L’Union des coopératives des transports urbains (UCTU) va entamer un arrêt de travail de 24 heures lundi prochain et aucun bus du transport en commun ne sera fonctionnel à Antananarivo, la capitale malgache.
Samedi, les partisans de la mouvance Ravalomanana avaient organisé une manifestation « sans autorisation officielle », d'après le gouvernement, faisant trois blessés légers. Trois autres manifestants ont été interpellés
Les transporteurs malgaches se sont mis en grève lundi matin pour protester contre une décision du gouvernement d'interdire la circulation des camions de plus de 10 tonnes entre 6 heures et 20 heures dans les centres urbains. Mardi soir, la grève était suspendue.
Dix personnes parmi les 17 arrêtées samedi dernier au cours d’échauffourées entre les Forces de l’ordre et les manifestants durant le rassemblement organisé par les opposants au régime de la transition ont été déférées au parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo, ce lundi, et placées sous mandat de dépôt à la prison centrale d’Antanimora.
Les forces de l'ordre sont intervenues plusieurs fois samedi dans les rues d'Antananarivo pour disperser des petits groupes d'opposants au régime d'Andry Rajoelina, et une sénatrice de l'opposition a été arrêtée.
Les forces de l'ordre malgaches ont eu recours à des tirs de sommation pour disperser jeudi midi une marche de plusieurs centaines de partisans du président évincé Marc Ravalomanana, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les autorisations de manifester dans les lieux publics à Madagascar ont été suspendues par un arrêté pris mardi lors d'un conseil des ministres de la Haute Autorité de transition (HAT), a-t-on appris de source officielle.
Un partisan du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana a été tué lundi et au moins 13 autres blessés, dont cinq grièvement, à l'issue d'une manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre à Antananarivo, a constaté un journaliste de l'AFP.
Plusieurs milliers de manifestants ont à nouveau protesté jeudi à Antananarivo contre l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina et réclamé le retour à la présidence de Marc Ravalomanana.
Le directoire militaire a transféré le pouvoir au chef de l'opposition Andry Rajoelina en tant que président des autorités de transition, ont rapporté des agences de presse.
La Haute cour constitutionnelle (HCC) de Madagascar a validé mercredi la prise du pouvoir par Andry Rajoelina, suite à la démission, mardi, du président Marc Ravalomanana.
Le chef de l’Etat malgache, Marc Ravalomanana, a démissionné mardi et transféré ses pouvoirs à « un directoire militaire », rapporte APA..
L'opposant malgache Andry Rajoelina a déclaré samedi soir qu'il "commande" désormais l'armée "dans tout Madagascar", dans une interview à l'AFP à sa résidence dans la capitale Antananarivo.
Le président malgache a affirmé dimanche qu'il ne démissionnerait "jamais", évoquant en revanche un éventuel référendum pour sortir de la crise au lendemain de l'ultimatum lancé par son adversaire Andry Rajoelina, qui a paradé dans la capitale sous protection militaire.
Alors qu'on attendait beaucoup de cette semaine pour voir une sortie de crise s'engager, les choses n'ont fait que s'envenimer avec l'entrée en scène de l'armée, jusqu'à présent restée sur sa réserve. D'annonce en contre-annonce, la situation devient de plus en plus confuse, sans que l'on voit un embryon de solution s'amorcer. Résumé des événements de la semaine écoulée.
La situation dans la capitale malgache, Antananarivo, a mal tourné mardi avec un regain de violences et les remous des forces armées, qui détonnent avec l'appel à la trêve proposée avant les assises nationales de trois jours qui auront lieu à partir de jeudi prochain.
L'envoyé spécial de l'ONU à Madagascar, Tiébilé Dramé, a affirmé lundi que le chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina, qui a engagé un bras de fer avec le président Marc Ravalomanana depuis décembre dernier, a été placé sous la protection onusienne dans une résidence diplomatique.
Des soldats d'un camp militaire au district de Soanierana, à six km d'Antananaviro, ont affirmé dimanche qu'ils n'obéiraient plus aux ordres de l'armée de réprimer la manifestation antigouvernementale.
L'opposant malgache Andry Rajoelina, menacé d'arrestation, a déclaré samedi à l'AFP qu'il était désormais caché en lieu sûr, et a appelé à un élargissement du dialogue pour sortir l'île de la crise.
Trois jours après le coup de semonce de l'Etat, le calme n'est toujours pas de retour vendredi dans la capitale malgache, Antananarivo, dont l'anarchie et l'insécurité continuent à s'emparer.