L’intersyndicale des enseignements des écoles publiques comoriennes ont annoncé, samedi au cours d’une conférence de presse à Moroni, un arrêt de travail du jeudi 24 au samedi 26 mai prochains.
Depuis vendredi, les enseignants de Grande Comore nouvellement recrutés tiennent un sit-in devant le ministère de la fonction publique de l’île. Ils réclament une reconnaissance et des salaires.
L’Intersyndicale de l’enseignement menace le gouvernement de grève générale au cas où il persisterait à geler la grille salariale des enseignants, comme il l'a déjà fait en février lors du versement des salaires du mois d'octobre 2010.
L’unique aéroport de l’île d’Anjouan a été bloqué jeudi matin, suite à un préavis de grève adressé quelques jours auparavant au gouvernement de l’île par la direction de l’établissement.
Le personnel d’Anjouan Steavdoring Company, l’opérateur chargé de la manutention au port de Mutsamudu, observe un mouvement de grève depuis lundi.
Les anciens étudiants de la Libye, en collaboration avec le gouvernement comorien, ont organisé ce lundi un rassemblement de soutien au guide libyen. Ce meeting suivi d’une marche, a été une occasion pour dénoncer l’attitude de la France en Libye.
Aucun automobiliste n’a pu emprunter la route de M’bouéni, au sud de Moroni ce mardi. Ce tronçon était fermé par des jeunes du quartier pour protester contre le mauvais état de cette route. Ils ont monté des barricades et une banderole pour marquer leur ras-le-bol.
Les habitants de la capitale exigent le départ de leur maire mais celui-ci refuse. On reproche au maire « d’incapacité et d’opacité » dans sa gestion. L’administration communale est bloquée.
Le vent de révolution qui souffle dans le monde arabe a gagné Moroni. Ici, ce n’est pas la politique qui a révolté les gens mais la destruction programmée du Foyer des Femmes situé sur la Place de l’Indépendance.
Après les employés du laboratoire de l’hôpital El Marouf qui viennent de reprendre les microscopes après quelques jours de grève, les contractuels menacent eux aussi de cesser le travail. Des revendications salariales sont à l’origine de ce mouvement de grève. Le directeur, lui, y voit du sabotage.
Un conflit d’interprétation de texte entre le syndicat des enseignants et le ministère de la fonction publique a provoqué un arrêt des cours pour une durée illimitée dans l’enseignement.
Durant deux jours, de violentes manifestations ont agité l'île de Mohéli pour protester contre l'allongement du mandat présidentiel.
Un homme de 35 ans a été blessé par balle samedi à Fomboni, capitale de Mohéli, dans des heurts ayant opposé gendarmerie et manifestants, a appris l'AFP dimanche de source hospitalière.
Depuis le début des troubles qui secouent Mohéli au début de ce mois, c'est la première réaction de La Convergence Nationale Pour Mai 2010, la plate forme d'opposition regroupant les mouvements qui exigent le respect des dates des élections. Elle s'insurge contre les violences qui ont eu lieu ces derniers temps à Mohéli dans un communiqué.
C’est le triste bilan d’une chaude journée ; la somme d’une haine accumulée et d’une impardonnable négligence.
Le Congrès comorien a tranché en faveur du maintien au pouvoir du président Sambi, pour un an et demi encore. Ceci au nom de l’harmonisation des mandats électifs des gouverneurs et du président de l’Union. L’explosion de colère observée à Mohéli la semaine dernière tranche pourtant avec l’atonie des populations des autres îles de l’Union, et des réactions molles de l’opposition nationale.
La nuit était toujours tendue jeudi soir après une journée très mouvementée et parsemée d’incertitude pour les habitants de la petite île des Comores indépendantes. Des rues barricadées, lesquelles des pierres et des troncs d’arbres jonchaient les grandes artères des quelques 70 km de route bitumée.
Depuis le début de la semaine, Mohéli est secouée par un mouvement populaire de protestation contre l'allongement prévisible de la présence de Sambi à la tête du pays.
Le gouvernement et l’intersyndicale des enseignants du public ont, enfin, trouvé un terrain d’entente après plus d’un mois d'une grève qui a paralysé tout le secteur éducatif.
Plusieurs centaines d'élèves et étudiants comoriens sont descendus dans les rues de Moroni samedi pour réclamer la réouverture des écoles publiques.