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Depuis trois semaines, le débat public relatif au projet de construction d’une piste longue est engagé. Le moment me paraît venu de préciser la position et les inquiétudes des Naturalistes.



J’habite à Trévani sur la commune de Koungou. Ce soir, « ma mission si je l’accepte est de jeter la poubelle ! » (malheureusement celle-ci ne s’auto-détruira pas dans les cinq secondes !) .

Thani Mohamed (photo A.L./Malango)
Au moment où la refonte de la carte judiciaire achoppe sous les funestes auspices des contraintes budgétaires, les juridictions de Mayotte s’engluent dans une atomisation progressive qui illustre l’invraisemblable précarité dans laquelle elles sont enferrées depuis trente ans.

Le 9 novembre 1989 restera à jamais pour l’Europe une date historique. Le mur de la honte qui séparait l’Allemagne de l’Ouest (RFA) et l’Allemagne de l’Est (RDA) est tombé il y a de cela 20 ans.

Nyambadao est un petit village de pêcheurs situé sur la route de Bandrélé, après la plage de Sakouli où vient de s’ouvrir un hôtel cinq étoiles qui n’en mérite que deux et demi.

Difficile d’imaginer comment on a pu exporter nos tares, notre bêtise, notre « speed » sur cette île mahoraise où tout prête à la méditation sur la vie et le bonheur, et parfois le malheur de vivre.

Aujourd’hui avec Eric Fougère nous nous intéressons aux projections imaginaires sur l’île « de l’île paradis (ou Eden) à l’île Bagne » dans la littérature occidentale du 18ème au 19ème siècle.

Cette conférence s’inscrit dans la suite logique de la première conférence que j’ai faite il y a maintenant deux ans et dans le sillage également des conférences de Bertrand Hell et de Céline Roussin, sur le rôle anthropologique du monde du surnaturel et sur les relations entre la biomédecine occidentale et le système thérapeutique mahorais. Avec le docteur Airault nous avons ressenti la nécessité de renouveler l’expérience pour différentes raisons.

avec Bertrand HELL Anthropologue Auteur du livre « Possession et Chamanisme » - Bienvenu au village n°6 ! - Je ne suis pas un numéro ! Je suis un homme libre !

Les Mahorais – sportifs et musiciens – bloqués à Moroni pour une histoire de visa ont retrouvé leur foyer mardi 21 octobre. Présentée comme un coup fourré d'Ahmed Abdallah Sambi par certains médias mahorais, l'affaire aurait pourtant dû rester anodine. Explications.

Rien de neuf sous le soleil de Mayotte. Les médias usent encore et toujours des mêmes arguments quand il s’agit de pointer du doigt « l’ennemi ». S’il est souvent Comorien, il arrive régulièrement qu’il devienne plus précisément - et par on se sait quel mécanisme - Grand-Comorien. C’est ce qu’a décidé Samuel Boscher dans l’édition n°240 du Mahorais (24 février 2008), dont il est le directeur de la publication.

Depuis plus de quinze ans, Marcel Séjour témoigne de la réalité mahoraise au travers de ses toiles.
La pertinence autant que l'impertinence de ses propos sur son blog nous ont fait demander à Marcel Séjour de nous dire ce qu'il pense du projet de départementalisation de Mayotte. Lui même s'interroge sur la « légitimité » qu'il a à « parler au nom de Mayotte ». Arrivé à la soixantaine, Marcel Séjour est à Mayotte depuis 1993. C'est à dire qu'il aura passé plus d'années à Mayotte que certains mahorais expatriés à la Réunion ou en métropole qui s'exprimeront dimanche prochain par procuration. De plus, il a fait le choix de Mayotte en venant construire sa vie ici. Cela nous semble suffisant, en plus du fait qu'il est... français comme tous les électeurs qui vivent à Mayotte et voteront le 29 mars. Ce n'est pas un politique, ce n'est pas un décideur, mais un citoyen « lambda » qui s'interroge sur ce statut et les répercussions auxquelles il peut s'attendre dans sa vie quotidienne, mais aussi dans celle de ses voisins, de ses amis qui n'ont pas la même couleur mais qui partagent le même destin, les mêmes inquiétudes.

J’avais cru que nos malheurs résultaient uniquement d’un système administratif colonial (qui fait en toute impunité des Mahorais, des Français de seconde zone) et des représentants de l’Etat (qui se retrouvent à Mayotte avec des pouvoirs ou des opportunités qu’ils n’auront jamais sous d’autres cieux et qui prennent un malin plaisir à y faire la pluie et le beau temps).

L’article que nous vous proposons ci-dessous a été publié en mai 2008 dans le mensuel Kashkazi (www.kashkazi.com), à la suite du décès d’Aimé Césaire. Près d’un an après, cette analyse consacrée à la difficulté, pour les ultramarins, d’accéder à la pleine égalité, permet de comprendre (en partie) ce qui se joue non seulement aux Antilles depuis le début de la crise, mais aussi à Mayotte dans la perspective de la consultation du 29 mars prochain.

Le syndicaliste Rivomalala Rakotondravelo dénonce dans le texte qui suit les non-dits de la campagne sur la consultation du 29 mars. Une prise de position nouvelle et originale qui n'a pas plu à tout le monde : certains esprits mal intentionnés ont utilisé son texte accompagné de sa signature mais ont cru bon de changer le titre afin de le délégitimer en lui faisant dire ce qu'il ne dit pas - à savoir qu'il appelle à voter "non". Voici l'article tel qu'écrit et diffusé par Rivomalala Rakotondravelo, dans son intégralité.

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