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La lettre de Malango
N°
7
Mardi 19 Février 2008
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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MAYOTTE |
Transports |
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Mayotte : l'essence au compte-goutte |
Lundi 18 Février 2008 |
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L'approvisionnement en super sans plomb, gazole et pétrole lampant est devenu un parcours du combattant à Mayotte. Depuis vendredi 15 février, le trafic des stations services de l'île, toutes gérées par la firme française Total depuis 2004, est considérablement perturbé.
Les stations du nord (Dzoumogne, et Longoni), du centre (Majicavo) et du sud
(Chirongui) sont fermées, alors que celles de Kaweni et Tsoundzou, autour du
chef-lieu Mamoudzou, délivrent du carburant au compte-goutte - seule la station
de Petite Terre était, lundi 18 février au soir, épargnée. Certains
automobilistes ont attendu ces derniers jours plus de deux heures avant de
pouvoir faire le plein. A Kaweni lundi 18 février, une file de voitures longue
de plus de 50
mètres aux abords de la station a perturbé la circulation
sur la route nationale.
Cette perturbation qui passe difficilement auprès des usagers, est liée à
la panne de deux des cinq camions-citernes que compte la société Total à
Mayotte. L'un est en travaux, en vue de son passage au contrôle technique, et
l'autre est tombé en panne mercredi 13 février. Parmi les trois autres, un
camion est monopolisé par EDM (Electricité de Mayotte) pour alimenter la
centrale électrique de Kaweni – situation exceptionnelle liée à la révision de
la centrale principale des Badamiers, celle de Kaweni servant habituellement
d'appoint. Ce faisceau d'événements ne laisse donc à la société qui détient le
monopole de la distribution de carburant dans l'île que deux camions pour
approvisionner les stations-service. Or avec quatre rotations par jour sur la
barge qui relie la
Petite à la
Grande Terre –les cuves de Total se trouvent
en Petite Terre-, il n'est pas possible de les alimenter toutes, d'où la
fermeture de celles du sud et du nord. Selon la direction de Total interrogée
par Télé Mayotte, cette situation pourrait perdurer deux semaines, ce qui
devrait considérablement perturber le trafic automobile et le travail des
taximen.
Questionnée par le quotidien Flash infos (n°2032 du 19 février), la
direction de Total affirme avoir commandé trois camions-citernes en 2006, pour
faire face aux travaux de mise en conformité nécessaires pour le contrôle
technique et au développement de l'activité. "Cela remonte à très longtemps et
il y a eu beaucoup de retard", déplore Jean-Baptiste Houriez, le directeur de
Total Mayotte, dans les colonnes du quotidien sur abonnement. En attendant leur
arrivée à Mayotte, il dit ne pas avoir trouvé de camion "de secours" dans la
région.
Autre conséquence de cette situation, Electricité de Mayotte se voit
contrainte d'organiser des délestages. En effet, alors qu'EDM dispose
habituellement de 40 Méga Watts (MW) de capacité de production avec sa centrale
des Badamiers en Petite Terre, et de 11 MW avec sa centrale de Kawéni en Grande
Terre, elle n'est capable de fournir actuellement que 22 MW, deux des groupes
électrogènes des Badamiers étant en révision. Cela ne poserait aucun problème si
Total pouvait livrer Kaweni sans arrêt… ce que la multinationale est incapable
de faire. Ainsi, des délestages sont organisés depuis vendredi 15
février.
VM
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MAYOTTE |
Développement |
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Un nouveau logiciel pour l'état civil à Mayotte |
Lundi 18 Février 2008 |
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Les officiers d'état civil des 17 communes de Mayotte sont dotés d'un nouveau logiciel et équipés du matériel informatique adéquat depuis le 1er janvier 2008.
Le Parquet de Mamoudzou a présenté à la presse lundi 18 février ce nouveau
système d'exploitation, qui devrait accélérer les procédures, assure le
procureur de la
République Marc Brisset-Foucault. Après un mois et demi
d'expérimentation, le vice-procureur en charge de l'état civil, Thomas Michaud,
et le responsable du programme au niveau du Ministère français de
la Justice,
Bertrand Daillie, ont affirmé qu'il s'agit "d'un succès". "Ce logiciel répond
aux attentes des officiers et devraient leur faire gagner beaucoup de temps", a
déclaré lors de la conférence de presse le haut responsable administratif. "Il y
a encore quelques réglages, mais on peut dire qu'il satisfait les officiers".
"Pour nous, c'est un gain de temps important. C'est aussi un gain en
crédibilité", a indiqué l'officier de la commune de Dembeni. "L'informatisation
de l'état civil nous donne une certaine crédibilité auprès des services en
métropole, alors qu'avant ils ne cessaient de nous appeler pour nous demander
confirmation", a-t-il expliqué.
Il y a deux ans, seules trois communes mahoraises étaient informatisées. Mais aucune
ne possédait de logiciel adapté aux particularités juridiques de Mayotte –dont
la plupart des habitants sont encore régis par le droit local. Suite à ce
constat, le ministère de la
Justice avait décidé avec celui de l'Outremer de fournir aux
mairies les moyens matériels d'assumer une mission d'autant plus essentielle à
Mayotte qu'une grande partie de la population n'a pas régularisé sa situation.
"Il s'agit d'un enjeu majeur", a rappelé M. Brisset-Foucault, "car une grande
partie de la population n'a pas d'état civil fiable et consolidé en termes de
droit français, ce qui entraîne de nombreuses complication pour la scolarisation
des enfants ou même l'obtention d'une carte d'identité ou d'un passeport". Un
logiciel a ainsi été adapté à la réalité mahoraise, en collaboration avec les
officiers d'état civil, et l'ensemble des mairies ont été fournies en matériel
informatique. Cette étape devrait permettre une accélération du traitement des
dossiers, même si elle ne règlera pas tous les problèmes, reconnaît Thomas
Michaud. "Il reste encore un travail de titan", a-t-il avoué, évoquant notamment
la
Commission de révision de l'état civil, qui fonctionne avec un
minimum de personnel et cumule les dossiers en attente. Selon M. Daillie, un
logiciel devrait cependant lui être fournie. "Cela devrait résoudre en partie la
problème", pense-t-il.
VM
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
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Force ouvrière appelle les enseignants à la grève |
Lundi 18 Février 2008 |
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La Fédération Nationale de l’Enseignement, de
la Culture et
de la
Formation Professionnelle (CGT-Force ouvrière) et ses syndicats
affiliés (SNFOLC et SPASEEN-FO) appellent à la grève le jeudi 21 février à
Mayotte, avec rassemblement à 8h30 place du Marché, et invitent "l’ensemble des
collègues à réagir face aux attaques de Monsieur le Vice
recteur".
Force Ouvrière réclame notamment l’intégration de
tous les agents de la collectivité dans le corps des fonctionnaires de l’Etat
(A, B, C) et non dans le corps propre créé pour Mayotte, la mise en place d’une
"vraie commission d’intégration dans la transparence", la "titularisation de
tous les contractuels", le "reclassement avec prise en compte de l’ancienneté
pour tous les agents titularisés à Mayotte", l'indexation des salaires sur le
coût élevé de la vie à Mayotte, le "respect du droit à la mutation dans la
transparence pour toutes les catégories de fonctionnaires", des "horaires à 35
heures hebdomadaires pour tous les contractuels" et de "nos droits au congé de
formation". Et le syndicat de s'insurger : "Dans les établissements, c’est le
règne de l’arbitraire ! Le droit des agents est bafoué ! Il est inadmissible de
sanctionner des agents qui participent à l’heure d’information Syndicale
!"
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MAYOTTE |
Justice |
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Procès Sim-Musada : le dossier vidé de sa substance |
Lundi 18 Février 2008 |
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Il y a 9 ans, le procureur Jean-Louis Bec annonçait que ce dossier allait "faire couler bien du monde". Force est de constater que le procès de l'affaire Sim-Musada, qui s'est tenu au Tribunal de Mamoudzou le 13 février, n'a pas tenu ses promesses.
L’affaire avait pourtant défrayé la chronique en 1999. Suite à un audit,
la Société
immobilière de Mayotte (Sim) signale cette année-là au parquet de Mamoudzou une
série d’anomalies dans la gestion de la Musada, l’une de ses filiales chargée de
l'approvisionnement en matériaux de construction. Mais rapidement,
la Sim est à son
tour accusée d'avoir financé les largesses des dirigeants de la Musada, largesses dont
auraient bénéficié les plus hauts dirigeants politiques de l'île. Peu après le
début de perquisitions, le directeur de la Sim, René Quaranta, se tire une balle dans la
tête. Sa femme accuse les médias "de l'avoir poussé au suicide" ; deux
journalistes seront poursuivis pour diffamation avant d'obtenir un non-lieu.
Si le jugement a été reporté au 7 mai, on peut d'ores et déjà affirmer,
comme l'a fait l'avocat Jean-François Hory à la sortie de l'audience mercredi 13
février, que "la montagne a accouché d'une souris". Par manque de témoins,
d'abord : le député Henry Jean-Baptiste, alors président de la Sim, n’est plus à Mayotte,
tandis que la plupart des élus qui s’approvisionnaient à la Musada et dont les noms
figuraient sur la liste des créanciers sont à la retraite ou sont décédés. La
légèreté des peines proposées a également surpris l'assistance. Le procureur de
la
République, Marc Brisset-Foucault, a requis trois mois
d’emprisonnement avec sursis, ainsi que l’interdiction d’exercer à un poste de
gérant pour dix ans, contre Franck Daumas, directeur de la Musada au moment des faits,
accusé d'"abus de biens sociaux", de "banqueroute" et d'"emploi de moyens
ruineux pour se procurer des fonds". La Société immobilière de Mayotte (Sim), actionnaire
majoritaire de la
Musada lors du scandale, est quant à elle poursuivie pour "complicité du
délit de banqueroute par fourniture de moyen frauduleux" et pour "recel de fonds
provenant d'un délit de biens sociaux". Le Parquet a toutefois demandé la
relaxe, assortie de 5.000 euros d'amende en guise de sanction symbolique. Le
procureur a par ailleurs regretté publiquement que l'instruction n'ait pas
retenu l'implication de nombreux protagonistes, en particulier la banque BFCOI,
qu'il considère comme en partie responsable de la débâcle de la Musada, rachetée pour un
franc symbolique par le groupe Sodifram, en 1999, alors qu'elle présentait un
passif de 6 millions d'euros…
VM
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COMORES |
Défense - Conflits |
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La France se dit "préoccupée" par la situation aux Comores |
Lundi 18 Février 2008 |
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Dans un communiqué publié le 18 février émanant du ministère français des Affaires étrangères, Paris se dit "gravement préoccupé par la situation aux Comores".
Le gouvernement français réitère "son plein appui au président Sambi et aux
efforts inlassables de celui-ci, avec le soutien de l'Union africaine, de
l'Afrique du Sud et de la communauté internationale, pour maintenir l'intégrité
de l'Union des Comores", comme il le fait officiellement depuis le début de la
crise, en mai 2007. La
France souligne également "la nécessité de préserver l'unité et
la stabilité des Comores, gravement menacées par le comportement des autorités
illégales d'Anjouan" –déclaration qui ne devrait pas manquer de faire réagir les
partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble comorien, qui ne cessent de
dénoncer la présence française dans la région. Toujours selon ce communiqué,
Paris soutient la voie diplomatique. "Des mesures ciblées et coordonnées doivent
renforcer la pression exercée par l'Union africaine sur les autorités illégales
d'Anjouan. Elles devront être prises par le Conseil de sécurité des Nations
unies, comme suite à la demande faite par l'Union africaine lors de son sommet à
Addis Abeba, le 2 février, et par l'Union européenne, qui finalise un dispositif
de sanctions." La
France confirme en outre sa participation à "une ultime mission
de médiation" qui comprendra par ailleurs les Etats-Unis, la Tanzanie et l'Union
africaine. "En cas d'échec de cette ultime mission, et si elles persistent à
faire obstacle à la mise en oeuvre des demandes de l'Union africaine et de la
communauté internationale, les autorités illégales d'Anjouan assumeront les
conséquences de leur attitude de blocage", indique cependant le ministère des
Affaires étrangères. Cette dernière phrase équivaut à un feu vert donné à Sambi
pour lancer le débarquement en cas d'échec de la mission. Il s'agit de la
première acceptation implicite d'une intervention armée à Anjouan de la part de
l'ancienne puissance coloniale, dont nombre de Comoriens pensent qu'elle
soutient Mohamed Bacar.
VM
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COMORES |
Relations internationales |
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A Moroni, des tags contre la France agacent l'ambassade |
Lundi 18 Février 2008 |
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Depuis quelques semaines, des tags inscrits sur les murs de Moroni notamment à Badjanani, en face de la vieille mosquée du Vendredi, reprochent à la France son "ingérence" et sa "complicité" avec Mohamed Bacar.
L'ambassade de France à Moroni a réagi en adressant un courrier au ministère des
Relations extérieures, ont rapporté plusieurs sources concordantes proches du
gouvernement comorien. Les mêmes sources précisent qu'à travers ce courrier,
l'ambassade a demandé aux autorités comoriennes de faire effacer lesdites
inscriptions, de procéder à des enquêtes pour connaître leurs auteurs pour,
éventuellement, les ''sanctionner'' et faire assurer la sécurité des édifices
français à Moroni.Des fonctionnaires du Mirex ont indiqué, sous l'anonymat,
que le ministère des Relations extérieures qui a déjà fait connaître sa réponse,
a pris acte de la demande française, rassurant l'auteur du courrier qu'une
enquête sera menée par les services compétents pour identifier les
''coupables''. Au lendemain de cet échange de civilités, comme pour ne rien
arranger, une banderole a été déployée Place de l'Europe, passage obligé de tous
ceux qui se rendent dans les quartiers sud de Moroni, zone où se situent les
bureaux de l'ambassade de France dans la capitale comorienne. Des témoins
oculaires rapportent que la banderole demandait à la France de ne pas s'ingérer
dans les affaires intérieures des Comores. Si la banderole a été enlevée peu
après son déploiement, il en est tout autrement des inscriptions murales,
toujours visibles sur les murs des quartiers Badjanani et Mtsangani. Pour une
bonne partie de l'opinion publique comorienne, la persistance de la crise
séparatiste anjouanaise tire sa force dans un soutien de l'ancienne puissance
colonisatrice. ''Sur une simple pichenette de l'ambassadeur de France, le
colonel Mohamed Bacar se serait mis au garde-à-vous. C'est à lui de siffler la
fin de la recréation'', affirme un retraité comorien.
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Une radio pour "chauffer" Bacar |
Lundi 18 Février 2008 |
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Ukombozi (Libération) : tel est le nom de la radio mise en place par le
gouvernement de l’Union pour "sensibiliser et conscientiser" la population
d'Anjouan. Installé dans les locaux de la gendarmerie de Mohéli, le studio de
fortune est géré directement par l'état-major militaire qui pose un regard
vigilant sur tous les programmes.
L’antenne émet régulièrement des messages à l’endroit des autorités de
l’île "rebelle", de la population et des soldats des Forces de gendarmerie
anjouanaises. Les chansons militaires passent en boucle à longueur de journée.
Les responsables politiques de l’Union interviennent de temps à autre pour
appeler la population à désavouer Bacar et sa bande. "L’utilité de cette radio,
vous la verrez au moment où les combats vont commencer", précise le chef
d’état-major. Le colonel Bacar n'a pas tardé à répliquer par la voix de son
propre organe de propagande, RTA (Radio et télévision d'Anjouan), qui émet
jusque sur les côtes mohéliennes. "Vous avez monté une radio pirate mais je
finirai par vous avoir", a–t-il lancé à ses "ennemis"…
(Le Quotidien de la
Réunion)
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COMORES |
Défense - Conflits |
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L'armée comorienne reçoit deux hélicoptères pour débarquer à Anjouan |
Lundi 18 Février 2008 |
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A Moroni, la perspective de l'arrivée d'une médiation internationale (lire ci-contre) a été éclipsée par l'arrivée, samedi 16 février, de deux hélicoptères de fabrication ukrainienne.
Si la Lettre de
l'Océan Indien avait annoncé que ces appareils seraient fournis par
la Libye, nous
n'avons pu vérifier cette information. Arrivés en pièces détachées, les hélicos
sont actuellement en cours de montage. Leur mise à disposition devrait donner un
coup d'accélérateur aux préparatifs du débarquement. A l'occasion de sa dernière
conférence de presse, la semaine dernière, le chef d'état major de l'Armée
nationale de développement, Salimou Mohamed Amiri, déclarait en effet que ''la
raison qui retarde l'opération du débarquement militaire, a trait au retard mis
dans l'envoi des hélicoptères'', très attendus pour couvrir les opérations au
sol, faciliter le déplacement des troupes et l'évacuation rapide des blessés.
Lors de sa visite à Mohéli, du 10 au 12 février, Sambi a été "briefé par
l'état-major sur les probables pertes humaines et matérielles" en fonction de la
participation ou non d'hélicoptères aux opérations, indique un journaliste
présent à Mohéli la semaine dernière. "Le président a alors décidé de ne pas les
laisser partir sans hélicoptère, même si tout avait été préparé sans
ça."
Le retard des hélicoptères n'est cependant pas la seule explication au
report de l'intervention. De source militaire, ''la météo très défavorable,
marquée par de fortes pluies et des houles très hautes et des menaces de
cyclones dans la région ont joué en défaveur du débarquement''. Un témoin
oculaire à Mohéli, confirme que le bateau 13 Radjab chargé de transporter les
militaires a failli s'envaser au port de Mohéli, entraîné par les vents forts et
les vagues très hautes. Le bateau est sommé par l'état major de rester au large
''pour éviter de heurter les côtes''. Dimanche 17 février après-midi, un
observateur qui avait quitté Mohéli la veille estimait à quatre jours le délai
nécessaire pour lancer l'opération. "Les militaires étaient dispersés et
déconcentrés à force d'attendre", affirme-t-il. "On m'a dit qu'ils commencent
maintenant à se regrouper sur Itsamia, d'où doit être lancée l'opération. Il
faut aussi essayer les hélicos, faire quelques exercices. Enfin, on dit que le
président devrait s'adresser à la nation lorsque tout sera prêt." Ces soldats
commencent à s'impatienter : partis à l'origine pour quelques jours seulement,
certains manquent de matelas, de vêtements de rechange et souffrent des
moustiques. "On a cru qu’on venait juste pour un ou deux jours mais ce n’est pas
le cas. La rage diminue de jour en jour", avouaient la semaine dernière des
soldats en permission dans les rues de Fomboni.
VM avec Al-watwan (http://www.alwatwan.net)
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MADAGASCAR |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
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Le cyclone Ivan fait une dizaine de victimes à Madagascar |
Lundi 18 Février 2008 |
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Tamatave a échappé à l’œil du cyclone mais pas Sainte-Marie où Ivan a fait une dizaine de victimes. Après avoir dévasté la petite île touristique dimanche à l’aube, le cyclone a touché les côtes orientales de Madagascar au niveau de Fénérive Est et fonçait vers les hautes terres centrales en direction de la capitale et d’Ambatondrazaka, l’un des greniers à riz du pays. Sur son passage, il fait terriblement mal à la population rurale vivant dans les paillotes.
Sainte-Marie est coupée du monde depuis samedi matin. DImanche à l’aube,
l’œil du cyclone tropical intense Ivan - dont le diamètre est estimé à
65 km - a
traversé la pointe Sud de cette petite île malgache, très prisée des
Réunionnais. Premiers bilans : une dizaine de victimes coincées dans les
décombres d’un hôtel dont tout un pan s’est effondré. Par ailleurs, le Bureau
national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de
“plusieurs cases d’habitations ravagées, la mer qui commence à atteindre les
routes bitumées, liaisons téléphoniques coupées, routes inutilisables en
centre-ville, communication impossible même par les radios BLU (ndlr : bande
latérale unique)”. Les dégâts non encore évalués seront sans doute beaucoup plus
importants que ceux qui sont annoncés, vu l’ampleur du système. Pour reprendre
les propos d’un technicien du service météo malgache : “Ivan n’a pas fait de
cadeau à Sainte-Marie”, petite île mesurant 60 km de long pour moins de
10 km de
large, fleuron du tourisme malgache, célèbre pour le regroupement des baleines à
bosse. Et ce n’est pas fini.
Dimanche vers 9 heures, le système a atterri dans la commune d’Ampasimbe
à Fénérive Est. Vers midi, il se trouvait à Vavantenina, à 16 h à Andilamena et
semble prendre la direction d’Anjozorobe (à 80 km au Nord de la capitale)
en passant par Ambatondrazaka, réputé pour sa production de riz, aliment de base
des 17 millions de Malgaches. Autres dégâts matériels recensés : dans la région
d’Alaotra Mangoro, effondrement d’une tribune d’un stade de foot ; bâtiments
publics, école primaire publique et le bureau du Médecin Chef Inspecteur
touchés, chute de plusieurs poteaux électriques. Mais, comme à chaque fois, la
blessure est beaucoup plus profonde dans la population rurale. En effet, les
citadins des grandes villes comme Tamatave restent plus ou moins à l’abri, même
s’ils sont privés de leurs occupations quotidiennes et assistent impuissants aux
conséquences du phénomène (voir témoignage). Ils ont encore la chance d’être
logés dans des maisons en dur ou en bois sous tôle, plus résistantes. Mais la
majorité de la population rurale habitant dans les villages de la côte orientale
de Madagascar vit encore dans des petites paillotes fragiles, qui ne peuvent
résister aux puissantes rafales. Sans parler de leurs maigres récoltes
englouties par les trombes d’eau. C’est ce qui explique le nombre faramineux de
sans-abri à chaque passage de cyclone.
(Le Journal de l'île de la Réunion – 18 février 2007)
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OCEAN INDIEN |
Economie |
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Les acteurs de la filière textile se rencontrent à Madagascar |
Lundi 18 Février 2008 |
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Les entrepreneurs de la filière textile et habillement des pays membres de la C.O.I. (Commission de l'Océan Indien) se rencotnreront du 26 au 28 mars 2008 à Antananarivo (Madagascar).
Cette rencontre entre fabricants et acheteurs de la filière textile et habillement aura comme objectif de présenter les études réalisées dans les différents pays de la C.O.I. sur l'état du marché : offre et demande. Elle donnera également la possiblité aux opérateurs du secteur de tenir des consultations bilatérales sur les opportunités commerciales dans la région. Cette rencontre est organisée par ‘l’International Trade Centre (ITC)’ dans le cadre de son programme d’expansion du commerce intra-régional des pays membres de la COI en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie. En marge de cette manifestation, se dérouleront les ‘Entretiens des Textiles de l’Océan Indien (ETOI)’. Des hommes d’affaires européens, américains, de l’Océan Indien, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe ont été invités. Cette activité bénéficie du soutien du Gouvernement Malgache et l’Union Européenne et les délégués de ITC vont pouvoir participer gratuitement à la manifestation.
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ZIMBABWE |
Economie |
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Zimbabwe : le taux officiel d'inflation à 66.000% |
Lundi 18 Février 2008 |
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Le taux officiel d'inflation au Zimbabwe a battu en décembre un nouveau
record mondial à plus de 66.000% en rythme annuel, contre environ 26.000% en
novembre, selon des statistiques de l'Office central des statistiques (CSO). "Le
taux annuel d'inflation pour le mois de décembre 2007 (...) est de 66.212,3%, en
hausse de 39.714,5 points par rapport au mois de novembre", selon un communiqué
du CSO transmis aux banques du pays. Le taux mensuel d'inflation pour décembre
est de 240,1%, en hausse de 108,7 points par rapport à novembre, a précisé le
CSO. "Cela signifie que les prix ont augmenté de 66.212,3% entre décembre 2006
et décembre 2007 (...) et de 240,1% entre novembre et décembre 2007", explique
l'Office. Depuis huit ans, l'économie du Zimbabwe, autrefois grenier à
grains de l'Afrique, se désagrège. Outre cette hyperinflation, le pays souffre
d'un taux de chômage de près de 80% et d'un effondrement de sa production. Le
gouvernement a tenté en juin dernier d'imposer un contrôle des prix qui n'a fait
qu'aggraver les pénuries, la plupart des producteurs s'estimant incapables de
couvrir leurs frais aux prix imposés. La Banque centrale a dû dévaluer à plusieurs reprises
sa monnaie et a introduit en janvier des billets allant jusqu'à 10 millions de
dollars zimbabwéens. Les Zimbabwéens survivent en faisant des courses avec des
sacs de billets -- souvent au marché noir --, en sautant des repas, en ne se
déplaçant qu'à pieds et grâce à l'aide de la diaspora.
(AFP)
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AFRIQUE |
Relations internationales |
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Les Premières Dames d’Afrique condamnent les conflits |
Lundi 18 Février 2008 |
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Les Premières Dames d’Afrique ont condamné jeudi, les violences faites aux femmes dans les conflits, à l’ouverture de la Conférence qui réunit à Brazzaville dix épouses de chefs d’Etat, outre celles qui se sont fait représenter.
Les assises de l’Assemblée générale de la Mission de
Paix des Premières Dames d’Afrique (MIPREDA) ont enregistré, dès le
premier jour, une unanime condamnation des conflits, les participantes
ayant notamment mis en exergue la responsabilité des hommes dans la
survenue des guerre, alors que ce sont les femmes et les enfants, qui
en subissent les plus graves conséquences.
Prenant la parole à la cérémonie d’ouverture, Mme
Blinda Déby Itno du Tchad a insité auprès de ses homologues, pour que
les recommandations qui sortiront de la rencontre soient suivies
d’actions concrètes, plutôt que d’être « rangées dans les tiroirs des
bureaux des organisations internationales ».
De son côté, l’hôte de la conférence, Mme Antoinette
Sassou N’Guesso, a souhaité que Brazzaville jette « les bases de
véritables stratégies de lutte contre les conflits pour une paix et un
développement durable ».
La représente du Gouvernement Belge, Mme Mandala
Malanda a suggéré, de son côté, que la MIPREDA alerte les communautés
nationales et internationales sur les conséquences, à long terme, des
violences que subissent les femmes et les filles dans les conflits, sur
le continent.
Elle a invité les épouses de Chefs d’Etat, à des «
actions de sensibilisations » auprès de leurs homologues européennes,
en profitant notamment de 2008, année européenne de lutte contre la
violence.
La représentante de la Première Dame de RDC a préconisé
la création d’une Association de Femmes pour la paix, avec secrétariat
au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis Abéba.
Les Premières Dames du Congo, du Mali, Tchad, d’Afrique
du Sud, du Burkina Faso, du Niger, des Comores, du Nigeria, de la
Namibie, de la République Centrafricaine, participent aux assises de
Brazzaville, tandis que sont représentées, leurs homologues du Gabon,
de Guinée, de Guinée Equatoriale, du Cameroun de la Gambie, du Sénégal,
de la République Démocratique du Congo et de Zambie. |
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AFRIQUE |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
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Surveillance de l’environnement en Afrique pour un développement durable ( AMESD) |
Lundi 18 Février 2008 |
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L’ouverture officielle de la première réunion sur l’état d’avancement du Programme de Surveillance de l’Environnement en Afrique pour un Développement Durable (AMESD) a eu lieu hier, lundi 11 février 2008, au siège de l’Union Africaine à Addis Abéba, Ethiopie.
La séance a été ouverte par le Directeur de l’Economie
Rural et de l’Agriculture de la Commission de l’Union Africaine, le Dr
Ahmadu Babagana, en présence de M. Etienne Kaisin, Responsable du
Programme AMESD et de M. Paul Webber, Représentant la Commission de
l’Union Européenne en Ethiopie.
Lancé depuis le 31 octobre 2007 et suite au projet
Plasmas Utiles pour la Maîtrise Aérodynamique (PUMA) qui devait fournir
et installer des stations de réception Météosat aux pays africains
éligibles, l’objectif de l’AMESD est d’étendre l’utilisation des
technologies satellites et leurs applications pour soutenir le
développement durable en Afrique. Par ces techniques, le programme
AMESD souhaite améliorer la gestion des ressources naturelles en
Afrique en procurant aux Etats Africains des informations actuelles et
appropriées sur leur environnement. Ce qui est maintenant possible avec
l’utilisation de techniques modernes et des Technologies de
l’Information et de la Communication (TIC). Intervenant au nom de la
Commission de l’Union Africaine, le Dr Babagana a considéré l’AMESD,
non seulement comme un pas en avant pour les générations futures mais
comme un outil important pour les décideurs grâce aux données fiables
qu’il leur procure. Il a également souligné l’importance clef de la
participation des Communautés Economiques Régionales (CER) dans la
réussite du Programme AMESD. Quant à M. Paul Webber, il a souligné
l’importance du partenariat entre l’Union Africaine et l’Union
Européenne. Il considère cette réunion importante car elle renforce la
coopération entre les deux Organisations. A cette occasion, il a
rappelé que depuis le début de l’année 2008, l’Union Européenne a
ouvert une délégation auprès de l’Union Africaine.
La première réunion sur l’état d’avancement du
Programme de Surveillance de l’Environnement en Afrique pour un
Développement Durable prendra fin le 14 février 2008.
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