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La lettre de Malango
N°
8
Mercredi 20 Février 2008
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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COMORES |
Défense - Conflits |
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L'UA résolue à soutenir le débarquement à Anjouan |
Mercredi 20 Février 2008 |
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C'est arrivé au moment où personne ne l'attendait. Mercredi 20 février, en fin de journée, un communiqué de l'Union africaine indiquait que l'organisation a décidé d'apporter son soutien militaire et logistique au gouvernement de l'Union des Comores, dans sa volonté de rétablir l'ordre dans l'île d'Anjouan.
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Bacar, en juin 2007, lors de son investiture après le scrutin non reconnu par la communauté internationale (photo: Kashkazi)
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La France prête à transporter les troupes de l'UA |
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La France s'est dite prête à transporter des troupes de l'Union africaine (UA) jusqu'aux Comores, dans le cadre d'une opération militaire contre le régime Bacar à Anjouan menée par le gouvernement comorien et soutenue par l'UA, a annoncé mercredi à l'AFP un haut responsable de l'UA, quelques minutes après l'annonce du soutien de l'organisation au débarquement. "Parmi les partenaires de l'UA qui ont accepté de nous soutenir, la France a exprimé sa disposition à faciliter le transport de troupes tanzaniennes et sénégalaises à Moroni", a déclaré Saïd Djinnit, commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA. Une source diplomatique française a confirmé cette information à l'AFP par téléphone. "Nous avons dit que nous les aiderions pour le transport jusqu'aux Comores, soit à Moroni soit à Mohéli, mais nous ne les aiderons pas à débarquer à Anjouan", a précisé cette source.
(avec AFP)
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L'organisation continentale "a résolu d'aider et de soutenir le président [Ahmed Abdallah Sambi] à restaurer la paix et la sécurité à Anjouan dès que possible", a déclaré Bernard Kamillius Membe, ministre tanzanien des Affaires étrangères, à un journaliste de l'AFP. "Nous sommes prêts à le soutenir militairement et logistiquement pour faire cela", a ajouté M. Membe, soulignant que "d'ici au 30 mars prochain, tout sera terminé". La décision a été prise lors d'une réunion qui a duré plus de 7 heures au siège de l'UA à Addis Abeba en Ethiopie, et qui rassemblait les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres du groupe africain de contact sur les Comores – composé de la Tanzanie, la Libye, le Sénégal, le Soudan et l'Afrique du Sud -, à laquelle participait également un membre du gouvernement de l'Union. Selon le communiqué officiel, "la réunion, qui s'est tenue sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a regroupé les pays qui ont exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d'assistance formulée par le Président de l'Union des Comores, aux fins de restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan. (…) Cette réunion a été organisée dans le contexte des efforts soutenus déployés par les pays de la région pour promouvoir une réconciliation et stabilité durables aux Comores (…) La réunion a réitéré l'attachement de l'UA à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores (…), la compréhension de l'UA de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l'absence de progrès tangibles s'agissant du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan (…) La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, caractérisés par de nombreuses violations des droits de l'homme commises par les autorités illégales de l'Ile et la répression à l'encontre de tous ceux qui sont supposés être en faveur du retour à la normalité dans l'Ile. (…) La réunion a examiné les modalités de mise en œuvre de la décision de la 10ème session ordinaire de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l'Union des Comores pour restaurer son autorité à Anjouan. (…) La réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d'évaluation et de planification militaire et sécuritaire pour finaliser le processus de planification. (…)" Enfin, "la réunion a exprimé sa détermination à faire en sorte que l'unité et l'intégrité territoriale des Comores soient préservées et que l'autorité de l'Union et la légalité soient rapidement restaurées à Anjouan." Il s'agit de la première déclaration de l'UA en faveur d'une opération armée à Anjouan. Jusqu'à présent, l'organisation panafricaine avait toujours privilégié la voie diplomatique. Il semble cependant que les dernières informations en provenance de l'île dirigée de main de fer par Mohamed Bacar, faisant état d'arrestations arbitraires et de tortures, ainsi que la détermination de Sambi à intervenir, ait précipité la décision du Comité de suivi de la crise comorienne, qui en agissant ainsi a peut-être voulu éviter un éventuel carnage en apportant à l'armée comorienne son expertise et ses moyens humains et matériels. Cette décision intervient un jour après que le Conseil de paix et de sécurité de l'UA ait décidé de proroger pour une durée de deux mois les sanctions contre le régime Bacar (voir L'UA prolonge de deux mois les sanctions contre le régime Bacar). Le président autoproclamé de l'île d'Anjouan est aujourd'hui complètement isolé. Profitera-t-il de la prochaine mission de médiation annoncée depuis dix jours pour négocier un départ ? Difficile à dire, tant l'homme est insaisissable. VM
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MAYOTTE |
Education |
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La Collectivité de Mayotte veut un pôle universitaire |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Le Conseil général a organisé mercredi 20 janvier une conférence de presse afin de présenter son rapport sur la création d'un pôle universitaire de Mayotte –dénommé PUMA.
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Les formations universitaires actuelles |
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Quatre organismes proposent pour l'heure des formations post-bac à Mayotte.
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Le vice-rectorat offre quatre BTS dans le domaine du tertiaire (assistant de gestion PME-PMI, management des unités, comptabilité-gestion et assistant de direction), aucun dans le secondaire. 257 étudiants y sont recensés cette année. L'Institut de formation des maîtres (IFM), outre la formation des futurs instituteurs, accueille cette année 230 étudiants inscrits en première et deuxième année de Géographie, Economie-gestion, Lettres modernes, Sciences de la vie et Mathématiques –ils doivent suivre la troisième année de Licence en France. Le CEFSM, organisme du Conseil général, compte 600 étudiants en droit, sciences du langage, management économique et social, etc… Enfin le CNAM propose un diplôme préparatoire aux orientations supérieures.
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A cette occasion, le président du Conseil général, Saïd Omar Oili, a affirmé haut et fort son intention de voir "le plus vite possible" la naissance d'une université à Mayotte. "Il ne s'agit pas d'un effet d'annonce mais d'une réelle volonté", a-t-il affirmé aux journalistes qui s'interrogeaient quant à la date choisie pour annoncer ce projet –moins d'un mois avant les élections cantonales auxquelles M. Oili participera. Selon son directeur général des services, M. Dorso, "le budget 2008 de la collectivité prévoit des crédits de 10 millions d'euros pour l'enseignement supérieur", et le Contrat de projet qui devrait prochainement être signé entre l'Etat et la Collectivité "prévoit la création de ce pôle universitaire et son financement". Si selon M.Oili le cabinet de la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, "a été séduit" par le projet mahorais, il reste encore beaucoup de travail pour boucler le financement d'un tel projet. La lourde tâche en revient à François Mazart, chargé de mission auprès du Conseil général, qui a élaboré un rapport dans ce sens. Selon lui, Mayotte dispose de plusieurs atouts –la croissance démographique importante et la jeunesse de la population, l'augmentation régulière des bacheliers, l'échec des étudiants mahorais à La Réunion ou en France hexagonale- pour convaincre les décideurs. "Nous devons comparer notre situation avec celle de la Guyane, qui possède déjà une université : en 2010, nous aurons autant de bacheliers que ce département, qui présente de nombreuses similitudes avec Mayotte." "D'ici 6 ans, nous aurons 3.000 étudiants mahorais. Si cela continue, et si l'on se réfère au nombre d'enfants scolarisés dans le premier degré, d'ici 15 ans, Mayotte aura [avec 4 à 5.000 étudiants, ndlr] une plus grosse université que la Guyane, mais aussi que la Polynésie ou la Nouvelle-Calédonie. Les conditions sont donc réunies pour créer un pôle universitaire !" a poursuivi M. Mazart. Les objectifs du PUMA seront de "développer les formations de base répondant à l'attente des étudiants et aux besoins économiques de Mayotte", tout en visant "des objectifs de recherche", le but étant de proposer "une vraie université et pas un super lycée". Dans ce cadre, il est indispensable, a poursuivi le chargé de mission, "de mettre en place des filières complètes et d'excellence" qui correspondraient aux singularités mahoraises : une filière sur l'Islam et une autre sur le droit. Alors que plus de 50% des bacheliers mahorais souhaitent rester à Mayotte, et que les formations actuellement proposées sont restreintes (lire ci-contre), la création d'une université à Mayotte est "une priorité politique", a affirmé M. Oili. Quelques doutes subsistent cependant quant à la réalisation à court terme de ce projet. Si Oili affirme que plusieurs sites seraient susceptibles d'accueillir le futur campus, à Chirongui, Dembeni ou ailleurs, et qu'il s'agira d'une priorité en terme de réservation foncière, il avoue cependant ne pas avoir encore déterminé l'emplacement du futur pôle. Quant au vice-rectorat, censé gérer ce futur pôle, aucun de ses représentants n'était présent à la conférence de presse… VM |
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MAYOTTE |
Transports |
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Mayotte : le carburant rationné |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Face à l'incapacité de la société Total à résoudre le problème du ravitaillement des stations-service de l'île, la préfecture a pris les choses en main mardi 19 février.
Depuis plusieurs jours, quatre des sept stations de Mayotte sont fermées, provoquant des files d'attente de plusieurs centaines de mètres aux abords des deux stations de Mamoudzou ( voir l'article
Mayotte : l'essence au compte-goutte), Dans un communiqué, la préfecture informe qu'à compter du mercredi 20 février, la station de Majicavo est réservée à l'approvisionnement des particuliers, qui ne peuvent acheter plus de 30 euros de carburant, tandis que celle de Kaweni n'accueille que les véhicules prioritaires (véhicules de secours, de transports collectifs, de denrées périssables, taxis). Mardi 19 février, cette station a été prise d'assaut par des centaines d'automobilistes, qui ont patienté plusieurs heures avant de pouvoir alimenter leur voiture –ce qui a provoqué des bouchons dans toute la zone industrielle de Kaweni. Jusqu'à présent préservée de cette hystérie générale, la station de Petite Terre est toujours ouverte aux particuliers, sauf entre 12 h et 14 h, où seuls les véhicules prioritaires sont acceptés. A noter que le ravitaillement des pompes s'est poursuivi dans la nuit de mardi à mercredi, avec le concours de la STM qui a affrété une barge spécialement pour l'occasion (les cuves de Total se trouvent en Petite Terre). L'intervention de la préfecture a fait suite à de nombreuses plaintes. Dans la journée de mardi, le Medef (Mouvement des entrepreneurs de France) et la FMBTP (Fédération mahoraise du bâtiment et des travaux publics) ont envoyé deux courriers au préfet. Dans sa lettre, la FMBTP déplore " l'impossibilité pour nos véhicules et nos engins de s'approvisionner alors que Total peut se faire livrer la nuit pour assurer sa mission de service public". " Si cette situation perdure (…) notre fédération sera dans l'impossibilité de poursuivre les travaux dont nous avons la charge" poursuit le document. Déjà mardi, plusieurs artisans ont renvoyé leurs employés chez eux, étant incapables d'assurer le moindre déplacement, assure la fédération. Lors d'une conférence de presse sur un autre sujet mercredi 20 février, le président du Conseil général, Saïd Omar Oili, s'est ému de cette situation. " Quand les Hydrocarbures étaient gérés par la collectivité [jusqu'en 2004, ndlr], ça marchait à merveille", a-t-il asséné. " Aujourd'hui, alors que Total a le monopole sur l'île et alors que cette société est exonérée de la patente pendant dix ans, rien ne va plus ! C'est honteux de voir ça !" Il s'en est également pris aux médias qu'il a jugés trop tendres avec la multinationale. " Si ça avait été la collectivité, tout le monde nous aurait tiré dessus." VM
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MAYOTTE |
Transports |
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Kenya Airways suspend ses vols pour Paris |
Mercredi 20 Février 2008 |
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La compagnie aérienne nationale kényane "Kenya Airways" a annoncé mardi l'interruption temporaire de ses vols pour Paris à compter de mardi prochain.
Le PDG de la compagnie Titus Naikuni a précisé qu'en
raison des conseils du gouvernement français de ne pas se rendre au Kenya suite aux violences post-électorales, conseil suivi par les Français, les réservations étaient en chute libre.
M. Naikuni reste malgré tout optimiste sur un retour à la
normale des liaisons avant la haute saison estivale "quand le
gouvernement aura cessé de déconseiller les voyages au Kenya".
Les trois vols hebdomadaires vers l'aéroport Charles
de Gaulle assurés depuis octobre 2006 par Kenya Airways, transportent essentiellement des touristes même si les diplomates et hommes d'affaires français apprécient également cette liaison directe. Kenya Airways, élue meilleure compagnie africaine de 2002 à 2004, est le "fleuron" de l'aéronautique africaine.
Selon des experts en aviation, cette interruption
des vols aura un impact négatif sur les voyageurs en provenance du Rwanda,
du Burundi, de République démocratique du Congo (RDC), des
Seychelles et des Comores (dont l'île sous administration française de Mayotte) dans l'océan Indien. L'arrivée de Kenay Aiways sur le marché très fermé du transport aérien de l'Océan Indien avait laissé espérer aux usagers une baisse du prix des billets, notamment pour Mayotte et les Comores pour lesquelles une rotation hebdomadaire permettait de relier l'archipel directement à la France, sans passer par l'Ile de la Réunion,.
M. Naikuni a souligné que les passagers
qui souhaitent se rendre en Europe peuvent toujours transiter par
les aéroports d'Heathrow à Londres et de Schipol à Amsterdam. Air France détient une partie du capital de Kenay Aiways via sa filiale KLM et a noué des partenariats stratégiques avec la compagnie africaine.
avec Xinhuanet
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COMORES |
Défense - Conflits |
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L'UA prolonge de deux mois les sanctions contre le régime Bacar |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Re-re-rebelote. Pour la troisième fois en cinq mois, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a décidé mardi 19 février de prolonger de deux mois les sanctions contre le régime "illégal" du président de l'île d'Anjouan aux Comores, Mohamed Bacar, initialement prises le 10 octobre 2007, et prorogées les 26 novembre 2007 (pour deux mois) et 21 janvier 2008 (pour un mois).
Dans un communiqué publié dans la journée du 19 février, le CPS annonce sa décision "de
proroger, pour une période additionnelle de deux mois, les mesures imposées à
l'encontre des autorités illégales d'Anjouan (...) ainsi que le mandat de
la Mission
d'assistance électorale et sécuritaire de l'Union africaine (MAES) aux Comores".
Ces sanctions prévoient notamment un blocus maritime contre Anjouan et le gel
des avoirs financiers de 150 personnalités proches du colonel Bacar, qui ont en
outre interdiction de voyager. Elles n'ont cependant en rien fait plier le
régime rebelle, qui trouve des sources de financement grâce à ses banques
off-shore, à l'activité du port de Mutsamudu, et à des transactions
clandestines, les autorités de l'UA n'ayant pas dépêché les moyens nécessaires
pour surveiller les côtes anjouanaises.
Selon l'organisation panafricaine, la prolongation de deux mois des
sanctions vise à "attendre les résultats de la mission aux Comores qui sera
conduite par la présidente du Comité ministériel des pays de la région, la
ministre des Affaires étrangères de la République d'Afrique du Sud", Nkossassana Dlamini
Zuma, accompagnée de représentants français, tanzanien et américain. Cette
mission, attendue depuis le 10 février, pourrait arriver dans l'archipel en
milieu de semaine. Un représentant de l'ambassade des Etats-Unis à Madagascar
est actuellement à Moroni pour la préparer. Il s'agit de la dernière chance de
médiation avant que le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi,
ne lance l'offensive. Des centaines de soldats comoriens sont dans l'attente du
feu vert depuis deux semaines, à Mohéli. Vendredi dernier, ils ont reçu le
renfort de deux hélicoptères, actuellement montés à Moroni.
VM
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Possible évacuation des Malgaches installés à Anjouan |
Mercredi 20 Février 2008 |
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50 ressortissants malgaches sont touchés par la crise de l'île comorienne d'Anjouan. Depuis que le gouvernement comorien a déclaré qu'une attaque militaire est imminente, la plupart d'entre eux ont décidé de retourner au pays. D'autres sont obligés de rester, faute de moyens.
Des dispositions ont été prises du côté du gouvernement malgache pour mieux les
protéger. «Nous avons déjà mobilisé les ressortissants depuis le début de la
crise. Beaucoup ont pris la décision de partir, même si nous avons promis une
organisation d'embarquement dès le commencement de la guerre», souligne
Andrianaivo Rafanomezantsoa, consul honoraire de Madagascar aux Comores. Comme
l'île comorienne d'Anjouan est actuellement coupée de tout moyen de
communication, il est difficile pour le consulat malgache aux Comores de rester
en contact avec ces Malgaches. Aucune information n'a été recueillie sur le sort
de tous ceux qui sont restés là-bas. «Mais des dispositions ont été prises pour
mieux les prendre en charge. Nous avons fait appel à l'aide du gouvernement
français en leur demandant d'inclure nos ressortissants dans leur avion
d'évacuation», ajoute le diplomate. Il souligne que 200 ressortissants français
sont recensés dans cette île comorienne. Le gouvernement français demeure alors
le premier à pouvoir nous aider.
(L'Express de Madagascar)
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COMORES |
Médias, Information |
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Le gouvernement comorien veut dicter la "bonne conduite" aux médias |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Le ministre de l'Information de l'Union des Comores a invité lundi 18
février les médias pour "leur dicter la bonne conduite à respecter" face à la
crise politique et au probable débarquement de l'armée à Anjouan, indique un
journaliste de Moroni. "Il faut être patriote. Il y a des informations qu'il
faut donner, d'autres non", a tranché le ministre. Ce rappel à l'ordre fait
notamment suite à la diffusion, par la chaîne associative Djabal TV basée à
Iconi (Grande-Comore), d'images de la manifestation hostile au débarquement et à
Sambi organisée à Mutsamudu par le camp Bacar. Comme celles de l'investiture de
Bacar en juin 2007, ces images diffusées sans mise en perspective ont semé la
confusion en Grande-Comore en laissant entendre que la population soutient le
gouvernement illégal. En réalité, si autour de 900 partisans du colonel étaient
présents à la manifestation, de nombreux Anjouanais ne cachaient pas leur colère
face cette démonstration de force du pouvoir insulaire.
VM
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MAURICE |
Relations internationales |
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Mauriciens et Seychellois exemptés de visas pour l'UE |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Les ressortissants de l'île Maurice et des îles Seychelles seront exemptés de visa pour entrer dans les pays de l'Union européenne, a-t-on appris lundi de source officielle.
Dans un communiqué publié lundi à Bruxelles, la Commission européenne a
fait savoir qu'elle a demandé aux Etats membres de l'UE, l'ouverture de
consultations sur des accords d'exemption de visa de court séjour avec
6 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), à savoir l'île
Maurice, les Seychelles et quatre autres Républiques insulaires de la
région des Caraïbes.
L'exemption de visas sera réciproque, les ressortissants européens se
rendant dans ces îles n'auront pas besoin de présenter un visa et
inversement pour les citoyens de ces îles voyageant pour l'Europe.
Selon le communiqué, un tel accord aurait dû entrer en vigueur dès
2007, mais Bruxelles avait dû reporter la finalisation des
négociations, parce que les pays de la région avaient exigé des visas
aux Européens à l'occasion de la Coupe du monde de cricket, organisée
dans les Caraïbes.
Il s'agira d'une mesure réciproque d'exemption des visas, les pays
européens n'exigeant pas de visas aux voyageurs venant de Maurice et
des Seychelles et inversement.
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MOZAMBIQUE |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
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Les inondations ont fait au moins 72 morts au Mozambique |
Mercredi 20 Février 2008 |
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Au moins 72 personnes sont mortes et près de 1.300 ont contracté le choléra ou d'autres infections intestinales à cause des inondations qui affectent le Mozambique depuis début janvier, a indiqué mardi 19 février l'ONG Médecins sans frontières (MSF). Dans la seule ville de Tete, dans le nord-ouest du pays, les maladies intestinales ont affecté 834 personnes, dont 64 sont décédées, en raison de l'effet conjugué des inondations et des mauvaises structures d'assainissement, selon MSF. Dans les autres zones inondées, MSF a traité 450 malades du choléra, dont huit sont décédés. L'ONG met notamment en cause les conditions d'hygiène dans les camps de déplacés. La saison des pluies, particulièrement violente cette année, a provoqué la crue du fleuve Zambèze et de ses affluents et des inondations plus graves que celles de 2000-2001, qui avaient fait plus de 700 morts au Mozambique. Cette année, elles ont causé des dégâts évalués à plus de 100 millions de dollars. Mais un mécanisme d'alerte précoce a permis de minimiser les pertes humaines. Outre les victimes des maladies, seules une dizaine de personnes ont été tuées, notamment par des crocodiles qui ont profité de la montée des eaux. (AFP)
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MONDE |
Peuples autochtones |
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Une langue indigène disparaît « toutes les deux semaines » |
Mercredi 20 Février 2008 |
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À l’occasion de la « Journée internationale de la langue maternelle » décrétée par l’Unesco le 21 février, Survival International rappelle qu’en moyenne une langue indigène s’éteint toutes les deux semaines.
Sur les 6 000 langues recensées dans le monde, 5 000 sont indigènes et la
plupart de celles qui sont menacées d’extinction sont indigènes.
Les
Indiens akuntsu, qui vivent dans le nord du Brésil, ont été contactés pour la
première fois par une équipe gouvernementale en 1995. Massacrés par les éleveurs
qui les ont spoliés de leurs terres dans les années 1970 et 1980, leur groupe est
aujourd’hui réduit à 6 individus. Personne d’autre qu’eux ne parle leur langue
qui disparaîtra vraisemblablement [ La suite sur le site ... ] |
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