fixer comme objectif au préfet de faciliter le montage de tous les dossiers", a-t-il déclaré. M. Jégo a également défendu, devant les socio-professionnels, le bien-fondé d'un texte qui doit aussi donner un coup de fouet à l'emploi et à toute l'économie. "Je suis là pour rassurer les Martiniquais. Les outils de l'Etat ne sont pas là pour donner des avantages à des professions. Ils sont là pourservir un objectif politique". S'agissant du plafonnement de la défiscalisation dans la construction de logement prévu dans la loi-programme, le secrétaire d'Etat a affirmé que leseffets du dispositif Girardin, plus avantageux, pourraient être prolongés pendant deux ans et demi à trois ans. Mais les socio-professionnels invités vendredi matin à cet échange très animé par moment, ne sont ressortis de cette rencontre ni satisfaits niconvaincus pour la plupart et ils espèrent que le texte sera encore amendé. Le vice-président du Medef Martinique considère que certaines dispositions du projet de loi sont négatives. Cyril Comte estime par ailleurs que"l'économie n'est pas un mécano qu'on démonte et qu'on remonte, on ne parie pas sur l'avenir des entreprises". (AFP)
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Outremer/DOM TOM |
Développement |
Signature d’un contrat de projets entre l'État et la Polynésie française
Mardi 27 Mai 2008 |
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Le Président de la République a signé mardi un contrat de projets entre l’État et la Polynésie française avec le Président de la Polynésie française, M. Gaston TONG SANG. Ce contrat pluriannuel d’un montant de 435 M€ dans lequel l’État contribuera à hauteur de 177 M€ est destiné à répondre aux préoccupations principales de la population pour les années 2008 à 2013 : - le logement : plus de 1 800 logements seront construits ou réhabilités au cours de la période ; - la santé : l’offre de soins de proximité sera développée dans l’ensemble de l’archipel et un effort particulier sera porté sur les domaines des urgences, de la santé mentale et de la sécurité sanitaire ; - l’éducation : accompagnant l’extension de l’Université que l’État engagera pendant la période du contrat, une maison internationale et une maison des étudiants seront construites à Papeete ; l’effort en faveur de la recherche sera par ailleurs amplifié. - les équipements structurants pour le développement de la Polynésie française : des opérations d’assainissement, d’adduction d’eau potable et de traitement des déchets seront engagées et des abris seront construits pour protéger les populations des catastrophes naturelles ; Après plusieurs mois d’inertie et d’instabilité, préjudiciables au développement de la collectivité, ce nouveau contrat devrait apporter des réponses aux difficultés pratiques de la vie quotidienne des polynésiens.
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Outremer/DOM TOM |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Vers une inscription des lagons de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l'humanité
Lundi 26 Mai 2008 |
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Au vu de l'évaluation technique du dossier réalisée par l'Union Mondiale pour la Nature (UICN), le secrétariat du Comité va proposer aux 21 pays votant en session plénière l'inscription des lagons de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’humanité.
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La Montagne du Morne à l'Ile Maurice incrite au patrimoine mondial de l'humanité |
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La montagne du Morne, à Maurice, symbole de la résistance à l’esclavage, fait dorénavant partie des sites classés par l’Unesco au patrimoine de l’humanité.
C’est un témoignage exceptionnel du marronnage ou de la résistance à l’esclavage, car la montagne a été utilisée comme une forteresse pour abriter les marrons.
Pour Ramgoolam, le premier ministre mauricien, cette inscription offrira une meilleure visibilité de Maurice sur le plan international, ainsi que la «reconnaissance du rôle de Maurice dans deux grands mouvements migratoires, l’esclavage et l’engagisme». |
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Il appartient désormais au Comité du Patrimoine Mondial, qui se réunira du 02 au 10 juillet 2008 à Québec (Canada) de se prononcer sur l’inscription des six sites géographiques de ce récif au patrimoine mondial de l’Humanité. La Nouvelle-Calédonie possède la deuxième plus grande barrière récifale du monde. La richesse de sa biodiversité, et notamment de l'importance de ses espèces endémiques marines, est reconnue de tous. 14 réserves spéciales marines ont déjà été mises en place. En cette année internationale des récifs coralliens, Cette inscription constituerait une marque d’encouragement pour l’ensemble des Etats qui s’investissent à la protection des récifs. Lors de son déplacement cette semaine, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer Yves Jégo apportera son soutien à ce projet qui pourrait être l’un des premiers site ultra-marin à être inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.
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MONDE |
Francophonie |
Francophonie et nouvelles technologies
Mardi 27 Mai 2008 |
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9 nouveaux projets de sites ou d'applications numériques en langue française soutenus par le Fonds francophone des inforoutes devraient voir le jour prochainement. Suite au 15e appel public du Fonds francophone des inforoutes (FFI) lancé le 29 avril 2008 par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), 9 projets ont été retenus pour financement pour un montant global de près de 726 000 euros. Le comité de sélection a retenu les projets multilatéraux participant à la production de contenus et/ou d'applications numériques francophones dans les domaines suivants : - Enseignement du français : Projet "Innofle", création d'un dispositif d'enseignement du français langue étrangère à distance pour des jeunes vietnamiens et laotiens scolarisés âgés de 16 à 30 ans. Pays d'origine des partenaires : Vietnam, Communauté française de Belgique, Laos - Education : Boala.net, plateforme internet collaborative pédagogique africaine et francophone Pays d'origine des partenaires : France, Burkina Faso, Maroc - Formation à distance : Lyva, mise en place d'un lycée virtuel africain Pays d'origine des partenaires : Maroc, Mauritanie, Sénégal - Education aux médias : Balkanophonie, radio francophone en ligne des Balkans. Pays d'origine des partenaires : Serbie, Bosnie-Herzégovine, France, Bulgarie, Ex-République yougoslave de Macédoine - Economie rurale : E-TIC, projet éducatif d'information et de sensibilisation à destination des femmes et des jeunes de la région du Sahel Pays d'origine des partenaires : Suisse, Sénégal, Mali. - Entreprises culturelles : Patrimoines en mouvement, plate-forme de coopération en ligne entre des musées d'ethnologie de pays francophones Pays d'origine des partenaires : France, Communauté française de Belgique, Canada-Québec, Bulgarie, Roumanie, Cameroun, Togo, Sénégal, Egypte, Bénin - Formation aux TICE : Intégration des TIC dans l'enseignement des sciences physiques du secondaire dans soixante lycées de Madagascar, des Comores et du Sénégal Pays d'origine des partenaires : Madagascar, France, Comores, Sénégal - Promotion de la paix : Bibliomines, Bibliothèque francophone en ligne pour les actions contre les mines et les restes explosifs de guerre Pays d'origine des partenaires : Suisse, Bénin, Mauritanie, Sénégal - Patrimoine oral pour enfants : Conte-moi la Francophonie, programme en ligne pour partir à la découverte de la langue et de la diversité culturelle (extension d'un projet financé dans le cadre du 10e appel du Fonds). Pays d'origine des partenaires : France, Liban, Maroc, Sénégal Plus d'informations sur ces projets sur : www.inforoutes.francophonie.org
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MADAGASCAR |
Politique |
Le gouvernement malgache octroie des fonds spéciaux pour les maires
Mardi 27 Mai 2008 |
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Le président malgache Marc Ravalomanana a annoncé mardi à Antananarivo un fonds spécial de 62 milliards d'Ariary (plus de 38 millions de dollars américain) aux maires de la Grande Ile. Lors de la cérémonie de clôture de la formation de deux jours pour ces dirigeants locaux, le président a exprimé son dévouement au développement de Madagascar et a promis de soutenir le développement local, a rapporté mercredi Le Quotidien, un journal de la langue française. Le fonds, qui sera distribué par le gouvernement central la semaine prochaine, sera utilisé par ces maires pour les priorités de leur région. "C'est en vue de vous mettre sur le même point de départ que j'ai décidé d'octroyer ce fonds", a dit Ravalomanana aux 1546 dirigeants qui ont participé à la formation. En plus de cette subvention, le chef d'Etat a également promis de donner une moto et un poste radio à chacun de ces maires en vue de faciliter leur mission et d'attirer leur attention aux actualités aussi bien nationales qu'internationales. Le gouvernement a décidé de mettre le frais de transport sous contrôle en subventionnant les coopératives face à l'augmentation des prix mondiaux du pétrole. Ravalomanana a également annoncé la prise de décision analogue face à la hausse des prix des produits de première nécessité notamment le riz et la farine. Il a dit aux dirigeants locaux que la mise en oeuvre de ces mesures sera discutée au cours de son voyage qui aura lieudimanche prochain au Japon, où il assistera à la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (TICAD). Cet atelier de formation organisé par le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation, conjointement avec l'Union européenne et l'Allemagne a pour but de renforcer les compétences en gestion et d'améliorer les méthodes de travail de ces dirigeants. En plus des autres formateurs, deux experts américains, Jeff Galle, un expert en agriculture et élevage venant de John Wood Community College, et William Sonnenschein, un professeur de communication à l'Université de Californie, ont été invités pour contribuer à la formation. (Xinhua)
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KENYA |
Aide internationale |
Kenya : conférence des législateurs africains sur l'efficacité de l'aide
Lundi 26 Mai 2008 |
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Plus de 100 législateurs africains, dont ceux des blocs économiques régionaux, discutent de l'efficacité de l'aide, des partis politiques et du rôle des médias à Nairobi, la capitale du Kenya, ce lundi. La conférence, ouverte dimanche, vise à soigneusement examiner le rôle du Parlement lors des négociations des donateurs, et à sensibiliser les parlementaires en Afrique centrale et de l'est sur la Déclaration de Paris dans la promotion du développement. La Déclaration de Paris, avalisée par plus de 100 pays, a été signée le 2 mars 2005, pour réformer le système de distribution de l'aide et surveiller l'engagement et les progrès des donateurs et des pays partenaires dans la promotion du développement d'ici 2010. L'Assemblée législative de l'Afrique de l'est (EALA) en partenariat avec l'Association des Parlementaires européens a organisé la conférence dont le thème est : "Consultation parlementaire sur l'efficacité de l'aide". Le député tanzanien, Kilonntsi Mporogomyi, a indiqué dimanche lors de la conférence que les pauvres négociations au niveau mondial dont le manque d'examen approfondi des termes et des conditions de l'aide étrangère ont fait de l'Afrique une proie des dettes. M. Mporogomyi a précisé que les négociateurs africains pour l'aide n'ont pas réussi à obtenir de meilleurs termes d'aide à cause de recherches pauvres et de capacités de négociation inadéquates. Il a souligné que quelques donateurs se sont engagés sur la voie de la corruption en achetant des ministres du gouvernement afin de leur faire signer des contrats en leur faveur. M. Mporogomyi a argué que les constitutions de la plupart des pays africains donnent à l'organe exécutif de larges pouvoirs sur les engagements économiques internationaux et bilatéraux, ne laissant aucune place à une évaluation indépendante sur l'utilisation de l'aide. "Des gouvernements n'ont pas réussi à être transparents car l'organe exécutif s'est engagé dans de grossières corruptions avec des donateurs", a-t-il révélé. Les législateurs d'Europe et d'Afrique ont appelé à une plus importante participation de la législature dans l'élaboration des budgets nationaux et à la ratification des accords de l'aide. Le président de l'EALA, Abdirahin Abdi, a déclaré qu'il est temps pour les Parlements de se voir attribuer des pouvoirs par la législation, afin de faire pencher la balance en leur faveur pour assurer les responsabilités. Il a révélé que quelques Parlements ont été forcés à approuver les accords d'aide sans avoir le temps suffisant pour analyser les termes. "En général, les Parlements dans notre région ratifieront les accords tels qu'ils sont présentés afin de répondre à des délais serrés établis par les gouvernements", a-t-il expliqué. M. Abdi a appelé au renforcement des capacités des Parlements par le soutien à la recherche et à l'expertise afin d'analyser soigneusement les flux d'aides et les dépenses gouvernementales. (Xinhua)
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AFRIQUE DU SUD |
Société |
Afrique du Sud: le gouvernement pressé de donner une réponse unifiée aux attaques xénophobes
Lundi 26 Mai 2008 |
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Le gouvernement sud-africain devrait donner une réponse unifiée et apolitique aux attaques xénophobes, a affirmé dimanche l'équipe de travail de la société civile du Cap-occidental.
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Environ 26.000 Mozambicains fuient l'Afrique du Sud |
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Plus de 26.400 Mozambicains ont fui l'Afrique du Sud en regagnant leur pays en raison des violences xénophobes, a rapporté dimanche l'agence de presse sud- africaine SAPA en citant le directeur du Service national de la gestion du désastre Joao Ribeiro.
"Le gouvernement estime que davantage de personnes rentreront chez eux. Trois centres de transit ont été mis en place pour aider les résidents qui rentrent et dont les maisons sont en dehors de Maputo", a rappelé Ribeiro.
Le gouvernement mozambicain a fourni des moyens de transports et d'hébergement à ceux qui fuient l'Afrique du Sud.
Dimanche après-midi, 880 personnes sont parties par le train, de Pretroia à Maputo.
Ribeiro a déclaré que le gouvernement évaluait la situation en Afrique du Sud. |
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"Nous demandons à tous les responsables gouvernementaux et à tous les départements aux niveaux locaaux, provinciaux et nationaux de parvenir à une réponse unifiée à la crise des attaques à travers le Cap-Occidental et le reste du pays", indique un communiqué. L'équipe a critiqué les responsables gouvernementaux pour "leur posture politique et leur système de notation." "La société civile a assumé une responsabilité disproportionnée en remplissant des missions qui sont normalement du ressort du gouvernement", indique le communiqué. L'équipe de travail représente une somme d'organisations de la société civile comprenant le projet de loi SIDA, La campagne du traitement de l'action et le Réseau de justice de l'égalité des genres.
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