Le gouvernement sud-africain a décidé, le 29 mai, d’ouvrir de petits refuges temporaires pour les ressortissants étrangers déplacés par les dernières flambées de violence xénophobes, plutôt que de grands camps de réfugiés permanents.
Les gouvernements du Mozambique et du Zimbabwe ont entamé le « rapatriement volontaire » de leurs ressortissants, dans le sillage des flambées de violence xénophobes qui ont lieu actuellement en Afrique du Sud, et qui, selon les forces de l’ordre, ont fait 42 morts et plus de 16 000 déplacés, et ont donné lieu à 400 arrestations.
Un total de 22 personnes ont été tuées et 217 arrêtées dans les violences contre les étrangers dans la province sud-africaine de Gauteng, a-t-on indiqué lundi de source policière.
Les récentes agressions dont ont été victimes des migrants somaliens, zimbabwéens et mozambicains en Afrique du Sud ont été qualifiées de xénophobes : mais ces agressions ne traduiraient-elles pas un problème bien plus important que la simple peur de l'étranger, un problème bien plus national ?