A l’occasion de la célébration, mercredi à Dar-Nadjah, le siège du gouvernorat anjouanais, de la première année depuis qu’il est investi gouverneur de l’île d’Anjouan, Anissi Chamsidine s’est montré préoccupé par la situation de l’île de Mayotte, administrée par la France mais revendiquée par l’Union des Comores.
Mutsamudu - Samedi soir, un énième kwassa, ces pirogues en résine motorisées, rempli à ras bord d’hommes, de femmes et d’enfants anjouanais voulant se rendre clandestinement à Mayotte, a chaviré au large de la côte mahoraise. Sur plus de quarante passagers à bord, l’on dénombre provisoirement cinq cadavres dont un bébé et trois enfants, et dix-neuf adultes repêchés, la quasi-totalité affichant un état de santé très dégradé.
Samedi soir, une embarcation s’est renversée dans le sud de Mayotte. Elle arrivait d’Anjouan, chargée de 43 personnes, dont 4 enfants. Un drame de plus, avant d’autres à venir…
On avait eu le poisson d’avril-départementalisation, cette année ce sont les indignés qui en proposent un, sans effet de surprise : la fermeture du Centre de rétention administratif ! La raison : la récente condamnation par le tribunal administratif de la rétention d’un père et de ses deux enfants mineurs.
Le contrôleur général des lieux de privation de liberté présentait hier, mardi 5 mars, devant le Sénat, son rapport annuel sur le prisons françaises. Le centre de rétention de Mayotte y est une nouvelle fois encore mis en cause.
Le greffier Claude Grumelart signe là ses derniers délibérés et celui-ci n’est pas anodin : le placement au Centre de rétention administratif d’un homme, de sa fille et son fils, tous deux mineurs vient d’être suspendu pour mépris des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Jugement qui pourraient rendre toutes les futures rétentions au CRA illégales...
Un kwassa a encore chaviré dans nos eaux mahoraises, faisant au moins 5 morts…
Les traversées quotidiennes en kwassa-kwassa (barque Yamaha) pour rallier clandestinement Mayotte depuis les autres îles des Comores se sont de nouveau terminées par un drame lundi : un kwassa a chaviré alors que les conditions météorologiques sont mauvaises.
« Nous faisons aujourd’hui le procès de l’immigration clandestine et pensons y mettre fin aujourd’hui ?! » s’exclamait maître Nadjim Ahamada… et on pourrait rajouter : une fois de plus !! Il faut dire que le tribunal correctionnel jugeait pendant ces deux jours ce qui pourrait passer pour LA prise du siècle en matière de trafic de kwassa (*). Cela pouvait assez vite prendre la couleur de peines « pour l’exemple ».
Pendant que Mayotte est en proie à des troubles comme elle n'en a jamais connu, les expulsions de personnes en situation irrégulière se poursuivent. La préfecture vient d'être condamnée à la suite d'un référé-liberté concernant un Comorien reconduit illégalement à Anjouan, selon un communiqué de la Cimade.
Le titre de « verrue de la république » décerné au CRA (centre de rétention administrative) de Mayotte par le syndicat de policiers Unité-SGP-Police, a fait réagir la préfecture de Mayotte.
De la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) en 2008, à la Cour nationale des comptes en février de cette année, on ne compte plus les instances de l'Etat qui ont eu le privilège de visiter le Centre de rétention administrative et les qualificatifs utilisés pour le définir. Aujourd'hui, c'est le syndicat Unité-SGP-Police qui lui décerne le titre de « verrue de la République ».
Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété vendredi des propos du ministre australien de l'immigration, Chris Bowen, qui a déclaré vouloir poursuivre le projet de renvoi vers la Malaisie de migrants mineurs non accompagnés arrivés par la mer et cherchant l'asile.
Au moins 10 personnes ont perdu la vie lors d'une nouvelle tragédie liée à la traite d'êtres humains à bord d'un bateau de passeurs dans le golfe d'Aden. L'embarcation venait d'effectuer une traversée de deux jours depuis la Somalie vers le Yémen, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Ahmed Faïdine, commerçant anjouanais, a été arrêté lors d'une escale à Mayotte. Il serait impliqué dans l'organisation d'une filière d'immigration clandestine depuis Anjouan.
Le procureur Faisandier a donné hier jeudi 28 avril les premiers éléments de l’enquête sur le mort de Doujani. La victime est bien morte de blessures liées à une chute, mais la responsabilité directe des policiers semble pour l’heure écartée.
Une personne d'une quarantaine d'années a trouvé la mort, ce matin, suite à une course poursuite avec des agents de la police nationale.
« Je ne suis pas à Mayotte depuis longtemps, mais il est rare de voir un passeur de kwassa européen ! » s’exclamait Jean-Pierre Rieux, le président de l’audience de correctionnelle du jour. Alors que dans une deuxième affaire où un naufrage avait entrainé la mort, l’échec de la politique de lutte contre l’immigration clandestine était pointée du doigt.
Le Comité Maoré, une organisation qui lutte pour la réintégration de Mayotte dans l'ensemble comorien, a fustigé l’attitude du gouvernement comorien en signant cet accord avec la France. Dans sa colère, il qualifie ce document de « chiffon ».
Chadhuili Moussa, Bacar Ahmed et Yssoufi Saïndou faisaient partie des deux cents ''clandestins'' comoriens reconduits jeudi à Anjouan à bord du Princesse Caroline. Ils ont cependant pu faire valoir leurs droits auprès de la Direction Générale de la Police et de la Sûreté du Territoire, qui contrôle l’immigration, au point d’obtenir leur réembarquement immédiat pour un retour vers Mayotte.